Hollande: Le retour du déni de réalité....
Je m'étais félicité que, grace à la Cour des Comptes et à son Président, socialiste, notre pouvoir nouveau ait réussi à reprendre au sérieux la réalité des chiffres et à ne plus faire semblant de l'ignorer.
C'était compter sans l'éclatement de la prochaine bulle sociale sur le radar des autorités, l'annonce de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay et de la réorganisation d'urgence du groupe PSA pour diminuer ses coûts de fonctionnement et lui permettre de sauver ce qui pouvait encore l'être pour l'entreprise dans une Union Européenne en déconfiture progressive.
Car nos responsables politiques, et notre Président en premier, sont repassés illico-presto dans le mode "déni de réalité". Le salaud de patron était de retour immédiatement ainsi que ce menteur de PDG qui n'aurait pas prévenus les autorités de la situation en temps utile ou encore ces actionnaires gros et gras de la famille Peugeot que le socialisme estime avoir été trop bien nourris. En oubliant que, si tous les actionnaires s'étaient ainsi vu attribué l'année dernière 200 millions d'euros de dividendes (chiffres Montebourg), ce n'était jamais que l'équivalent de la perte d'un seul mois de trésorerie dans l'exploitation de PSA et que la chute de la valorisation de la société depuis le début de l'année dépassait largement le montant de ces dividendes.
Nos politiques étaient pourtant bien au courant de la situation précaire de l'industrie automobile et de celle de l'usine d'Aulnay en particulier pour y être passé pendant la campagne et avoir manifesté leur intérêt pour des ouvriers, électeurs à l'époque. On aurait pu penser que l'initiative de créer un Ministre du Redressement productif avait pour ambition de s'attaquer immédiatement aux secteurs en difficulté et à l'automobile. Monsieur Montebourg, en tant qu'avocat n'a peut être pas la bonne sensation de la criticité d'une situation industrielle, lui qui n'en a aucune expérience. Son homologue dans cette profession, notre ex Président Nicolas Sarkozy, avait pourtant lui parfaitement réagi à la crise économique en instituant immédiatement la prime auto pour sauvegarder l'activité automobile et en la soutenant financièrement.
C'est peut être de ce soutien dont PSA a besoin actuellement car à 200 millions de disparition de la trésorerie tous les mois, on n'est pas loin du dépot de bilan. Et puis peut être faudrait il un peu aimer cette industrie qui nous fait vivre, plutôt que de lui faire la chasse à grands coups de ZAPA, de politique d'élimination de la voiture des zones urbaines et de traque de la liberté individuelle de se déplacer. Qu'en pensez vous, nos beaux penseurs à fibre écologique et voitures de services?
Attendons donc les réactions de notre Ministre et du Président en espérant qu'elle sera plus rapide que celle de l'Union Européenne face à la crise économique car sinon PSA sera mort bien avant que Montebourg n'ait trouvé comment les sortir du pétrin. Ce n'est pas en lui rachetant quelques dizaines de véhicules hybrides pour les services de l'Etat que l'on rétablit une telle situation.
Une suggestion. Puisque l'Etat français peut actuellement emprunter sur le marché international à taux négatif pourquoi ne pas emprunter au lieu et place de PSA et assurer leurs fins de mois? Nous y gagnerions même!






PSA souffre, aujourd'hui, de mauvais choix stratégiques aux dires de ces super cracs du Gouvernement dont la principale caractéristique est de n'avoir jamais mis les pieds dans une Entreprise, si ce n'est pour y glaner des voix en période électorale. Or, j'ai cru comprendre qu'une part des maux dont souffre PSA aujourd'hui - sans doute pas la seule - vient de ce que cette entreprise , contrairement à ses concurrents, s'est évertuée à favoriser le "produire français", en France. La différence de compétitivité, liée en partie au coût trop élevé du travail en France a fait le reste ... Ainsi , ce qui aurait dû paraitre vertueux aux yeux de ces "élites omniscientes" que sont ces anciens avocats, profs et autres fonctionnaires abonnés à la politique est devenu une tare chez cette Entreprise dont le patron a été mis dans le collimateur de la hargne gauchiste !
Naturellement, la faute de tout cela incombe également, surtout même, à la Droite et à l'ancien Gouvernement qui "savait" mais, complice de PSA, a laissé faire !
C'est tellement confortable d'incriminer les autres , pourquoi s'en priver ? Cela permet, en plus, de ne pas évoquer les solutions ... que l'on n'a pas ! Mais, attention : cette attitude ne pourra durer éternellement, en tous cas pas cinq ans ...