• Philips, autrefois un très grand groupe industriel et un conglomérat de produits divers, s’est rétréci au fil des ans en abandonnant différents secteurs d’activité dans lesquels il n’avait pas réussi à rester compétitif comme le micro informatique, la télévision ou d’autres encore. Malgré ce recentrage sur son Core Business, le médical et l’éclairage, il reste encore en besoin de recentrage et d’abandon de lignes de produits .
    C’est ainsi qu’il vient d’annoncer se retirer complètement du marché Grand Public en cédant les chaines Hi Fi, les lecteurs de CD/DVD et les équipements multimédias au japonais Funai. Un secteur qui faisait quand même 1,5 milliard d’euros de Chiffre d’Affaire.
    Le résultat global 2012 est un accroissement global du chiffre d’affaire en hausse de 4pct à 24,8 milliards d’euros et un retour aux bénéfices à 231 millions d’euros après une année 2011 calamiteuse. Par contre le dernier trimestre a été désastreux avec une perte de 355 millions d’euros. « Nous devons encore maigrir » a prévenu le directeur général. La conséquence ? Un plan de réduction des coûts de 1,1 milliards d’euros et 7000 suppressions d’emplois d’içi 2017 ….
  • La Poste ne va pas si bien que cela avec des diminutions significatives de courrier traité en 2012. C’est ainsi que ce volume de courrier traité a chuté de 5 à 6 pct après 32,3pct en 2010 et 3pct en 2011. La faute à la réduction de courrier dit « B to C » c'est-à-dire celui des entreprises à leurs clients finaux liée à l’accélération de la dématérialisation des documents et des factures en particulier. Le chiffre d’affaire qui n’a pas bénéficié en 2012, comme en 2011, d’une hausse de tarif du timbre devrait donc être en baisse de 200 millions d’euros. D’où la nécessité de poursuivre la diversification des services déjà engagée avec la collecte du papier à recycler ou les visites aux personnes agèes.
  • Je vous avais signalé le risque encouru par les sociétés européennes grosses consommatrices d'énergie de se trouver en position concurrentielle défavorable face aux importations du fait de l'obligation de rachat de droit d'émission de CO2 imposé par la Commission de Bruxelles depuis le 1er janvier 2013 alors que dans les pays extérieurs à l'Union Européenne, de telles obligations à caractère écologique n'existent pas . L'un des activités pour laquelle ce risque était le plus important était la production de ciment du fait que le processus de production se fait en deux phases, la production de Clinker par cuisson au four à haute température (1450 °C) d'un mélange de75 pct de calcaire et de 25 pct d'argile qui apporte de la silice,de l'alumine et de l'oxyde de fer. suivi d'un broyage très fin et du conditionnement.
    La phase consommatrice d'énergie et émettrice de CO2 est la phase de cuisson pour obtenir le clinker. Elle peut donc être effectuée à plus bas coût en dehors de l'Union Europénne et importée pour subir broyage et conditionnement sur le sol national tout près des utilisateurs.
    C'est exactement le processus choisi par Kercim, un producteur de ciment nouveau implantée en Loire Atlantique qui a décidé de produire son ciment à partir de clinker importé de Turquie. Je vous avais annoncé l'arrivée du premier bateau de clinker turc le 16 janvier dernier.
    L'usine pour broyer et conditionner ce clinker est implanté à Montoir de Bretagne sur le port de Nantes St Nazaire et doit produire 600 000 tonnes/an de ciment à parrtir du printemps avec 45 personnes, deux fois moins qu'une cimenterie classique de même capacité.
    Une seconde est en cours d'étude pour installation à Oudalle à coté du Havre et on peut penser qu'à terme ce processus de fabrication se généralisera au détriment des emplois en France.
    Merci l'écologie