• On assiste en Espagne, dont vous connaissez la situation économique difficile,à des faillites...de sociétés qui exploitent des autoroutes! Il est vrai qu'en Espagne, on trouve assez souvent sur le même trajet et quasiment côte à côte,des routes nationales signalée par un A suivi d'un numéro et une vrai autoroute signalée par AP( pour Autoroute à Péage) suivi du même numéro.L'autoroute offre bien sûr un meilleur dessein et une bien meilleure sécurité, alors que la route nationale, à deux voies, dispose d'entrées sur la route relativement dangereuses.
    Malgré cette différence considérable dans la fluidité du traffic,et la sécurité qu'elles offrent,dans une période de crise comme celle que nous connaissons, les conducteurs privilégient la gratuité sur la sécurité et la rapidité de déplacement. C'est le cas de l'AP 41 qui va de Madrid à Tolède et qui a été déserté au profit de l'A 42 qui la double quasiment.Elle fut la première autoroute à être mise en redressement judiciaire.
    Depuis ce fut aussi le cas de l'AP 36,Ocana- La Roda, de la R3 Madrud-Arganda, de la R5 Madrid- Navalcarnero, ou de l'autorite Cartagène-Vera en Andalousie.La baisse de trafic observée sur ces axes atteint de 17 à 20 pct  et sur l'ensemble du réseau autoroutier espagnol les 30pct(depuis 2007). Cela s'est traduit dans les comptes des sociétés concessionnaires par des pertes variables suivant les destinations mais hélas souvent désastreuses.
    En fait le même phénomène s'est passé pour les autoroutes que pour les aéroports. On en a construites trop et sans évaluer correctement le trafic, souvent surévalué, ou les coûts, souvent sousévalués. C'est ainsi que se forment ce que l'on appelle les bulles, un défaut des démocraties qui ont tendance à les susciter. Nos hommes politiques aiment tellement leurs postes, ou les avantages qui vont avec, que tout leur est bon pour essayer de le conserver...Triste constat. 
  • Au Brésil c'est comme en Irak. La perspective de la manne financière qui va se déverser sur le pays dans les années à venir avec le début de l'exploitation des gisements pétroliers Offshore commence à exciter sérieusement les états. Car ils sont 27 dans cette fédération sans compter les villes qui voudraient bien s'approprier une partie des royalties.Normalement ce sont les états producteurs qui devraient recevoir la plus grosse part du gateau, mais les autres états bien entendu souhaitent une redistribution de la manne d'autant plus que, les gisements étant en mer, au large, le lien avec tel ou tel état continental est moins évident. Le congrés vient de voter une clé de répartition au bénéfice des états internes au Brésil mais au détriment des états côtiers dont celui de Rio qui a pris la tète de la fronde.
    En jeu selon son gouverneur, rien moins que l'organisation des Jeux Olympiques de 2016 et de la coupe du monde de football de 2014." L'Etat n'a plus qu'à mettre la clé sous la porte" n'arrète t il pas de dire. D'autres se plaignent d'une possible remise en cause du financement de la santé et de l'Education. Bref c'est la foire d'empoigne. A Dilma Roussef de trancher en signant le loi ou en y mettant son véto
  • Connaissez vous la moutarde d'Abyssinie? Il s'agit d'une plante oléagineuse,en latin Brassica Carinata, à partir de laquelle on a pu fabriquer un biocarburant qui peut se substituer au kérosène d'origine pétrolière pour l'alimentation des moteurs d'avions.Le kérosène est l'un des produits issus du pétrole qui sera le plus difficile à remplacer du fait des caractéristiques à froid et des propriétés d'absence de corrosivité dont cette application a besoin.Il y avait déjà eu des essais avec des carburants d'origine végétale mais coupé avec du kérosène.Air France avait ainsi réalisé le vol commercial le moins émetteur de CO2 entre Toulouse et Paris avec un Airbus A 321 alimenté avec un tel mélange
    Cette fois c'est alimenté à 100 pct en carburant végétal qu'un jet Falcon 20 a pu volé pendant plus d'une heure pendant qu'un Canadair qui le suivait faisait des mesures d'émissions de CO2 et de polluants divers dans son sillage.Pour le pilote aucun changement de comportement de l'avion et des moteurs. A peine une légère odeur de moutarde au dessus des aéroports de décollage et d'atterrissage,- je plaisante bien sur!
    La moutarde d'Abyssinie avait été cultivée dans les plaines de l'ouest canadien, puis c'est lma sociét Agrisoma Scelnnces qui en a extrait l'huile que la société américaine ARA a traité ensuite pour en faire le carburant aviation final.
    Tout ceci reste à analyser et en particulier sa compatibilité avec les moteurs. A suivre donc