Je vous avais signalé dans une "Brèves de blog" du 7 janvier 2011 l'approbation par les autorités australiennes d'un projet de construction d'une usine de liquéfaction de gaz de pétrole flottante.Le point faible du gaz comme vecteur énérgétique réside en effet dans le fait que ce soit un gaz c'est à dire d'un produit difficilement transportable.Les gaz occupant infiniment plus d'espace que les liquides, il faut en effet le liquéfier si on veut pouvoir le transporter dans des bateaux dont la taille et le coût ne soient pas trop monstrueux.

La technique utilisée traditionnellement consiste à construire sur la terre ferme de gigantesque usines de liquéfaction à partir desquellles on charge en gaz liquéfié des méthaniers à destination des multiples clients dans le monde. Mais étant donné le coût de telles usines, elles ne peuvent être construites seulement que tout près de mégagisements de gaz, comme au Qatar, premièr producteur de gaz au monde.

L'idée de l'usine de liquéfaction flottante offre l'avantage d'exploiter des gisements offshore jusqu'à 200km des côtes et de taille moyenne à grande, sans avoir à batir tout un réseau de gazoducs sous marins et en pouvant deplacer la dite usine, çi le besoin s'en fait sentir, d'un gisement à un autre lorsque le gisement s'épuise. Reste que construire une telle usine flottante est un travail de titans!! 500 mètres de long,75 de large,Canalblog 0001 001 600 000 tonnes de ferraille et une fourchette de prix de 10 à 12 milliards de dollars, usine et bateau compris pour une capacité de liquéfaction de 5.3 millions de tonnes.

C'est Shell qui est à la pointe de cette technique à laquelle est associé la principale société d'ingénieurie pétrolière française, Technip, qui a fournit l'ingénieurie des usines de liquéfaction de gaz du Qatar.

Voiçi ci contre le bébé Shell/Technip. Pour amortir les coûts de recherche de telles usines Shell à prévu de les construire en série( !), une tous les 18 mois à deux ans jusqu'à une dizaine. Shell prétend que cette technique devrait revolutionner la donne dans le secteur de l'énergie au bénéfice du gaz qui devient clairement l'énergie du futur maintenant que la nucléaire est de nouveau en sommeil