Tout continue à bien marcher dans le domaine pétrolier qui se développe à marche forcée partout dans le monde et même si l'industrie affronte des gisements de plus en plus diffficile à exploiter. Voiçi ci après le principaux faits saillants de cette industrie:

  • Total vient de terminer la mise en exploitation du gisement off shore en eaux profondes baptisé Pazflor au large de l'Canalblog 0001 001Angola dont il est l'opérateur avec 40pct du gisement pour 23,3pct au norvégien Statoil, 20pct à ExxonMobil et 16.7pct à BP.C'est le troisième gisement du bloc 17 à être mis en exploitation après Girassol et Dalia.Il devrait produire 220 000 barils par jour ce qui va permettre à Total de devenir le premier producteur de ce pays africain.
    Le gisement lui même est complexe et s'étend sur une surface de 600km2 entre 600 et 1200 mètres de profondeur.Il se compose de deux systèmes de production très différents avec 49 puits sous marins l'un produisant une huile lourde et l'autre une huile lègère qui se retrouvent dans un système d'extraction et de stockage commun dont la photo ci contre montre la barge de 325m de long, la plus grande au monde, capable de stocker 1.9 millions de barils .Le projet qui avait été lancé en 2007 a couté 9 milliards de dollars. 
    La géologie de l'offshore angolais ressemble à celle des gisements salifères au large du Brésil. Au delà de Pazflor il reste deux gisements à mettre en exploitation sur ce bloc, le gisement de Clov puis celui de Kaombo situées à des profondeurs de plus en plus importantes et donc de plus en plus couteux à exploiter.
  • Autre découverte d'un gisement de géologie semblable à l'offshore002 africain, en l'occurence ghanéen, mais situé de l'autre coté de l'Atlantique à 150km au large de Cayenne, celui d'un gisement découvert par le petite compagnie indépendante irlandaise, Tullow OIl,au large de la Guyane par une profondeur de 6000 mètres dont 2000 d'eau. Le permis d'exploration est partagé entre Tullow Oil à 27.5pct, Shell à 45pct et Total à 25pct.Le puit lui même s'appelle Zaedyus, le gisement n'est pas encore baptisé et on attend d'en mieux connaitre les contours et les réserves connues. Tullow qui avait décourvert précédemment au large du Ghana un gisement baptisé Jubillee avec des réserves de 1.8 milliards de barils espérait bien trouver de ce coté çi de l'Atlantique ce qu'on appelle le gisement miroir. C'est probablement ce qui vient de se passer.
    Pour un pays pauvre en énergie comme la France,dont la production actuelle de pétrole ne depasse pas les 20 000 barils/jours et les réserves les 100 millions de barils, c'est un extraordinaire opportunité qui se présente, si elle se confirme bien entendu.Tullow dans une première extrapolation à partir de sa connaissance géologique de Jubilee estime les réserves de l'offshore Guyanais à 700 millions de barils pour l'instant.
  • Des études faites par l'IFP,Institut Français du Pétrole,organisme de recherche étatique financé par une taxe sur le carburant,semble indiquer qu'un vaste gisement d'huile de schistes s'étalerait sous le bassin parisien,à 2750 mètres de profondeur dans le Lias.Ce sont des recherches géologiques récentes faites avec le BRGM, Bureau de Recherches Géologiques et Minières qui ont permis de s'apercevoir que la structure géologique du Bassin Parisien était plus simple qu'envisagée jusqu'à présent et de se rendre compte du potentiel de ces structures
    Ce sont les compagnies américaines indépendantes,Toréador, et canadienne, Vermillon,qui ont obtenu des permis d'exploration dans le Bassin Parisien et y effectuent ces recherches.
    Pas de chance pour elles, il s'agit, d'huiles de schistes, c'est à dire des cousines proches des gaz de schistes et exigeant comme eux la technique de la fracturation hydraulique de la roche mêre pour les y en extraire.L'imbroglio français autour des dangers réels ou supposés de ce type d'extraction a tué dans l'oeuf leurs espoirs, même si leurs permis n'ont pas été annulés à ce jour contrairement à ceux du sud est du Massif Central.
    Les reserves estimées par l'IFP se montent pourtant à des volumes compris entre 60 et 100 Milliards de barils. Il leur reste l'espoir que les deux Commissions, l'une gouvernementale, l'autre parlementaire concluent à l'inocuité de la méthode de fracturation, avec sans doute quelques aménagments...   
    A suivre donc mais nul doute que cela prendra du temps
  • Statoil, la compagnie nationale norvégienne, a découvert il y a quelque temps déjà un gisement géant, un éléphant en langage de pétrolier ( 1milliard de Baril +), au large des côtes norvégienne qu'il a baptisé Aldous Major South, adjacent à celui d'Avaldsnes et communiquant entre eux, mais sur deux permis distincts.
    Statoil vient de réviser à la hausse ses estimatiolns des réserves de ces gisements jumeaux à des volumes compris entre 1.7 et 3.3 milliards de barils d'équivalent pétrole extractibles.

    A suivre