Il ne m'arrive pas très souvent en ce moment d'adresser des satisfécits à notre nouveau Président, François Hollande.J'éprouve aujourd'hui le besoin de le faire pour son action au Mali contre le terrorisme qui depuis des mois occupait le nord du pays et y imposait la charia à ses populations.

Il fallait du courage pour se lancer dans une telle aventure, tout seul et sans soutien actif des forces africaines, ni des autres pays de l'Union Europénne, ni des Nations Unies, à des milliers de kilomètres de ses bases et du jour au lendemain, même si il est apparu rapidement que, pour être aussi bien préparé et réalisée, il fallait qu'elle ait été étudiée depuis déjà quelque temps dans le détail.Surtout en prenant le risque, que les évènements actuels n'ont pas maitrisés de mettre en danger les otages français.

On nous dira que ces terroristes n'étaient peut être pas aussi redoutables que l'on nous avait dit et que l'écart des forces entre une poignée de d'hommes et une armée bien équipée minimisait largement le risque de l'intervention. Ils avaient quand même repoussé, ou au moins fait peur, à l'armée malienne dont le professionalisme est apparu pour le moins douteux. Les populations qui avaient souffert de la présence de ces terroristes et de la charia qu'il leur avait imposé ont exprimé en toute liberté et avec enthousiasme leurs remerciements à notre Président, notre armée et notre pays. Il y a bien longtemps que l'on n'avait pas entendu sur le continent africain remercier la France et crier Vive la France. Il fallait le faire, François Hollande l'a fait et réussi, tout au moins pour l'instant et j'en profite pour lui adresser un de mes Grands Bravos.

J'en profite pour en faire de même à l'attention de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, pour en avoir fait de même, dans des conditions moins faciles en Lybie où son action, conjuguée à celle d'autres pays mais largement initiée grace à son leadership, a permis de chasser un tyran odieux, au terme d'une bataille longue et difficile.Je ne l'avais pas fait à l'époque, peut être parce que la durée de l'opération ne m'avait pas fait apparaitre aussi clairement son importance, les risques pris, la qualité de la réalisation et le courage nécessaire à une telle prise de décision.Je dirais que dans des circonstances très différentes, ils ont su l'un et l'autre, prendre en temps voulu les décisions difficiles qui s'imposaient. Bravo à tous les deux  

Dans ces deux cas c'est grace à la qualité et à la culture décisionnelle de nos dirigeants, contrairement, semble t il, à celle d'autres dirigeants européens, que le monde libre a réussi à se défendre contre le cancer que constitue le terrorisme.

Un Grand Bravo, enfin, à l'Armée Française pour ses interventions efficaces et réussies sur la scène africaine.

Il reste néanmoins à retrouver nos otages et à les libérer....