La venue de Johnnie Halliday à Gstaad avant la dernière présidentielle, la résidence de nombre de pilotes de F1 ou encore la campagne d'Eric Woerth pour rapatrier de ce pays des fonds indument transférés pour échapper à l'impot en France nous rappellent à intervalle de temps réguliers que notre voisin est accueillant pour ce que l'on appelle des "exilés fiscaux".

Combien sont ils et de quel traitement de faveur bénéficient ils pour s'y réfugier?002

5445 contribuables très exactement qui bénéficient d'un système d'imposition forfaitaire dont la tradition remonte à 1862 dans le canton de Vaud. D'où sans doute la forte proportion de ces exilés dans ce canton si on en juge, comme ci contre, par les recettes qui en proviennent, loin devant le canton de Genève.

Le forfait d'impôt, encore appellé imposition sur la dépense, qui leur est demandé est basé sur un multiple du loyer ou de la valeur locative du logement qu'ils habitent ou pour ceux qui résident à l'Hotel, du prix de leur pension.En échange ils doivent résider au moins 90 jours dans le pays, ce qu'ils ne respectent pas tous comme notre chanteur national.

Visiblement, ils se logent tous convenablement si on en juge par les revenus qu'ils apportent à leur canton. La note est néanmoins à la hausse par ces temps difficiles avec le multiple qui a été voté par le Conseil des Etats passer de 5 fois le loyer à 7 fois ou de 2 fois la pension à 3 fois. L'opinion publique est de moins en moins favorable au maintien de cette imposition à la dépense et certains cantons comme Zurich et Schaffausen l'ont déjà supprimés. Les 554 millions d'euros qu'elle rapporte aux autres  cantons ont été jugés suffisamment contributifs néanmoins pour que le Conseil des Etats recommendent le maintien du système.

Ca fait quand même 100 000 euros d'impots en moyenne par exilé fiscal, ont ils du penser!