C'est curieux comme nos élus en même temps qu'ils savent fort bien trouver telle ou telle catégorie de français à matraquer fiscalement, savent fort bien s'occuper de l'amélioration de leur sort personnel qui, comme vous savez, est difficile. Pensez donc ils risquent tous les 5 ans de se trouver sans poste, eux qui se pensent indispensable au bon fonctionnement du pays. D'où le phénomène de la multiplication des mandats. Pensez donc quand vous en perdez un, il faut bien qu'il vous en reste trois ou quatre pour survivre.

D'où également cette profusion de Hautes Autorités,Agence de ceci ou de cela, Hauts Conseils, etc, tous ces organismes parapublics dont on commence seulement à entrevoir l'énorme coût pour le budget et dont malheursement on a de la peine à distinguer les réalisations concretes.Serait ce par hasard des réceptacles à copains sans poste? Ou des organismes d'aides à traversée du désert.

Sans poste certes mais pas sans revenus car nos élus ont le grand avantage d'être dans leur très grande majorité des fonctionnaires qui ont l'avantage de pouvoir retrouver leurs poste lorsque leur mandat électif ne se renouvèle pas! Mais au delà du salaire, après voir connu les ors de la république et le restaurant de l'Assemblée Nationale ou du Sénat, on a de la peine à retrouver la cantine du CES ou les conditions de travail de l'administration de la Justice.Je crois comprendre que, dans l'histoire récente de l'Assemblée Nationale, le seul cas de député qui se soit effectivement retrouvé du jour au lendemain sans ressources ait été Dominique Voynet qui effectivement était, avant sa députation, docteur en libéral. Vrai ou faux, à vous d'en juger.

Sans doute néanmoins ces possibilités de reclassement étaient elles insuffisantes, puisque, comme je vous l'avais signalé,un decret avait été promulgué qui permettait le reclassement des députés ou de certains de leur personnel sous certaines conditions dans...la profession d'avocat ! Et ceux sans devoir justifier des diplomes en principe nécessaire pour exercer une telle profession comme si le fait d'avoir été député ou attaché parlementaire voire secrétaire particulier d'un député équivalait à des études de droit! Pourquoi pas à des études de médecine tant que nous y sommes! Existerait il des professions et des savoirs différents des autres que l'on puisse se passer du cursus universitaire nécessaire aux autres français pour accéder à telle ou telle fonction? Et une expérience parlementaire, ou de fils ou fille d'élu attaché parlementaire, ou de secrétaire plus ou moins bidon équivaudrait elle à de longues études universitaires?

On peut se poser la question d'autant plus que ceux qui ont suscité ce décret en sont les bénéficiaires directs. Un cas typique de conflit d'intérêt à signaler à Monsieur Jospin, en charge de la commission sur la définition et la régulation justement de ces conflits d'intérêt.

Seul hoquet dans ce processus nouveau de reclassement des anciens députés, les avocats qui, eux, ont obtenus normalement par de longues études leur diplome et la nomination au titre d'avocat, qui trouvent,qu'outre la concurrence additionnelle qu'elle va générer, un tel système ne peut que déprécier leur diplôme et leur profession!

Une quinzaine de dossier auraient été ainsi déposé devant le Barreau de Paris et sans doute d'autres auprès des barreaux de province. Un recours contre le décret a également été deposé devant le Conseil d'Etat.Le Ministère de la Justice, que la controverse embête, cherche lui à calmer le jeu en mettant sur pieds un jeu de conditions d'accès minimales pour que l'acquisition d'un titre prestigieux ne se fasse pas sans contrôle ni compétences. Mais la profession, à écouter les commentaires de certains de leur membre, à déjà accepté cette nouvelle voie d'accès à la profession...

Consternant...