Un sujet plus leger, cher lecteur, après nombre de sujets préoccupants ces temps derniers. Vous savez que la frappe des pîèces en Euros a été partagée entre les différents pays membres de la zone euro et leurs services de fabrication de monnaie. Partage qui a du d'ailleurs nous couter les yeux de la tète par rapport aux coût de frappe de leur propre monnaie aux Etats Unis, en Chine ou dans d'autres grand pays.

Pour ce surcout néanmoins, vous avez sans doute eu l'occasion, et le plaisir j'espère, de temps en temps de remarquer telle ou telle pièce d'un pays membre puisque l'une des faces est commune à tous les pays et l'autre est spécifique au pays émetteur.

Un rapport récent de l'INED, institut d'étude démographique, s'est intéressé à la circulation de ces pièces et nous revèle qu'alors que la France en a frappé 20pct,ce sont 34 pct d'euros frappés dans d'autres pays que nous retrouvons en circulation dans notre pays.Ce pourcentage varie néanmoins fortement d'une région à l'autre avec des mélanges intenses en zone frontalière. Il peut atteindre 50 pct de pièces étrangères dans le nord est de la France, dont beaucoup d'allemandes, et sans doute beaucoup moins au fin fond de la corrèze.

Autre curiosité suivant la valeur des pièces, elles ne circulent pas à la même vitesse,les pièces de 1 et 2 euros et le 50 centimes étant en majorité déjà d'origine étrangère alors que, sans surprise, celles de 1 ou 2 centimes ont tendance à rester chez nous.

C'est amusant bien sur. L'intérêt principal d'une telle étude, à mon sens, serait de savoir si nous frappons notre part normale des pièces de la zone euro ou si certains pays se sont appropriés d'une certaine manière ce que l'on peut considérer comme un marché. Les "chercheurs" (sic) de l'Ined ne semble pas s'être intéressé à cet aspect du problème qui aurait peut être été un meilleur justificatif au temps passé sur une telle étude. Car on peut se poser la question du coût d'un tel travail pour confirmer que les frontières existent alors que notre pays est si lourdement endetté. Peut être était ce à la lecture d'un tel rapport d'utilité discutable que notre Président a eu l'idée du "vrai travail"?