Eh, voila. Après être apparu brutalement dans le monde médiatique au grand dam du pouvoir exécutif, les "pidgeons", ce mouvement de jeunes entrepreneurs apparus sur internet pour s'opposer au matraquage fiscal des entrepreneurs eux mêmes et de leurs actionnaires, s'étaient gentiment retirés de la scène médiatique sur la pointe des pieds, une fois leur coup d'éclat réussi.

C'était méconnaitre le pouvoir de notre pouvoir exécutif, l'habileté manoeuvrière de notre classe politique et son sectarisme extrème. C'était, de leur part, faire preuve de naïveté que de penser qu'en politique il suffisait de taper fort une seule fois pour que nos hommes politiques s'inclinent devant les évidences.Ils sont infiniment plus rusés et plus résilients devant l'adversité que nos jeunes blancs becs n'avaient pensés!

Une fois leur coup d'éclat effectués, nos pidgeons de l'année s'étaient retirés de la bataille médiatique de peur d'insupporter le nouveau pouvoir en place et de rsiquer de perdre les quelques promesses minimales que nos roués politiciens leurs avaient faites. Ils abandonnaient en rase campagne ceux qui venaient en général les soutenir après les premiers pas de leurs entreprises, les "business angels" qui allaient être décapités par le système confiscatoire de taxation des plus values qui allaient leur être appliqué également et manquerait, mais un peu plus tard, à nos pidgeons naifs.

Ils avaient oubliés également qu'en démocratie, une parole de ministre ne vaut rien tant qu'elle n'a pas été convertie en une bonne loi en dur!

Et c'est ainsi que le vôte du dispositif de taxation des plus values, au fil des allers retours Assemblée Nationale/Sénat, se transformat en la reprise pure et simple de la loi de départ! "Les amendements à la fois économiquements viables et politiquements corrects, négociés avec l'exécutif, ont été rejetés par le rapporteur de la Commission des Finances et les députés de la majorité". Et de nous affirmer que "Christian Eckert et ses acolytes ont fait preuve d'une lecture politique obtuse et bornée" !

Et c'est ainsi que, par grande naiveté, nos pidgeons se sont finalement faient avoir....