Après un long débat, le gouvernement a fait approuver par le parlement dans la loi NOME, Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité, un prix de reprise du megawattheure acheté à EDF de 40 Euros jusqu'au 1er Juillet et de 42 euros après.Vous connaissez le problème, l'ouverture du marché de l'électricité en France qui n'a pas réussi puisque 96 pct des français sont restés chez EDF et qui a été attribué à l'absence d'accès à des ressources en électricité à un prix d'achat acceptable pour les nouveaux arrivants.Sans compter que le distributeur de l'électricité, RTE, est une filiale à 100pct d'EDF et à ce titre suspecté de ne pas jouer un jeu égalitaire dans le traitement des différents passeurs sur le réseau électrique. Bref les astuces classiques pour limiter la concurrence d'un pays qui a toujours privilégié les services publics plutot que la concurrence.

Reste qu'il a fallu un jour respecter ce que nous avions signé avec Maastricht et permettre qu'un minimum de concurrence puisse sétablir. C'est le but de la loi NOME.

Le hic c'est que le prix de vente de l'électricité par EDF a ses concurrents a, semble t il été fixé par le gouvernement à un niveau qui d'après les concurrents potentiel, E.ON, Enel,Poweo et GDF Suez est très favorable à... EDF et ne correspond pas au vrai prix de revient de cette électricité qui serait plutot, d'après cette concurrence, de l'ordre de 36/38 euros le Mégawattheure.Débats normaux, me direz vous, entre concurrents qui se bagarrent pour le meilleur prix d'accès à la ressource.

L'ennui c'est qu'à la fois la Commission Champsaur crée par les pouvoirs publics pour donner un avis sur ce prix d'accès et la Commission de Régulation de l'Energie, CRE, ont donné comme prix d'accès reflétant le prix de revient de cette électricité une fourchette de l'ordre de 36 à 39 euros dont le gouvernement n'a pas tenu compte. Pas étonnant dans ces conditions que Bruxelles qui connait notre préférence pour la paix sociale plutôt que pour l'établissement d'une concurrence forte, se pose des questions. Et nous convoque pour en discuter. Rien de dramatique dans ce processus, mais tout de même il va falloir convaincre ou trouver une compromis.

A suivre donc...