Le CO2 a déjà frappé... il y a 250 millions d'années
On nous a beaucoup parlé de la disparition des dinosaures à l'époque du Crétacé-Tertiaire qui reste un grand mystère et que l'on attribue pour l'instant à l'impact catastrophique d'un astéroïde majeur. Mais il y a eu dans l'histoire de notre planète d'autres chocs écologiques majeurs qui se sont traduits par la disparition d'autres espèces. Pas moins de 5 de ces chocs majeurs d'après les spécialistes dont celui du Permien -Trias, il y a 252 millions d'années, qui s'est traduit par l'extinction de 95 pct des espèces marines et sans doute d"un fort pourcentage des espèces terrestres. Comme quoi, quand nous faisons très attention à la biodiversité et à son maintien, il faut garder en perspective que la nature elle même, sans aucun aide de l'homme, est tout à fait capable de supprimer en un temps très court à l'échelle géologique, des millions d'espèces dont il n'est pas sur, d'ailleurs, que nous, les hommes, aurions souhaité le maintien.
Cette extinction de la quasi totalité des espèces marines a été appelée la Grande Mort et donne lieu à des recherches aux Etats Unis pour en trouver la cause. On a évoqué également un chic d'astéroïde,un éruption volcanique majeure ou encore une remontée des eaux océaniques profondes à teneur faible en oxygène.
Les chercheurs américains de Stanford et de Santa Cruz en Californie se focalisent sur l'étude des cellules des fossiles des animaux qui auraient disparus à cette occasion.Ils ont constatés que les animaux dont le risque de mortalité était le plus important, étaient ceux dont le squelette ou la coquille centrale était en carbonate de calcium et celles qui avaient le moins de moyens de protéger leur chimie interne. En clair c'est le manque d'oxygène dans l'eau, un excès de CO2, le réchauffement des eaux et leur acidification liée à l'excès de CO2 qui seraient les responsables de leur incapacité à fabriquer leur coquille et à poursuivre leur cycle de fonctionnement cellulaire.
Ce sont les coraux qui auraient été les premiers touchés ainsi que les trilobites, des coquillages à coquille en forme de casque,alors que les gastéropodes, coquilles St jacques ou palourdes auraient été bien moins touchées. Ca exclut l'impact de météorites ou la remontée des eaux profondes comme cause de la catastrophe et oriente vers un épanchement de lave brutal comme celui qui s'est produit en Sibérie et a donné lieu au paysage de collines du Nord de la Russie dit "les Pîèges de Sibérie".
Un quantité énorme de CO2 aurait été rejetée dans l'air qui aurait acidifié les océans, aurait réchauffé les eaux et aurait diminué leur concentration en oxygène. Une évolution qui ressemble, en bien plus brutal, à celle que connaissent nos océans du fait de la croissance continue de nos rejêts de CO2.








