Vous ne savez peut être pas que nos écoles d'ingenieurs,ou celles de001 management, se sont fortement développées depuis quelques années à l'international et qu'en sens inverse les pays émergents, qui ont étudiés les modes d'enseignements de tous les pays du monde avant de faire évoluer le leur, nous envoient désormais très régulièrement des contingents d'étudiants, soigneusement sélectionnés, dans nos meilleures écoles d'ingénieurs ou de management pour y acquérir les savoirs, les modes de penser et les comportement de nos écoles.

La photo ci contre est celle de la première promotion d'étudiants de l'Ecole Centrale de Pekin, une émanation des Ecoles Centrales françaises, - il en existe cinq à Lyon, Lille, Paris, Nantes et Marseille-,qui a distribué son premier diplome lors de la cérémonie de remise des diplomes le 7 janvier prochain, dans un style d'ailleurs très anglo-saxon.

 Pourquoi ce succés de cette forme d'enseignement qui nous est très spécifique?Parce que les chinois,- et d'autres pays émergents -,apprécient l'aspect généraliste de l' enseignement de ces établissements par rapport à la spécialisation des étudiants issu des universités. la sélection à l'entrée et la durété du cursus lui même avec ses deux années de prépa intégrée et ses trois ans de spécialisation dans leur métier à fort contenu pratique et opérationnel. Bref tout ce que ne savent pas faire leurs universités mieux que les notres, d'ailleurs.

La Chine a commencé son développement économique en ayant pour but de devenir l'usine du monde à partir des années 2000. C'est fait désormais et acquis. Il faut maintenant viser plus haut et passer de la phase de l'exécutant à celui de créateur ou de concepteur de produits. Un rôle nouveau qui suppose de l'imagination, de la créativité, de la prise de responsabilité et de décision. Tout ce que le systême universitaire, très scolaire chez eux comme chez nous, ne sait pas enseigner.Et la Chine de mettre en place un programme de formation d'ingénieurs d'élites sur la base du système des écoles françaises renforcée de spécificités chinoises.

Dans la pratique ce sont 150 des professeurs f'rançais des différentes écoles Centrales qui assurent une partie des cours dans ces écoles financées 50/50 avec le gouvernement français.et avec l'aide des grandes entreprises françaises intéressées à récupérer, une fois diplomés, ces ingénieurs chinois pour les intégrer dans les équipes de leurs filiales chinoises dont certaines sont devenus aussi voire plus importantes que leur maison mère.

La mentalité et les habitudes des élèves, disent les professeurs sont très différentes de celles que l'on trouve en France.Première différence, ils sont respectueux de leurs professeurs.Deuxième difference, ils sont habitués à des exercices convenus basés sur la mémorisation et doivent apprendre à comprendre le pourquoi des exercices et devenir inventif. Par contre pas question pour les professeurs de les humilier en les traitant de tous les noms comme on le fait parfois en France dans les classes prépas.

Outre les école Centrales, on trouve toutes sortes d'écoles d'ingénieurs et de management en Chine puisque pas moins de 500 accords de parténariat franco-chinois ont déjà été signés. L'Ecole des Mines de Paris, celle des Ponts et Chaussées,les universités de Technologie de Troyes,Compiègne et Belfort, l'Ecole de Chimie de Paris, l'Enac (Ecole Nationale de l'Aviation Civile),l'EM Lyon( Ecole de Management) et beaucoup d'autres ont implantés à Shangai, Pekin, Canton au ailleurs des équivalents de leurs propres écoles avec beaucoup de succès.

Nos Universités, à part certaine d'entre elles, sont plutot à la traine. Il est vrai que leur corps professoral a mis longtemps à accepter le "jugement" du classement de Shangai dans lequel elles sont loin de briller. Et quelles ont peut être été véxées de voir les chinois apprécier un modèle, celui des écoles, qu'elles essayent de détruire, ou de récupérer depuis des années en vain? Pensez donc, ils reconnaissent ce faisant, la valeur de l'elitisme, de la sélection, de l'avis du client,-l'industriel-,toutes valeurs non reconnus au contraire dans nos facultés égalitaristes!

En tous cas un Grand  Bravo à nos écoles et à nos corps professoraux pour avoir su porter haut,- et loin-, la réputation de notre enseignement supérieur !