Depuis des années, ministre après ministre, on essaye de réformer l'Education Nationale pour que cette institution, si essentielle au pays et à son avenir, arrive à produire moins de non diplomés qui est le vrai désastre de l'institution.

Le nouveau Ministre,lui, s'intéresse à la manière de noter les personnels, de juger de leur compétences et capacités et d'obtenir des résultats. Il a pour cela lancé une expérimentation cette année sur des " entretiens professionnels" et vient d'initier des négociations avec les syndicats pour reformer l'évaluation des enseignants. Car jusqu'à présent l'art de l'enseignant n'était évalué que lors d'une inspection, en principe annuelle mais dans les faits tri ou quadri annuelle, et le chef d'établissement n'avait pour seul pouvoir que de noter le rendu des taches administratives qui lui était confiées. Pourquoi la fréquence de ces inspections  a t elle, dans le temps semble t il, diminué? Manque de moyens sera sans doute la réponse automatique des syndicats. Encore faudrait il nous dire à quoi sont occupés tous les jours les personnels qui en sont chargés et comment se comparent leurs effectifs par rapport aux pays voisins.

Bref il vient de faire faire par le cabinet de Conseil Alixio une consultation de 4500 enseignants sur le système actuel. Il en résulte que les entretiens d'évaluation sont considérés comme trop espacés,que toutes les facettes du métier n'y sont pas prises en compte et que l'on n'y récompense pas suffisamment le mérite.Les enseignants jugent qu'il faudrait évaluer la capacité à faire progresser les elèves, les capacités pédagogiques, celles d'adapration,la gestion de classe l'implication dans la vie de l'école, la capacité à travailler en équipe. Sans aucun doute des bonnes ideés mais pour lesquelles on n'a pas vraiment trouvé la manière de les mesurer. Sur le plan financier, ils ne seraient pas contre un mix d'ancienneté et de prise en compte des résultats de l'évaluation ce que l'on peut considérer comme une ouverture à l'acceptation de la gestion des salaires aux résultats.

Alixio propose donc des évaluations plus fréquentes, bisannuelles par exemple, un temps d'entretien nettement plus long, des contrats de progrès et des lettres de mission, la prise en compte des activités hors classe, bref une vrai politique de gestion des Ressources Humaines comme on la pratique dans le privé et l'industrie.

Voila la base de discussion que Luc Chatel met à disposition des syndicats pour lancer la négociation.

Bonne entrée en matière non conflcituelle puisque tout le monde est d'accord quand il s'agit d'améliorer les choses. Y aura t il du grain à moudre, nous verrons? Qu'en pensent les clients, elèves et parents d'élèves? Enfin comment relier la performance globale de l'institution "Education Nationale", plutot désastreuses à ce jour, et les performances individuelles de ses acteurs. Un sujet sans fin dont on espère qu'il pourra être largement abordé avant... que l'on change le Ministre.

A suivre.