• Vous savez si vous lisez ce blog régulièrement que je ne suis pas un enthousiaste des PPP, Partenariats Public - Privés, qui ne sont pour moi qu'un détournement des systèmes d'autorisations de financement qui permet aux collectivités locales et à l'Etat lui même de dépenser plus qu'approuvé par les autorités en transformant des investissements en loyers.
    Savez vous qu'en l'espace de 6 ans de 2004 à 2012, nos hommes politiques ont réussi à créer et émettre en régime moyen une cinquantaire de PPP par an sans approbation budgétaire formelle.Le processus va se traduire par le respect des engagements bdugétaires d'aujourd'hui au détriment des dépenses de demain. Les projets qui ont été financés de cette manière seront en effet payés par le partenaire privée du PPP, en général une société du BTP, et les fonds ainsi obtenus et utilisés pour ces projets par les collectivités locales ou l'Etat, se transformeront en loyers au long cours que paieront aux dites sociétés les collectivités ou l'Etat et qui viendront grossir leurs budgets de fonctionnement.CQFD
    La France est  la championne d'Europe de ces montages qui confient à un groupement privé le financement, la construction et l'exploitation d'équipements publics, hopitaux, stades, batiments universitaires ou prisons, batiments culturels. Elle est devenue la championne du détournement de projets publics 
    77 pct de ces contrat PP ont été signés par les collectivités locales et 23 pct par l'Etat.61 pct d'entre eux sont des petits projets de moins de 30 millions d'euros,29 pct sont compris entre 30 et 150 millions et 10pct d'entre eux sont des gros projets qui dépassent les 150 millions d'euros.

  • La vente à perte est en principe interdite dans ce pays sauf qu'il est parfois difficile de prouver qu'il s'agit bien d'une vente à perte dans les montages  financiers compliqués qui les dissimulent.
    Je serais ainsi très interéssé à savoir comment la SNCF arrive à justifier les prix de conquète qu'elle annonce pour son projet low cost Ouigo. A 10 euros le Paris-Lyon, comment peut on payer le personnel, les retraites du personnel parti, l'électricité, l'amortissement des matériels,- nouveaux- ,que l'on met en service et leur entretien et les redevances pour les voies ferrées que l'on utilise.
    A moins que dans l'affaire,Monsieur Pepy ne se contente de transférer le déficit de l'opération sur RFF, la filiale de l'Etat qui a été spécialement crée pour y cantonner les 30 milliards de déficit que la SNCF avait accumulés et qui y sont d'ailleurs toujours alors que le contribuable, tous les ans, verse son obole pour en payer le déficit de fonctionnement! Il est vrai que c'est l'Etat qui fixe la redevance pour l'utlisation des voies ferrées.A -t -il inventé une redevance low cost pour ces trains là ou bien la dite redevance reste elle fixe quel que soit le nombre de trains qui circulent sur les voies, ce qui revient à la rendre gracieuse pour tous les trains supplementaires mis en service.
    Seule consolation éventuelle, selon les plans du gouvernement, RFF doit être un jour réintégrée dans la SNCF, si la Commission européenne donne finalement son accord à ce projet. Le jour où cette réintégration sera finalement décidée, surveillez de près dans quelles conditions elle sera faite et si par hasard, elle ne sera pas accompagnée par un désendettement préalable, - aux frais du contribuable bien entendu-, de RFF?
    Finalement la SNCF et son Ouigo low cost ne serait il pas qu'un autre système de redistribution sociale?
  • Autre exemple de redistribution sociale cachée,le "tarif agent" des employés d'EDF, connu depuis longtemps et jamais corrigé, coute tous les ans, d'après la Cour des Comptes 220 millions d'euros au consommateur ( sur lej tarif) et au contribuable (via les dividendes versé à l'Etat) qui n'a aucun moyen de s'y opposer. Un avantage sans limite, acquis au sortir de la guerre au moment où le PC et son bras armé la CGT tenait le haut du pavé et représentait un danger réel pour une république en  difficile renaissance à l'époque. 70 ans plus tard, elle est toujours là, personne n'envisage sérieusement de la supprimer voire de la limiter, au moins à la résidence principale, tellement la CGT demeure un état dans l'état. Quand Monsieur Taylor s'en prend à la CGT de Goodyear, il ne sait pas ce qu'est celle d'EDF, ni d'Air France, sinon que ne dirait il pas !
    En plus de ce tarif d'agent sans limite, la Cour des Comptes épingle également les augmentations de salaires attribués tous les ans à l'ensemble du personnel à 3 pct de hausse minimum tous les ans de 2005 à 2010 alors que dans le privé on pratique la "décélération compétitive" durant le même temps. La faute à l'absence de concurrence dirait la Commission Européenne qui essaye bien de pousser le gouvernement français à en introduire une, mais comme c'est encore EDF qui controle, ERDF, qui gère le réseau français de distribution, parions que l'électricité concurrente aurait des chances de se perdre.

  • Areva, notre équipementier nucléaire touche à tout, a battu ses records de production d'uranium en 2012 avec 9760 tonnes de produite dont un tiers,3661 tonnes provient de sa coentreprise avec le premier producteur mondial, le kazakh KazAtom Prom qui exploite avec lui les sites de Stomair et Cominak au Niger,2270 Tonnes en provenace de la mine de Mac Arthur-Key Lake au Canada exploité avec Cameco et 251 tonnes en Namibie sur le site pilote de Trekkopje.
    La production mondiale, elle,  a été de 54 610 Tonnes