L'accident de Fukushima et les décisions qui ont suivies de sortir ou mettre en sommeil les projets nucléaires dans le monde commencent à faire ressentir leurs effets. Quelques unes de ces conséquences ci après:

  • L'EDF japonais Tepco, est désormais tout prêt de la faillite. il vient d"annoncer 5 milliards d'euros de perte en un seul trimestre. Son chiffre d'affaire a baissé de 7pct du fait de l'arrêt définitif de quatre des réacteurs de Fukushima Daichii et de la suspension de fonctionnement de quatres autres réacteurs de Fukushima Daini, et du redémarrage de centrales thermiques au gaz ou au pétrole pour compenser. Les achats de ces combustibles ont ainsi augmenté de 29 pct sur ce premier trimestre.Enfin une perte exceptionnelle de 4,5 milliards d'euros à été enregistré pour commencer à payer les indemnisations à partir de fin ocrtobre
    L'estimation des indemnisation faite par Merril Lynch se monte à 100 milliards d'euros que Tepco manifestement ne pourra jamais payer.Sa participation dans l'opérateur télecom KDDI est à vendre pour 1.8 milliards d'euros. Quant aux actionnaires de cette société privée, ils ont déjà perdu 80pct de leur mise.Pour aider Tepco à survivre,le gouvernement japonais vient néanmoins de lancer un fonds d'aide de 18 milliards d'euros. 
  • Le premier producteur d'électricité allemand, RWE, 3ème également aux Pays Bas et en Grande Bretagne, qui emploie 70 000 personnes pour une chiffre d'affaire de 53 milliards d'euros et était fortement équipe en centrale nucléaires fait lui aussi face à des difficultés considérables liées à la décison du gouvernement allemand de sortir à terme(10 ans) du nucléaire avec effet immédiat sur certaines centrales. Deux réacteurs ont du être fermé immédiatement avec la perte de production que cela implique et le surcout qu'implique le remplacement de cette production par des centrales thermiques au gaz ou au charbon.Car quand vous avez des clients à fournir ou des contrats d'approvisionnement à respecter, pas question de ne pas livrer!
    Par contre la taxe sur le combustible nucléaire qui avait été crée en compensation à l'allongement de vie des centrales n'a pas été supprimée!
    Autre malheur, RWE dont 60pct de la production provient du charbon, devra payer à partir de 2013 la taxe sur les emissions de CO2, parfois appellée droits à polluer, ce qui va également affecter très fortement son résultat.
    Bref, RWE a annoncé une perte nette sur le premier trimestre de son exercice de 229 millions d'Euros et un chiffre d'affaire en baisse
    Le patron de RWE qui était connu comme étant un fervent supporter du nucléaire y a laissé sa place et les actionnaires 43pct de leur mise.Autant dire que l'avenir de ce fleuron de l'industrie allemande n'est pas rose...
  • L'autre énergéticien allemand, E.ON qui doit faire face à la même décison que celle de RWE, la fermeture des centrales nucléaires d'içi à 2022, a annoncé une perte d'exploitation pour son premier trimestre de 1,.4 milliards d'Euros.Deux des réacteurs nucléaires qu'elle exploitait directement et deux autres dont elle était actionnaire ont été fermés ce qui provoque le même tsunami que chez son confrère c'est à dire moins de production disponible à la vente et necessité pour honorer ses contrats et ses clients de s'approvisionner ailleurs soit en électricité soit dans une autre énergie c'est à dire gaz ou charbon.Il y en a un qui se gave en ce moment, c'est le russe Gazprom qui est le fournisseur quasi obligé des énergéticiens allemand du fait des infrastructures, -gazoducs-, en place entre Russie et Europe de l'ouest.
    Vous me direz tout cela était bien connu puisque l'une des raisons des gazoduc Nabucco, Nordstream ou Southstream était justement de diminuer la dépendance de l'euroe du gaz russe! Bien sur mais quand Madame Merkel a pris sa décision de sortir du nucléaire, elle n'a pas pris en considération des basses considérations industrielles.Quand aux gazoducs, on les attend encore. Le temps des politiques n'est pas le même que celui des marchés nous dit on. Il est parfois trop lent, comme en ce moment et parfois trop rapide!
    Résultat E.ON a annoncé qu'elle pourrait supprimer jusqu'à 10 000 postes soit 10pct des effectifs du groupe ce qui avec les sous traitants va diminuer le nombre d'emplois globaux dans ce secteur en Allemagne de 30 à 50 000 postes. Les mêmes causes produisant les même effets, on peut imaginer que chez RWE ce seront 7000 postes environ qui risquent d'être supprimés et 3 ou 4 fois plus chez les sous traitants
  • Jürgen qui pleure et Gérard qui rit.Pendant que son collègue de RWE s'en va, Gerard Mestrallet le PDG de GDF Suez lui annonce que l'êre post Fukushima sera celle du gaz et donc la sienne et celle de GDF Suez.Il est vrai que GDF Suez monte en puissance depuis 2 ans avec le rachat et l'intégration réussi d'International Power, le déploiement de la société à la grande exportation puisqu'en France, on se semble pas vraiment vouloir de lui dans l'électricité, et une activité dans l'environnement qui marche bien, contairement à son concurrent Véolia.
    Et voiçi que GDF Suez annonce un accord avec un des fonds souverains chinois CIC pour dynamiser l'un de ses points faibles l'exploration de pétrole ou de gaz et en particulier dans l'Asie du Sud Est. Un investissement de 2.3 milliards d'euros pour le fonds souverain chinois tout de même! 

     Une chose est sure, le prix de l'électrcité va augmenter!