• La capture et le stockage du CO2, en anglais CCS,Carbon Capture and Storage, reste un problème technique difficile à résoudre et dont la résolution est loin de progresser. La France en parle un peu dans le cadre de ses pulsions écologiques mais,hélas, ne fait pas grand chose de manière concrete pour s'intéresser à cette manière d'éliminer le CO2. La Grande Bretagne, elle, vient d'annoncer la présélection de deux projets de stockage de ce type dans le cadre d'un programme à 1 milliard de livres (1,16 milliards d'euros).L 'un est à Peterhead en Ecosse et sera porté par Shell et SSE(Southern and Scottish Energy). Il vise à capturer le CO2 produit par une turbine à gaz à cycle combiné de 385MW et à le réinjecter dans le gisement de Goldeneye en utilisant les infrastructures existantes.
    L'autre est à White Rose en Angleterre, dans le nord du Yorkshire et impliquera Drax Power, la société d'exploitation de la centrale électrique de Drax, Alstom, et BOC, la filiale anglaise de l'Air liquide allemand, Linde, dans le cadre d'un consortium commun, Carbon Power Ltd. Le consortium doit construire sur un terrain adjacent à celui de la centrale de Drax, une centrale de 426MW au charbon avec un système de récupération et stockage du CO2 produit.C'est National Grid qui gère le réseau de gazoducs anglais qui s'occupera du transfert et du stockage du CO2.
    Le but final de ces programmes pour la Grande Bretagne est de développer la technologie du CCS pour la proposer et la vendre au monde entier quand elle sera maîtrisée 
    Une décision finale d'investissement est prévue début 2015 après approfondissement des projets avec chaque consortium.Des fonds européens seront utilisés pour ces programmes.

  • Depuis la crise économique et financière, qui date de 2008, les gouvernements des pays développés se sont posés la question du controle des produits financiers qui s'étaient énormément développés et complexifiés avant cette crise et dont le manque de maîtrise a été considéré comme ayant été une des causes de la crise financière. Notre ex Président avait pris une position très volontariste au sein du G20 sur ce problème de régulation de ces produits sans toutefois réussir à mettre tout le monde d'accord  sur un processus de controle acceptable par tous les pays.La différence entre pays de philosophie libérales comme le Grande Bretagne et les Etats Unis et ceux à philosophie de régulation comme en particulier la France n'a sans doute pas permis de trouver le bon "réglage" d'un compromis régulatoire.
    Il y a eu néanmoins des avancées importantes mises en place avec la loi Dodd-Frank aux Etats Unis et les propositions de régulation du fonctionnement des banques britanniques émises par la Commission Vickers qui devraient être reprises dans une loi d'içi 2015. Signalons également les obligations dite Bale III de couverture des risques pris par les banques dans leurs activités diverses.Quant à la France, malgré les annonces guerrières de notre nouveau Président, la montagne semble avoir accouchée d'une souris avec la dernière loi de régulation bancaire.
    Et l'Union Européenne, me direz vous? C'est de là qu'est venu, me semble-t-il ,la bonne surprise avec la proposition Emir , sur laquelle le Commissaire français Michel Barnier a beaucoup travaillé. 
    Emir veut dire European Market Infrastructure régulation et est un ensemble de textes euroépens qui encadrent les produits dérivés et leur négociation de gré à gré. Un marché évalué à 630 000 milliards de dollars dans le monde.Cet ensemble de textes s'appliqueraient à tous les acteurs des marchés financiers, banques, assurances, société de gestion, intermédiaires financiers et forceraient ces acteurs à déclarer aux autorités de tutelles leurs opérations sur ces produits financiers.
    Espérons que ces nouvelles règles empècheront la survenance d'une nouvelle crise systémique à l'avenir, quand nous serons sortis de celle là...

  • ScEmploiSeniorAllemagne

    L'Allemagneest un pays dont la natalité est faible,bien inférieure à celle de la France, qui a une économie qui marche bien et qui a donc des besoins en personnel a combler. Du fait de cette économie florissante, elle n'a pas besoin, par contre, de "degraisser " ses effectifs régulièrement qui est la méthode utilisée par tous les emploiyeurs en difficulté. Une méthode des gestion des effectifs comme "variable d'ajustement" que les syndicats dénoncent régulièrement mais sans jamais proposer d'autre solution pour résoudre l'ajustement des dépenses et des recettes aux réalités des marchés.
    De ce fait, elle peut se permettre de conserver ses séniors beaucoup plus longtemps dans une activité productrice que nous ce qui a pour avantage de limiter le recours à l'immigration et de pouvoir conserver à l'interieur de l'entreprise, des savoir faire précieux qui se traduit par une grande stabilité de la qualité des produits fabriqués. La qualité allemande, qui est reconnue partout dans le monde, a quelque chose à voir avec le maintien des séniors dans les entreprises..
    Elle a également pris la décision, pour résoudre le problème de l'équiilibre des caisses de retraites de repousser à 67 ans l'age de la retraite. Le résultat de toutes ces mesures, c'est la courbe çi dessus qui donne le nombre de séniors dans l'emploi dans ce pays et son évolution depuis 10 ans.Il y a actuellement 1,5 millions de séniors à occuper un emploi en Allemagne et leur nombre a encore augmenté de 12,3pct depuis un an! Il a même doublé depuis 2002.
    Dernier commentaire, l'industrie allemande tourne à plein régime et exporte à tout va car elle a su bien avant nous réaliser que le bon fonctionnement des entreprises passe par le soin jaloux à porter à leur compétitivité et qu'elle a su prendre les mesures pour la conserver.
    Compétitivité, une notion inconnue en France et sur laquelle on n'a pas encore commencé à se pencher...Désolant.