001L'eau est l'élément indispensable à la vie pour laquelle la question se pose de sa disponibilité actuelle et surtout dans le futur au fur et à mesure que la population humaine augmentera pour atteindre les 9 milliards d'êtres humains en 2050 et les 10 milliards en 2100.

Or nous disposons, sous forme de précipitations sur les terres émergées, d'un stock estimé de 110 000 milliards de M3 d'eau douce tournant tous les ans mais pas forcément également réparti. Suivant les régions, leur climat et leurs populations, ce stock d'eau douce peut être physiquement insuffisant (régions en noir), économiquement insuffisant c'est à dire ne diposant pas d'infrastructures suffisantes pour le distribuer à tous ou au contraire satisfaisant.

Ce stock d'eau tournant une fois déversé sur le terre, disparait à 65 pct par évaporation et transpiration des plantes ( dont seulement 7 pct par les cultures et 58pct dans les forêts et zones humides) et à 35pct par les écoulements divers dans les rivières, nappes phréatiques, et dans le tissu urbain et industriel (dont l'hydroélectricité).

60pct de ces prélèvements sont partagés entre 150 pays soit parce qu'ils se font dans 500 fleuves communs à plusieurs pays ou dans des aquifères transfrontaliers.Par contre, malgré les efforts des Nations Unies qui a établi une convention d'utilisation des ressources hydriques, il n'a pas été possible d'établir des principes admis par tous pour réguler ces prélèvements et éviter les conflits.

La principale source d'utilisation de l'eau est à 95pct dans l'agriculture pluviale ( non irriguée) et l'agriculture irriguée pour la nourriture des hommes. Or l'accroissement des populations d'içi 2050 doit se traduire par un doublement de cette demande. C'est l'irrigation qui, en augmentant la productivité des récoltes permet d'accroitre la production globale de nourriture.L'agriculture pluviale est présente sur 80 pct des terres cultivées soit 1300 millions d'hectares et l'agriculture irrriguée sur les 300 millions d'Hectares restant.Comme il n'est pas possible d'accroitre indéfiniment la ponction de l'eau disponible pour l'irrigation, il faudra développer la culture de plantes améliorées pour mieux résister au stress hydrique.

La solution c'est d'identifier les gènes qui permettent de résister à ce stress et de les introduire dans les semences pour en faire des semences transgéniques, en particulier pour les 3 céréales qui représentent 60 pct de l'alimentation mondiale, blé, riz et maïs.

Reste à s'intéresser à l'alimentation des villes, dans lesquelles on va trouver 70pct des populations en 2050, en eau potable.Les idées pour en accroitre la disponibilité, c'est une utilisation massive en agriculture d'eau recyclée par traitement des eaux usées urbaines ( actuellement seulement 4pct de ces eaux sont utilisées de cette manière) et au delà la désalinisation de l'eau de mer dont les coûts de production deviennent graduellement plus compétitifs.

Une chose est sure, une disponibilité d'eau potable suffisantes pour satisfaire les besoins humains pour 2050, ce n'est pas gagné!