• Les affaires reprennent très fort dans le domaine de l'exploration pétrolièreA_127 comme le montre
    ce schemaci contre qui montre le pourcentage du chiffre d'affaire des majors investi en exploration production. Il est vrai qu'à 90/100 dollars le baril, les projets les plus fous trouvent une rentabilité rapide. Par ailleurs les besoins mondiaux en pétrole ont encore été révisés à la hausse par l'Agence Internationale de l'Energie à 89.3 millions de barils/jour et qu'il y a donc urgence à trouver de nouveaux gisements.

    Rappelons le commentaire du PDG de Total, Christophe de Margerie, d'il y a deux ans qui avait fait scandale. Celui ci avait affirmé qu'entre la décroissance des gisements existants, le fait que les mégagisements avaient déjà été découverts et que les difficultés techniques et politiques pour accéder à de nouveaux gisements devenaient tous les jours plus grandes, il ne serait pas possible selon lui de jamais dépasser les 100 millions de barils/jour de production. Or nous en approchons et il devient tous les jours plus urgents de trouver pétrole et gaz.

    Les bénéficiaires de cette demande accrue sont les sociétés parapétrolières qui fournissent des services de tous types à l'exploration.
  • La première et plus reputée société parapétrolière au monde est la franco-américaine Schlumberger installée à Paris et Houston et qui a fait un chiffre d'affaire de 27.4 milliards de dollars en 2010. Elle prévoit une hausse marquée des investissements pétroliers en 2011. Les domaines les plus en pointe seront les forages en eaux très profonde, le monde en dehors du golfe du Mexique, le gaz aux Etats Unis, les gaz non conventionnels en dehors des Etats Unis qui sucitent un vif intèrêt et les sables bitumineux. Pour répondre à la demande, Schlumberger a prévu d'augmenter ses investissements de 37pct à 4 milliards de dollars;
  • Le français Technip spécialiste de l'engineering, voit lui une année faste pour l'industrie et pour eux mêmes avec la construction, en cours, d'une usine de production de tuyaux flexibles au Brésil à Angra dos Reis dans l'état de Rio pour approvisionner Petrobras dans sa mise en production des gisements à grande profondeur dit pré salifères. autres projets importants, celui d'une usine flottante de liquefaction de gaz developpée avec Shell et Pétrobraspour l'Australie en particulier.Enfin le premier projet significatif depuis longtemps dans le raffinage avec le contrat de la raffinerie d'Alger
  • La perturbation apportée par l''arrêt de l'exploration dans le golfe du Mexique commence à avoir quelques répercussions dans les sociétés qui louent et exploitent les plateformes pétrolières, dont l'archetype est Transocéan, la société suisse qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon et qui  possède pas moins de 200 plates-formesdans le monde. Il s'agit en l'occurence d'un concurrent de Transocéan,le britannique Ensco qui vient d'annoncer l'achat de son concurrent américain Pride International pour 7.3 milliards de dollars.La concurrence et le moratoire dans le golfe du  Mexique (32 plateformes à l'arrêt) ont affecté les marges et les résultats de ces sociétés qui, de ce fait, ont besoin de se regrouper pour diminuer les coûts. La réunion de Ensco et Pride  en fera le second acteur mondial dans ce domaine avec 74 plates-formes et 10 milliards de dollars de Chiffe d'affaire, loin néanmoins de Transocéan.Une plate-forme se loue 500 000 dollars/jours et un arrêt pèse lourdement dans les comptes.
  • Autre parapétrolier spécialisé dans la sismique et les services géophysiques,le français CGG Veritas a annoncé des perspectives prometteuses pour 2011 après une année assez difficile en 2010(baisse de 2pct du CA et perte de 44 millions d('Euros)..Il prévoit une demande de services en hausse de 15 à 20pct popur 2011 et des ventes d'équipements en hause de 5 à 10 pct. C'est dire que les résultats 2011 ne devraient plus rien avoir à voir avec ceux de 2010.


    C'est donc bien reparti pour l'exploration pétrolière.Heureusement, nous en avons besoin!!