11 juin 2012

Brèves de Blog

  • Savez vous combien il y aura de chefs d'Etat et de délégués au prochain Sommet de la Terre qui doit se tenir à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin prochain, soit quarante ans après le premier de ces sommets qu s'était tenu à Stockholm en 1972? Pas moins de 100 chefs d'Etats et de 75 000 délégués! Espérons qu'à ce prix( si si c'est vous qui payez d'une manière ou d'une autre!) le sommet aura au moins des résultats. Car malheureusement ses prédécesseurs, à Nairobi en 1982,Rio déjà en 1992 et Johannesbourg en 2002 ont plutot accouché d'une souris. Les attentes sont plutôt faibles car sur le sujet le plus important, la maîtrise du réchauffement climatique,les Etats Unis ne veulent pas entendre parler d'engagements fermes et les pays émergents Chine et Inde en tête considèrent toujours que c'est aux pays développés, ces pelés, ces galeux d'où nous vient tout le mal, qui doivent payer pour tout le monde et les laisser émettre à tout va pour le plus grand bien de leur propre développement économique.
    Notre nouveau président, fort de ses liens avec les Verts, se devra d'y exprimer le message fort à l'intention de la communauté internationale que le monde attend d'un de ses leaders d'opinion
  • Vous vous demandez peut être d'où sort le chiffre de 75 pct de taux d'imposition de la tranche d'imposition nouvelle que prévoit de créer François Hollande pour ceux dont les revenus dépassent le Million d'euros par an? Eh bien, non, ce n'est pas François Hollande qui l'a inventé dans une fulgurance de campagne, mais Roosevelt en 1936 au momentoù  il avait lancé le programme de relance économique baptisé New Deal. Il avait en effet relevé symboliquement le taux marginal d'imposition à 75 pct à cette époque.
    Il y avait dans ce new deal des similitudes et des différences avec le programme de François Hollande. Similitudes dans les résultats probables en ce sens que le new Deal s'est surtout traduit par un matraquage fiscal des classes moyennes américaines,differences en ce sens que Roosevelt qui était hostile à la dépense publique, a commencé son new deal en diminuant les salaires des fonctionnaires de 15pct!
  • Si vous suivez régulièrement ce blog, vous savez qu'une des suggestions que j'ai pu y faire pour réduire le coût de fonctionnement de l'Etat était de supprimer une strate dans le millefeuille de responsabilités qui s'empilent les unes sur les autres au sein de notre administration. Ma strate préférée pour suppression étant le département dont je rappelle que les contours, tels que définis au moment de leur création par Napoléon, correspondait à une distance d'éloignement du chef lieu pour les points les plus extrèmes d'une journée de voyage à cheval. Si nous revisions ces limites à la vitesse de nos voitures modernes, nul doute que nous anrriverions à des limites géographiques semblables à celles des régions d'aujourd'hui.26 départements ou régions nouveaux/elles au lieu de 90, ce nous ferait une économie énorme dans les coûts de fonctionnements de l'administration territoriales.
    La Cour des Comptes s'est intéressée aux couts de fonctionnements du dernier échelon de ce millefeuille, les sous préfectures, qui purusuivent leur petite vie tranquille sans que leur existence soit remise en cause ni leur utilité contestée.Cette administration sous préféctorale emploie 5500 agents et son coût atteint 220 millions d'euros annuels. En plus la Cour des Comptes s'est aperçue que la surface des locaux de ces sous préfectures était pour une large part,- 38pct- , utilisée à titre exclusivement résidentiel, c'est à dire pour y loger le sous préfet.
    J'ai cru comprendre que François Hollande cherchait des effectifs à supprimer pour effectuer à euros constants l'embauche des 60 000 enseignants qui ont fait parti de ses promesses de campagne. Voila une piste intéressante d'économie compensatoire !
  • Vous savez aussi que je suis plus que suspicieux sur les effets du mécanismes dit des partenariats Public/Privé pour la bonne raison que ce partenariat a pour seul effet financier de transformer un investissement que la collectivité locale ne pourrait pas se payer sur son budget d'investissement, en loyer qui viendra grever les budgets de fonctionnement de la dite collectivité pour les décennies à venir!
    Ces partenariats ont en principe mauvaise presse auprès des élus de gauche qui ont bien compris la manoeuvre qu'ils couvrent.Encore récemment Alain Rousset, qui est chargé des questions industrielles dans l'équipe de campagne de François Hollande avait fustigé leur utilisation. Pourtant les élus de gauche qui, comme tout élu, savent que l'on ne peut être réélu que si l'on peut afficher des réalisations concretes au moment de l'élection suivante, sont moins regardant sur l'utilisation du partenariat Public-Privé pour financer leurs infrastructures.
    C'est ainsi que Claude Bartolone qui n'a eu de cesse de fustiger les emprunts structurés à risque de son prédécesseur, n'a pas hésité à engager le Conseil Général de la Seine St Denis dans un PPP à 323 millions d'euros pour construire 12 collèges, 8 équipements sportifs, 5 cuisines et un internat.Même topo pour celui dres Hautes Pyrénées pour un réseau haut débit, pour celui du Tarn et Garonne pour un pont ou celui de l'Allier, pourtant présidé par un communiste, pour le contournement de Vichy. Même la communauté urbaine de Lille l'a adopté pour son nouveau grand stade!
    Il y a néanmoins quelques avantages à ces partenariats. Ils permettent d'aller infiniment plus vite dans la construction des infrastructures. Six collèges en un ans contre deux par les méthodes classiques, nous dit le directeur de cabinet de Claude Bartolone, du fait de la plus grande efficacité du privé et de l'avantage de pouvoir s'abstraire du lourd système des appels d'offres.
    Reste que, outre le retour du choix discrétionnaire de l'intervenant privé, porte ouverte à la tentation de la corruption, les PPP engagent les collectivités pour des années dans l'accroissement régulier de leurs dépenses de remboursement de dette 

Posté par CaDerange à 07:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Brèves de Blog

    Statut

    Il me semble qu'aux États-Unis, l'administration peut licencier des fonctionnaires dont elle n'a plus besoin, mais en France, sûrement pas. Donc, en supposant que le nouveau président décide de supprimer l'administration sous-préfectorale, il lui faudra "redéployer" ses agents, pour la plupart inaptes à l'enseignement, même primaire. Et recruter et former, en plus, les 60.000 enseignants pour éradiquer l'analphabétisme.

    Posté par Sceptique, 11 juin 2012 à 09:55 | | Répondre
Nouveau commentaire