L'affaire de l'assassinat d'Agnès à Chambon sur Lignon a relancé dramatiquement le débat sur le suivi des violeurs ou présumé violeurs et sur leur dangérosité une fois libéré.

Eh, bien sur, on tombe sur la fragilité du jugement des psychiatres et psychologues qui ont jugé de la soit disant absence de dangérosité de son jeune criminel.

J'assistais ce soir à l'émission de FR3 " Ce soir(ou jamais)" où, autour du présentateur, un rassemblement d'hommes et femmes politiques de tous bords, d'écrivains, de psychologues,de magistrats et de philosophes discutent gravement des évènements de la semaine et en profitent surtout pour s'entrebattre gaillardement comme s'ils étaient encore dans l'hémicycle. Bien sur, on constate le clivage traditionnel gauche-droite, répression/liberté, la droite se félicitant des mesures qu'elle a prise pour empécher, autant que possible se peut, la récidive des présumés violeurs et les "progressistes" voulant rappeller que les mesures répressives n'ont jamais réussi à éradiquer les violences sexuelles et que donc les mesures prises par la droite ne présentent pas d'intérêt, voire sont liberticide! 

On constate par contre un étonnant consensus pour rappeler la fragilité de l'avis des "psys".

Par contre, curieusement, alors que c'est un argument que les uns et les autres se jettent à la tête dans tout autre débat beaucoup moins grave, pas une seule mention du "Principe de Précaution" qui me semblerait pourtant bien adapté à trancher un tel débat. Car enfin si le jugement des experts "psys" sur la dangérosité des violeurs et assassins et sur leur irrésistible inclinaison à commettre à nouveau les même crimes, est si incertain et sans fiabilité aucune, pourquoi alors n'applique t on pas le Principe de Précaution, qui est inscrit dans notre constitution, et ne retient on pas en prison le récidiviste potentiel?

Ce serait en effet une bonne précaution pour protéger nos filles, nos femmes et nos petites filles de les y maintenir 

Je vous en laisse juge....