Pour Angela Merkel nous faisons parti des "Pays du sud"
Angela Merkel est sous une intense pression de sa population qui est de plus en plus furieuse, au fur et à mesure que les nouvelles du front de la crise des dettes européennes s'aggravent, de ce qu'elle ait engagé l'Allemagne dans un soutien quasi automatique à la Grèce, à l'Irlande puis en perspective au Portugal et à l'Espagne. C'est bien connu un train peut toujours en cacher un autre et elle n'a pas vu, derrière celui de la Grèce, arriver celui du Portugal et de l'Espagne.
C'est pourtant la seule qui ait manifesté des réticences initiales au soutien à la Grèce mais elle s'est laissé emportée par la pression de ses collègues européens, dont le notre. Elle n'est pas fautive non plus si ceux qui ont porté l'Euro sur les fonds baptismaux, les Mitterrand et consorts, l'on fait sans l'habiller correctement, par des obligations d'harmonisation des politiques économiques communes par exemple. Elle a cru qu'il suffisait de mettre dans le traité de Maastricht un engagement de déficit maximal de 3 pct du PIB et de taux d'endettement maximum de 60pct de ce même PIB pour que tous ces beaux messieurs les respectent. Pensez donc, en démocratie c'est la perspective de réelection qui compte et ils sont tous prêt à trahir la parole de leur pays pour une réélection! Regardez combien de pays membres de l'Union Européenne respectent encore les critères de Maastricht. Ils se comptent sur les doigts d'une seule main!
Angela Merkel rentre maintenant dans le détail des différences entre les pays "serieux" et les Pays du Sud.Et elle pointe le doigt, comme vous voyez ci contre, sur ce qui fache, le nombre de jours de vacances et l'age de départ à la retraite. Tous éléments qui impactent la compétitivité des produits fabriqués en Europe à l'exportation et sur le marché intérieur. Une compétitivité dont, c'est vrai, l'Allemagne a été la seule à se soucier depuis 5 ans à coup de choses désagréables, un retour sur des acquis sociaux, un accroissement du temps de travail, de la modération salariale et un allongement de l'age de départ en retraite.
On comprend dans ces conditions que les allemands soient furieux de devoir soutenir financièrement ceux qui sont très loin d'avoir fait les mêmes efforts."Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains avoir beaucoup de vacances et d'autres très peu. A la longue cela ne va pas.Nous ne pouvons pas simplement être solidaire et dire que ces pays peuvent continuer comme si de rien n'était." a t elle exprimé publiquement. Et d'ajouter " Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu'en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts. C'est important."
Or si vous regardez le tableau comparatif des congés et age de départ en retraite, vous constaterez que le plus mauvais, élève de la classe est malheureusement notre propre pays la France. Et encore notre avancée en terme d'age de départ en retraite est elle toute récente. Pendant que j'écris ces lignes, j'entends les vivas qui saluent l'adoption du plan du Prati socialiste qui prévoit de revenir sur cet age!
Nul doute que le jour,- et il n'est peut être pas si loin-, où nous aurons besoin du soutien financier de l'Allemagne, les allemands et qui que ce soit qui sera au pouvoir nous fera savoir que le temps de cigales est passé et que les forums n'entendent plus les aider.
NB Il y a un seul élément que ne mentionne pas Angela Merkel et sur lequel son pays à un désavantage fort par rapport à la France, c'est la fécondité de la population française par rapport à l'allemande .....







