Décidement nos hommes politiques sont bien tous les mêmes. Où qu'ils exercent leurs talents(??), ils ont tous le prurit dépensier! Comme si pour exister il fallait dépenser ! C'est malheureusement une constante de l'exercice du pouvoir politique que de dépenser beaucoup car nul n'a jamais vu un candidat avare de dépenses, être réélu.

Voiçi ci contre un exemple nouveau de ce pruritCanalblog 0001 001, l'état des emprunts de toutes nos régions depuis trois ans. Sans surprise, la capacité de remboursement cumulée de toutes les régions françaises, mesurée en nombre d'année de remboursement, est ainsi passée de 1.9 année en 2005 à 3.8 en 2010 c'est à dire a doublée en 3 ans! Les plus dépensières ayant été la Picardie qui a multiplié carrément ses emprunt par 10 et la Bourgogne chère au candidat à la primaire du PS,Arnaud de Montebourg qui les a multiplié par 5 seulement.Les plus économes ont été l'Aquitaine qui est resté à l'identique et le Poitou Charente de Ségolène Royal qui ne les a augmenté que de 50 pct!

C'est l'agence de notation Fitch qui s'est donné la peine de les calculer pour son Observatoiire Financier des Régions Françaises qui vient de sortir..Globalement l'ensemble de nos régions qui sont de création très récentes ont néanmoins déjà accumulées 17 milliards de dettes pour un budget annuel global de 28 milliards.Par rapport au budget de la France et à ses 1675 milliards d'euros de dettes, bien sur, ce n'est que roupie de sansonnet mais en terme de rapidité d'accumulatioin, c'est record!

Ces dettes rentrent dans le calcul européen des engagements financiers des différents pays européens calculé en pour cent du PIB comme dans le traité de  Maastricht où elles viennent se rajouter aux engagements du pays lui même. Et comme la couleur politique des régions est dans 21 cas sur 22 opposée à celle du gouvernement, il y a sans doute une petite tentation de nos régions à en rajouter quelque peu.

C'est une des raisons pour lesquelles le pouvoir central a jugé bon d'en reprendre la maîtrise, en ne laissant pratiquement plus, une fois supprimée la taxe professionnelle, que des impôts mineurs dont elles gèrent les taux.Egalement le principe de compétences des régions a été fortement réduit en 2010 de la "Compétence générale" à des compétences réduites aux transports, aux lycées et à la formation professionnelle et parfaitement définies.

Autant dire que, Maastricht oblige, nos régions sont désormais tenues en courte laisse. Il est vrai qu'elles avaient prevues d'augmenter cette dette en moyenne d'içi 2013 de pas moins de 35 pct!!