• Je lis dans la Canard enchainé un article concernant une enquète judiciaire sur un accident qui a fait deux mort dans le complexe pétrochimique de de Carling en Moselle opéré par Total, le 15 juillet 2009. L'enquète avance à pas comptés. La cabinet d'expertise désigné par le procureur, CT, semble s'orienter vers un grand nombre de défaillances du management du complexe. Seulement voilà, plus moyen de retrouver les enregistrements de ce qui s'est passé dans les heures qui ont suivi le violent orage qui a suscité l'accident et sur lequel le cabinet d'expertise s'est appuyé pour expliquer l'explosion et donner sa version de l'accident et des responsabilités. Entre temps le dit cabinet d'expertise, dont je peux personnellement assurer de la compétence, a été dessaisi de sa mission car parait il il coutait trop cher. Il a été remplacé par un autre cabinet qui a déjà rendu sa copie et qui ne fait aucune référence à ces enregistrements puisque,...ils ont disparus, bien sur? Je laisse au Canard enchainé la responsabilité de ses assertions et attend le jugement final et ses attendus.
    Si j'éprouve le besoin d'en parler aujourd'hui, c'est parce que devant certaines enquètes "à gros budget" comme le naufrage du Bugaled Breizh ou la disparition de l'Airbus Rio Paris, j'avais posé la question de savoir s'il existait une politique de contrôle, de modération, ou au contraire d'absence de limites sur les dépenses à engager pour mener une enquète à son terme ou si, comme les deux exemples ci dessus semblerait le montrer, les engagements de dépenses consacrées à une enquète étaient illimités. L'exemple de l'enquète sur l'accident du complexe pétrochimique de Carling semble montrer qu'il y en a bien une, mais qu'elle dépend peut être des intervenants en cause et de l'intérêt des français portés à cette cause. Ce serait bien si notre nouveau Ministre de la Justice nous donnait la clé de cette gouvernance judiciaire. A titre de français moyen nous y sommes intérressés à plusieurs titres. Comme contribuable intéressé à savoir qui paiera in fine l'ardoise des deux enquètes ci dessus, comme possible intéressé à connaitre toutes les raisons de telle ou telle catastrophe du fait d'un lien familial avec ses victimes et comme citoyen interessé à ce que, sur le principe, la justice continue à passer quel que soit le coût de l'enquète et les intervenants de l'affaire.
    Allez, expliquez nous comment tout cela fonctionne, Monsieur le Ministre !

SVotemusulman

  • L'Ifop, l'institut Français d'opinion publique, s'est intéressé au vote des français musulmans lors de la dernière élection présidentielle par rapport à celui de l'ensemble des français.Ces derniers auraient voté à 57 pct pour François Hollande au premier tour et lui ont accordé 86 pct de leurs voix au second tour.Les musulmans représentants 5 pct de la population française, ce score représente 1,5 point du corps électoral soit plus que la différence entre les scores respectifs de nos deux candidats.
    Les combats menés par la gauche (décolonisation,lutte contre le racisme) ou ses opinions sur le droit de vote des étrangers ou surtout sur l'immigration sont les élements qui ont amenés les musulmans progressivement vers la gauche.En 2002 lors de l'élection de Jacques Chirac, ils étaient 17pct à voter Chirac, en 2007, ils n'étaient plus que 8pct et en 2012 plus que 7pct malgré une politique relativement attractive pour cette population avec des mesures comme la création du Conseil Français du Culte musulman ou la nomination de ministres issus de cette diversité.
    Rien n'y a fait visiblement. Reste à voir comment ce vote evoluera avec le parti socialiste au pouvoir et donc confronté aux mêmes problèmes que leurs prédécesseurs pour lesquels il leur faudra inventer leurs propres solutions.Un signe inquiétant d'une radicalisation est l'apparition d'une frange attirée par la vote Mélenchon.
    A suivre donc avec le risque qu'avec l'importance croissante des populations musulmanes, nous n'assistions, chez nos hommes politiques dont la raison de vivre est d'être réélu, à un prosélytisme forcéné à leur égard.Vous pouvez en imaginer le résultat...
  • Perdre un brevet pour l'industrie pharmaceutique d'aujourd'hui, c'est un drame qui se traduit par une chute des ventes face aux producteurs de génériques qui tirent bénéfice de leurs localisations dans des pays à bas coût de main d'oeuvre comme Israel, l'Inde ou d'autres. En voici un exemple avec le brevet de Sanofi qui couvrait la matière active de son anticoagulant vedette, le Plavix.Celui çi vient de tomber dans le domaine public aux Etats Unis le 17 mai dernier. Or il s'agit du médicament qui réalise le plus gros chiffre d'affaire mondial, un blockbuster comme on les appelle dans cette industrie. Durant le deuxième trimestre, son chiffre d'affaire aux Etats Unis a baissé de pas moins de... 60pct à 536 millions d'euros! C'est dire l'impact qu'une telle perte peut avoir même sur une société aussi grosse que Sanofi.C'est dire aussi comme les "génériqueurs" étaient prêt à prendre le relai et leur aggressivité commerciale. Les bénéfices globaux du groupe au nivreau mondial ont ainsi baissé de 17,6 pct à 1,94 milliards d'euros. Il en reste, me direz vous. Certes mais l'hemorragie va se poursuivre avec les pertes du brevet successives dans les autres pays du monde.
    Or l'industrie pharmaceutique a ceci de particulier que ses services de recherches semblent, dans toutes les sociétés, à court de médicaments nouveaux malgré des effectifs très importants.Sanofi par exemple n'a pas sorti de molécule réellement nouvelle depuis 20 ans. Au point qu'elles sont toutes en train de racheter içi ou là des start up qui se sont développés dans les biotechnologies dans lesquelles on trouve, semble t il, de nouvelles thérapeutiques mais plutot efficace sur des maladies rares, donc à petit marché.
    Monsieur Viehbacher, le PDG de Sanofi a déjà annoncé la couleur, il va falloir couper l'effort sur la recherche conventionnelle, sortir du milieu clos de la recherche franco-française et aller vers la diversité d'idées, de cultures scientifiques et...d'implantations. C'est là que le bât blesse car cela veut dire couper l'effort dans certains domaines et dans certains pays au profit d'autres écoles scientifiques et d'autres pays. Un strategie qui bien sur va a contrario des besoins de développement économiques de la France et au donc va heurter les convictions de nos politiques et des YakaFaucon. A suivre avec une certaine anxieté...