·        La vie des entreprises et de l’économie fait que, régulièrement,  elles cèdent telle ou telle activité soit parce qu’elles les considèrent comme n’appartenant pas à leur « core business », soit parce que ces activités ne sont pas suffisamment importantes dans leur secteur pour s’y développer soit parce que la maison mère a besoin d’argent. Il est par contre très rare qu’une société veuille se séparer de ses activités majeures.
C’est pourtant le cas de la société française Oberthur, second fabricant mondial de carte à puce derrière Gemalto, qui étudie la cession de cette activité. La raison, c’est que cette activité est devenue tellement combattue sur le marché que même si elle développe des chiffres d’affaires importants (73pct des revenus globaux !!), elle ne permet pas d’y faire du bénéfice, tout au moins  sur les cartes à puce banales, celles que l’on trouve en particulier dans les téléphones portables. La difficulté c’est d’assurer le bon fonctionnement d’une société qui se voit amputé du jour au lendemain d’un tel pourcentage de ses revenus !
Oberthur qui est également présent dans l’impression des billets de banques, avait lancé une OPA en fin 2011 sur le premier imprimeur de billet mondial le britannique De La Rue qui n’avait finalement pas réussi. Peut être donc une occasion de relancer une telle acquisition ?

·        L’Union Européenne, particulièrement en pointe dans la lutte contre les émissions de CO2, entend faire payer aux compagnies aériennes leurs émissions de CO2 au delà d’un certain quota via le dispositif dit ETS, emission trading scheme, qui vise, dans la droite ligne de Kyoto à faire financer des projets de réduction d’émission partout dans le monde pour l’exact montant  de ces excédents ou sinon à racheter des tonnes de CO2 sur la marché. Ce dispositif à bien sur un cout qui vient impacter les résultats des compagnies et au-delà le prix des billets
Malheureusement, l’activité du transport aérien est essentiellement internationale et l’application d’une telle mesure, si l’on ne veut pas pénaliser les compagnies européennes suppose que son application soit extraterritoriale.
Les compagnies américaines ont déjà exprimé leur opposition à une telle mesure. Plus récemment encore ce sont les compagnies chinoises qui sont venues exprimer leur opposition à une telle mesure pour leurs vols en provenance ou  destinations d l’Europe qui est contraire aux règles du transport international gérées par l’OACI, Organisation de l’Aviation Civile Internationale. Il en couterait 1.88 milliard d’euros aux compagnies choisies d’içi 2020 !
La bataille continue y compris en justice devant la Cour de Justice de l’union Européenne mais visiblement ce ne sera pas facile d’imposer les vues européennes sur la maîtrise des émissions du transport aérien…

·        Les mêmes causes produisent les mêmes effets partout dans le monde. Dans le domaine des activités postales, l’arrivée des messageries et de l’internet a littéralement tué un trafic autrefois florissant. La Poste américaine vient d’annoncer qu’elle risque d’être en défaut de paiement dès le 30 septembre si les autorités qui gèrent les tarifs et les obligations d’accroissaient pas les uns et ne diminuaient pas les autres. Les engagements de retraites/santé en particulier sont très lourds  Elle prévoit de supprimer 2000 bureaux de postes et 7500 emplois.
Qu’en est il en France dans ce domaine? La situation y est bien meilleure pour différentes raisons. Une bien moindre concurrence tout d’abord, les tentatives d’implantation de réseaux de collecte de courrier par les postes allemandes ou néerlandaise ayant fait long feu. Une diversification réussie vers les activités bancaires qui ont permis de maintenir les bureaux de postes tout en valorisant leurs emplacements et le transfert dans des conditions très contestables de la charge des retraites des postiers aux caisses de retraite du privé.