J'ai eu l'occasion, au cours de ma carrière professionnelle de rencontrer et de travailler avec les collègues grecs de la filiale de ma société dans ce pays.J'ai même eu l'occasion de participer à une formation au management européenne rassemblant des participants de plusieurs pays dont des allemands, des français, des grecs, des portugais et des britanniques. ¨Parmi les différents sujets et exercices auxquels nous étions soumis se trouvait une simulation d'une vrai situation industrielle à laquelle nous devions répondre en équipe pour lui trouver des solutions.dans un temps donné.

Chaque pays représenté constituait son équipe avec un chef et différents experts dans différents domaines,mécanicien, logisticien achats, comptable,responsable sécurité etc. Le déroulement de l'exercice était suivi par des observateurs qui devaient juger de la qualité du travail effectué et des décisions prises, du travail en équipe, de l'efficacité du travail effectué sur le plan de la performance, du coût et de la sécurité.

Vous devez vous douter,si je vous en parle, du résultat de l'exercice. Les meilleurs furent les allemands pour leur organisation, leur travail en équipe et leur discipline. Les seconds furent les français avec un peu les mêmes qualités mais plus "d'improvisation" au sens négatifs du terme. Les derniers furent...les Grecs. Je n'invente rien, ce fut bien le résultat.

Pourquoi me direz vous? Parce que les grecs, tout en travaillant comme des fous, ne donnèrent jamais l'impression de savoir travailler en équipe et avec discipline, chacun y allant de sa propre improvisation, parfois au détriment de celle de son voisin.Le résultat, beaucoup d'erreurs et beaucoup de temps perdu pour résoudre un problème qui demandait simplement du bon sens et du travail d'équipe

Un peu l'impression que nous a donné le gouvernement grec et son leader, Georges Papandréou. Beaucoup d'opinion différentes, peu de sens du consensus et beaucoup de désorganisation sans leadership du maitre d'oeuvre.

Loin de moi l'idée de généraliser le résultat et les conclusions de cette expérience spot à tout un peuple et à des circonstances sans commune mesure avec celles que la Grèce et l'Union Européenne rencontrent en ce moment. Je n'ai quand même pas pu m'empécher de penser, en écoutant l'annonce de G Papandréou d'organiser un référendum, à cette expérience vécue de désordre organisé à laquelle j'ai personnellement assisté et qui m'avait suffisamment frappé pour que je m'en souvienne encore.