C'est parti, l'appel d'offre du gouvernement français pour la constitution de parcs éoliens en haute mer sur la cote atlantique portera sur une capacité de production globale, dans cette première phase, de 3000 MW répartis en cinq champs, ceux de Fécamp(Seine Maritime), Courseulles sur mer ( Calvados), Dieppe-Le Tréport( Seine maritime), Saint Nazaire, et Saint Brieuc( Finisterre). Les différents groupements d'intérêt qui regroupent des exploitants, des constructeurs de turbines, des constructeurs d'éoliennes, des ingénieuries et des électriciens se positionnent pour répondre à ces appels d'offres.On y retrouve EDF Energies nouvelles, Alstom, Areva, Vinci, GDFSuez,l'espagnol Iberdrola et le danois Dong Energy sur tout ou partie des sites 

Pour donner une idée de l'ampleur des problèmes rencontrés attachons nous au cas du consortium Iberdrola,l'exploitant du champ, Areva le fournisseur des éoliennnes et Technip, la société d'ingenieurie.L'énergéticien espagnol spécialiste de l'éolien, c'est Iberdrola. Mais voilà il dispose d'un parc éolien, et d'une expertise certaine dans leur exploitation, essentiellement terrestre alors que l'appel d'offre que vient d'ouvrir le gouvernement français pour construire des parcs éoliens en haute mer de 10MW de capacité de production d'électricité éolienne globale exige le développement d'une technologie nouvelle, celle des éoliennes de haute mer. Elles sont en général d'une hauteur et d'une puissance supérieure à leurs homologues terrestres, d'un ancrage au sol différent, par réseau de cables au lieu d'un socle bétonné et d'une connexion au réseau électrique infiniment plus complexe.

Technip avait eu la chance de participer à la construction de la première éolienne de haute mer avec le pétrolier norvégien Statoil au large de Stavanger en Norvège qui lui avait donné l'occasion d'identifier les problèmes de la haute mer. Il avait annoncé sur la base de cette expérience, le lancement d'un projet d'éolienne flottante, baptisée Vertiwind,pour ce type d'application. Il avait annoncé la création d'un centre d'ingénieurie d'excellence à Aberdeen en Ecosse qui a été inauguré récemment.Il avait également racheté une société britannique de 300 personnes spécialisée dans l'installation de cables sous marins, Subocean Group.Iberdrola dispose, lui, d'un centre de développement basé aussi en Ecosse à Glasgow.

C'est l'ensemble de ces ressources qui vont devoir travailler ensembles pour pouvoir répondre aux appels d'offres du gouvernemernt français et, si ils sont finalement retenus,développer les matériels, les installer sur site et ensuite les exploiter. Un projet pharaonique comme vous pouvez imaginer.Rendez vous à début 2012 pour l'annonce des gagnants retenus aux appels d'offres et à 2014/2015 pour le démarrage de telles installations industrielles. Une belle aventure pour tous les participants à qui nous souhaitons Bonne Chance