Pendant qu'en France on s'interdit de s'intéresser aux gaz de schistes dont pourtant notre économie aurait bien besoin, les choses avancent,... ailleurs pour en améliorer les inconvénients écologiques. Ainsi Shell et Chevron et d'autres compagnies viennent de signer un accord avec diverses associations gouvernementales pour définir de nouvelles normes de "fracking", l'appellation nouvelle de la technique de fracturation hydraulique,qui soient moins attentatoires au milieu naturel.

Les dites sociétés et associations se sont mis d'accord pour créer et financer un organisme installé à Pittsburgh, baptisé le "Center for Sustainable Shale developement", CSSD, dont la vocation  est d'améliorer les techniques d'exploration et d'extraction des gaz et huiles de Schistes. Celles çi sont supposées être responsables d'atteintes aux milieux naturels par l'émission de méthane dans l'air d'un coté et par l'injection à grande profondeur de forts volumes d'eau et de sable mélangés à des produits chimiques divers. Le CSSD doit essayer de remplacer les émissiosn de méthane par du "flaring", en français la mise à la torche et la combustion de ce méthane. Quant aux eaux souterraines, il doit développer et mettre en place des processus de surveillance de la qualité de ces eaux, des méthodes de creusement de puits, des méthodes de recyclage des eaux usées, définir les produits chimiques les moins agressifs à utiliser et définir des méthodes de surveillance de l'activité sismique.

Les associations d'écologistes qui ont signé l'accord ont admis en échange que la ressource des gaz de schistes sera bien exploitée. Heinz Endowments, l'une  d'entre elle a ainsi admis que "Nous pensons que ces ressources peuvent être exploitées sans causer de dommage à l'environnement" . Une attitude tout à fait différente de celles de nos associations écologiques qui ne se bornent pas seulement à interdire l'utilisation du fracking mais  à interdire même  la recherche sur l'amélioration de cette technique jsuqu'à la rendre inoffensive.

Savez vous ce qui va arriver? Le CSSD va développer les méthodes, les brèvêter et il ne nous restera plus en fin de compte qu'à en payer les droits d'utilisation quand nous nous déciderons à exploiter nos propres gisements de gaz de schistes. Alors que nous disposons d'un Institut Français du pétrole, financé par une taxe prelevée sur chaque litre de carburant vendu dont c'est le rôle officiel de développer ces techniques...

Etonnant ce négativisme, non?