Vous savez que le moustique est l'insecte responsable de la transmission de différentes maladies virales, particulièrement en Afrique, dont le paludisme mais aussi la dengue, une maladie orphéline qui se développe de plus en plus.Entre 100 et 200 millions de personnes sont désormais touchées par la dengue dont 2 par la forme extrème, la dengue hémorragique. Sanofi s'est engagé à développer un vaccin contre cette dernière maladie et est déjà en cours d'investissement dans des installations de production à Neuville sur Saône alors que le vaccin n'existe pas encore. Belle confiance dans ses capacités à le développer n'est ce pas? 

003Pour l'instant la seule chose que savent faire les organismes de santé publique, dans la mesure où il en existe de sérieux dans ces régions, consiste à traiter les zones d'eau stagnantes où croissent les larves de moustiques.Il serait plus utile si on le pouvait de detecter les zones où peuvent apparaitre les épidémies. C'est le but que se sont fixés Sanofi Pasteur et le CNES en associant leurs compétences.

La technique a déjà été éprouvée pour le paludisme et pour la fièvre de la vallée du Rift. Elle consiste à surveiller pas satellites les zones humides où les larves de moustiques sont susceptiblesde se développer. Mais ce n'est pas aussi simple qu'il y parait car les photos satellites ne vous montrent pas directement les dites larves. C'est devenue un science en soi appelée télé-épidémiologie. Elle associe un travail sur le terrain pour comprendre les mecanismes climatiques et environnementaux et définir les indicateurs significatifs de l'espèce que l'on peut voir et surveiller sur les photos satellites.Comme les cycles de végétations, l'évolution des points  d'eau ou la densité des populations, l'entretien des jardins etc.

Il a été constaté que la dangérosité dans une zone donnée pouvait varier considérablement en quelques dizaines de mêtres. Or les satellites existent déjà en orbites pour établir la cartographie des zones infestées.L'accord passé entre Sanofi Pasteur et le CNES porte sur l'établissement des cartographies pour les moustiques de type Aedes aegypti et Aedes Albopictus qui sont les principaux vecteurs de la dengue.

Le vaccin qui doit suivre est prévu devenir disponible en 2015.