Si vous suivez ce blog régulièrement, vous savez que remplacer les produits pétroliers ne sera pas une partie de plaisir et en particulier toutes les matières plastiques qui découlent de la pétrochimie. Or les matières plastiques constituent une catégorie de composants industriels d'une variété confondante, d'une palette d'utilisation extrèmement variée et difficilement remplaçables. J'avais du vous dire dans une chronique sur ce sujet que s"il fallait mettre de coté un peu de pétrole quand il n'y en aurait presque plus, ce serait pour fabriquer les dernières matières plastiques pour lesquelles on n"aurait pas encore trouvé de produit de remplacement. Ca reste vrai

La recherche de ces produits de remplacement progresse néanmoins, à partir de produits végétaux de deux types, d'un coté la canne à sucre et les végétaux produisant du sucre, d'un autre coté certaines céréales, comme le maïs le blé ou la pomme de terre. A partir du sucre on peut fabriquer du polyéthylène et avec du polyérthylène des sacs plastiques,des bouteilles et divers produits. A partir de l'amidon ce sont également des sacs de tous types qui peuvent êtrte fabriquées, a 100 pct d"origine végétale ou en mélange avec des polyethylènes d'origine pétrolières.

Les plastiques produits à 100pct à partir d'une base végétale sont dits biosourcés. Ils ne sont pas contre pas plus biodégradables que leurs homologues pétroliers.

Coté Amidon, c'est le groupe français Roquette, premier producteur européen de ce produit et industriel extrèmement discret qui est en pointe ou encore l'Italien Novamont. Coté sucre, la filière passe par le Brésil avec Brasckem qui vient d'y démarrer une usine de polyéthylène et des transformateurs européens Sphère, Ecovert ou Plastic Omnium.Sur le pkan des émissions de CO2 ils sont censés émettre lors de leur destruction 40 pct de moins de CO2 que ceux issus du pétrole mais il s'agit d'un argument spécieux déjà utilisé lors de la promotion de la voiture électrique du fait que l'on considère que le végetal d'origine consomme lors de sa pousse le CO2 qu'il rend lors de sa destruction alors que pour le produit pétrolier on prend en compte la totalité du CO2 émis lors de sa destruction, y compris celui résultant du relargage de CO2 que constitue l'extraction du pétrole  brut.

Ces plastiques auront bien entendu de l'avenir devant eux au fur et à mesure de la raréfaction du pétrole brut; L'écart de prix de revient est encore très conséquent, de l'ordre de 20/30pct mais il se réduira avec les volumes produits et la montée des prix du pétrole ou du gaz à terme et les aides publiques que leurs producteurs reclament en surfant sur la vague de l'écologie et du réchauffement climatique. Le nombre de types de matières plastiques disponibles et leur performances techniques sont également très limitées pour l'instant par rapport à l'énorme variété des plastiques d'origine pétrolière et il faudra de longues années pour pouvoir développer pour tous des produits de remplacement à base agricole.  

 Mais le problème majeur restera que la production de ces produits de base de ces filières nouvelles se fera en compétition avec l'alimentation humaine et risquent fort de se traduire par de la déforestation incontrolée (Brésil, Indonésie) ou des drames humains avec l"augmentation des prix des produits agricole de base comme ce fut le cas avec les émeutes de la tortilla.

Alors si pour une fois, "on" pouvait prendre en compte la totalité des paramètres du problème y compris la suffisance alimentaire ou le mix énergétique, ce serait bien. Je crains que ce puisse être là qu'un voeux pieu.