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Areva est bien sur particulièrement satisfait de l'autorisation reçue des autorités de régulation britanniques pour l'EPR qui va lui ouvrir le marché de la Grande Bretagne. C'est une base solide et indispensable pour développer, dans un des rares pays européens encore attiré par le nucléaire, la filière nucléaire que souhaite Areva et EDF et qui justifie les 15 milliards investis dans le rachat de British Energy.

Quasiment en même temps, c'est EDF qui annoncait la hausse du coût d'installation global de l'EPR de Flamanville  de 2 milliards de plus à 8,5 Milliards d'euros,soit le triple du devis initial  ce qui laisse réveur sur la légèreté avec laquelle on s'engage dans de tels travaux. Passons, même si depuis le début des travaux de Flamanville et de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande qui est dans le même cas, les exigences sécuritaires n'ont pas cessé d'alourdir la facture.

Reste que, à ce coût d'installation,il n'est plus aussi évident qu'au début que le Kwheure qui sera produit par l'EPR sera compétitif avec ceux des centrales classiques au gaz ou au charbon et avec les énergies renouvelables,comme l'éolien  ou le photovoltaïque.Il faut donc qu'Areva fasse de la contrepublicité pour convaincre les acheteurs potentiels restants de nucléaire d'investir dans un tel réacteur.L'argument de base c'est que l'EPR était le premier d'une serie,et que cette effet "tête de série" coute environ  40pct de plus à Flamanville et Olkiluoto qu'aux futurs EPR.Les premiers "retours d'expérience' c'est à dire les leçons apprises à Flamanville et Olkiluoto, montrent que le coût de l'ilôt nucléaire devrait être inférieur de 15 pct et que la durée de construction devrait être limité à 4 ans et demi Restent les avantages prévus lors de la conception c'est à dire une durée de vie de 60 ans une moindre consommation de combustible (- 15pct) et une disponibilité plus forte que les réacteurs actuels à 90 pct du temps.

Areva prévoit donc les couts du KwHeure ci contre pour un réacteur "tête de série" comme celui de Flamanville ou d'Olkiluoto.Pour un réacteur de série incluant les retours d'expérience des constructions, Areva pense pouvoir descendre à un prix du MWheure de l'ordre de 65 à 75 euros.C'est d'ailleurs la base de prix de production sur laquelle Areva discute avec les pays intéressés au nucléaire et leurs sociétés de production d'électrcicité

Pas si miraculeux que ça quand même n'est ce pas?