On s'inquiète en ce moment dans les médias et parmi les politiques du fait que tous les pays européens sont engagés dans des programmes d'austérité lourds et que ces programmes vont entrainer l'Europe très vite vers une récession sèvère.Car qui dit austérité dit baisse du pouvoir d'achat. On est ainsi passé d'une prévision de croissance pour l'Union Européenne de 2,4 pct pour 2012 dans les premiers plans à 0.5 pct désormais.

Et les journalistes de parier que les gouvernements seront à court terme obligés de recréer des plans de relance si l'on ne veut pas plonger dans la récession.

Il y avait pourtant une méthode simple pour rendre compatible une certaine austérité et une croissance maintenue. Il suffisait, au lieu de diminuer le déficit budgétaire en augmentant les recettes fiscales par tous les moyens,augmentation des impôts ou suppression des niches fiscales qui ne sont jamais que d'autres augmentations d'impots, de diminuer ce déficit budgétaire par la diminution des dépenses.

Toute augmentation des impôts se traduit en effet par une diminution du pouvoir d'achat de ceux qui y sont soumis,ou par une baisse de la compétitivité des produits qui les subissent et donc par de la récession.Toute diminution des dépenses de l'Etat se traduit au contraire par du pouvoir d'achat en plus pour ceux qui ne les supportent plus, de la compétitivité en plus pour les produits qui ne les subissent plus et donc.... de la relance.

Pourquoi donc l'état  a t il choisi de rééquilibrer son budget en augmentant les impôts plutôt qu'en diminuant les dépenses? ¨Parce que diminuer les dépenses, dans un budget qui est constitué à 70pct de charge de salaires et charge sociales, aurait signifier s'attaquer de manière bien plus virulente que le 1 fonctionnaire remplacé sur deux partants  de Nicolas Sarkozy aux effectifs de la fonction publique. Diminuer les salaires par exemple, comme en Grèce ou au Portugal ou en Irlande, transférer certaines fonctions au privé ou en passer par une redéfinition complète des taches régaliennes de l'état comme cela a été fait au Canada lorsque ce pays s'etait trouvés dans une situation da faillite publique aussi mauvaise que la nôtre.

Or tout ceci est strictement impossible dans un pays dont 70 pct des élus proviennent de la fonction publique et constituent un électorat massif, susceptible en plus avec leurs syndicats de bloquer la pays. A huit mois des présidentielles on ne tente pas un pari aussi risqué. On est donc resté sur les mesures d'accroissement des recettes décrites çi dessus qui vont frapper la competitivité des produits "made in France" et diminuer le pouvoir d'achat des salariés.

Et voila pourquoi il nous faudra un jour proche, comme les autres pays européens, faire de la relance par l'aide à la consommation ou en aidant les entreprises à améliorer la compétitivité de leurs produits par des subventions déguisées type baisse ou exemption des charges sociales des salariés. Parions? Fin 2012?