Vous savez que certaines zones de la France sont mal desservies en électricicité soit parce qu'elles ne disposent d'aucun ou de peu de sites de production, soit parce que les réseaux les approvisionnant sont insuffisants. C'est le cas de la Bretagne qui ne produit que 10 pct de l'énergie qu'elle consomme et du sud de la France dont le réseau d'approvisionnement est insuffisant et qui a refusé la construction d'un réseau additionnel pour ne pas endommager le site des gorges du Verdon. De ce fait tous les ans en hiver, au moment du pic de demande, le gestionnaire des Réseaux, RTE, doit faire des pieds et des mains à coup d'importations et de conseils de tempérance sur l'utilisation de l'electricité par les populations pour continuer à fournir malgré toutes les difficultés.

Signalons que le risque de pannes électriques est un obstacle majeur dans ces régions pour toute implantation d'usines ou d'industries nouvelles. Iriez vous construire une usine dans une zone où vous risquez la pannne tous les hivers?

Le problème de la Bretagne va néanmoins bientôt être résolu d'içi 2016 par la construction d'une unité combinée à gaz à Landivisiau... si, d'içi là, les écologistes n'arrivent pas à en empécher la construction. C'est grace au Pacte électrique breton signé entre l'Etat et la Région fin 2010 qu'a pu être lancé l'appel d'offre qui a abouti à la sélection de Direct Energie et de Siemens pour la construire. Au moins la région sera-t-elle derrière le projet pour le soutenir comme ce ne fut pas le cas pour un projet précédent de GDF Suez à coté de St Brieuc!001

Une unité combinée c'est une centrale  à deux turbines, l'une, la principale, fonctionne au gaz et fait tourner directement un alternateur qui produit de l'electricité et l'autre, une turbine à vapeur, est actionnée par de la vapeur produite dans un échangeur de chaleur qui récupère les calories encore présente dans les gaz d'échappements de la première turbine qui sortent à des températures de l'ordre de 400 à 600°C.

Le rendement de ce fait est bien meilleur que celui d'une centrale classique et de plus elle est mieux adaptée à venir travailler en secours d'une autre source de production car montant en régime quasi immédiatement. Bien sur elle coute nettement plus cher à construire.

Celle prévue être construite à Landivisiau est de puissance moyenne, tout  au moins par rapport aux mastodontes nucléaires,de 422 MW. Elle est prévue fonctionner en appoint d'hiver ou en semi base et pourrait être utile lorsque   les fermes éoliennes prévues être construite en offshore au large de la Bretagne manqueront de vent.

La curiosité, c'est que ce soit Direct Energie, un petit de l'énergie, et un constructeur Siemens, qui n'a pas vocation naturelle à s'impliquer dans la production d'électricité,qui aient remporter cet appel d'offre face aux mastodontes, EDF ou GDF Suez.

Reste maintenant à aller jusqu'au bout c'est à dire la construction et le mise en production de la centrale car les écologistes n'ont pas désarmé.Car la dite centrale va quand même émettre du CO2 chaque fois qu'elle fonctionnera...

A suivre