Il m'arrive dans la rubrique Brèves et Bravos d'accorder ce que j'appelle des bonnets d'âne,Canalblog_0002_002 qui font référence à des comportements que j'estime anormaux ou qui méritent, à mon sens, d'être stigmatisés.

Comme vous voyez dans le schema ci contre,la France est la championne européenne du piratage des logiciels informatiques. C'est le résultat d'une étude de Busines Software Alliance, une émanation d'un groupement international d'éditeurs.

D'après cette étude, pour l'année 2010, 39pct des logiciels installées sur les micro-ordinateurs en France étaient des copies illégales, en particulier chez les particuliers mais également en entreprise. Le chiffre d'affaire correspondant à ce piratage se monterait à 1.95 milliards d 'euros! Une paille.

Et les autres pays européens me direz vous? ils ne sont pas blanc comme neige non plus puisque en Allemagne et au Royaume Uni, on en est à 27pct de logiciels piratés tandis que dans l'Europe du Sud on en est à 43 pct en Espagne et 49pct en Italie.Sans compter les nouveaux arrivants dans l'Union Europenne, Bulgarie et Roumanie où on en est à 70pct. Nous sommes donc en tète par le montant que cela représente, pas par le pourcentage

Bien sur l'étude provient d'un organisme liée aux éditeurs de logiciel et donc peut être biaisée, mais tout de même.

Les logiciels les plus piratés sont ceux de bureautique, en particulier deux de Microsoft et la méthode la plus fréquente consiste à les utiliser sur un nombre plus important d'ordinateurs que ceux pour lesquels on a acheté la licence.Tous les secteurs d'activité sont touchés et même les services publics! Et ce n'est pas une question de prix puisque ce ne sotn pas les logiciels les plus chers, les plus piratés.

Il faut croire que la culture de la "triche" est devenue admise dans nos sociétés.Alors pourtant qu'un sondage montre que les français, à 68 pct, sont sensibles à la rémunération normale des inventeurs. Comme quoi notre main droite oublie facilement ce que fait notre main gauche, ou alors c'est que les réponses peuvent varier largement suivant la manière dont on pose la question! La saga à rebondissement de la loi Hadopi contre le téléchargement de musique montre bien d'ailleurs la sympathie que nous éprouvons pour la tricherie de tous les types  

La contrefaçon est pourtant poursuivie civilement, en argent donc, et pénalement, avec 300 000 euros d'amendes et trois ans de prison maximale en fonction de l'importance de la fraude.Le Cloud computing qui permettra d'accèder aux logiciels seulement quand on en a besoin, devrait permettre de lutter contre ce type de fraude.