Que dire de la situation politique et économique que nous vivons et des mesures tout aussi déraisonnables que les provocations cantonesques (abracabradantesque aurait dit Chirac), que notre gouvernement est en train de prendre?

Tout d'abord, laissez moi m'étonner qu'après trente ans de déficit des budgets permanents et successifs de la République et trois ans de dépenses à tout va depuis 2007, on s'apercoive seulement aujourdhui qu'il n'y a plus rien dans la caisse. Et quand je dis plus rien, c'est rien de rien, absolument rien.C'est simple on voit le fond de la marmite! C'est du moins l'impression que cela donne à entendre les coupes sévères dans les budgets et sous budgets que l'on nous annonce journellement. Inutile de formuler la moindre demande, il n'y a plus rien à voir vous dit on, plus un fifrelin disponible. C'est la revanche des doigts crochus, cette année, une vrai jouissance pour les harpagons de Bercy.

Curieux qu'il y a à peine 6 mois, on nous ait donné l'impression que nous avions surmonté la crise, en particulier grace à la présence au bon moment et au bon endroit, la présidence de l'Union Européenne, de notre Président.Bien sur le déficit de l'année 2010 allait atteindre les 100 milliards d'euros voire les dépasser, mais ca allait baisser ensuite grace à l'éloignement progressif de la crise, aux grand travaux de Monsieur Devedjian, au grand emprunt et au retour de la croissance. Et puis je ne sais pas ce qui s'est cassé dans ce beau scenario, soudain plus un fifrelin. Branle bas de combat gouvernemental et parlementaire pour raboter les niches fiscales, ce qui, incidemment, revient à augmenter les impots et couper tous les programmes censés faire repartir l'économie.

Curieusement, après nous avoir expliqué depuis trois ans que la recherche était l'avenir du pays, on supprime les jeunes entreprises innovantes, on supprime l'avantage fiscal du crédit impot recherche. Je ne veux plus voir qu'une seule tête en terme d'impots sauf les députés et sénateurs, bien sur pour qui ca va encore. Nous voici dans une vague de populisme, on traque les retraites chapeau de bon français moyens,on matraque  le stocks options qui l'étaient déjà quoique l'on en ait dit, c'est simple YakaFaukon et tout ira mieux dans le meilleur des mondes. Quant au gouvernement la solution réside dans de nouvelles taxes tous azimuths et pas vraiment dans la réduction des dépenses du monstre dispendieux que l'Etat et l'administration sont  devenues. Vous avez pu constater que nos députés sont très inventifs pour trouver de nouvelles recettes bien plus que pour couper dans leurs dépenses.Or ce sont les facilités offertes aux entreprises productrices et exportatrices qui permettaient de financer les services offerts par notre Etat gargantuesque.Si on les supprime c'est leur compétitivité qui est menacée.

Comme en plus nous commencons à approcher des élections et que la clé des attitudes et des propositions de nos hommes politiques réside dans la recherche forcené de leur réélection, tout est bon pour plaire à l'électeur. Même quand ils sont en fin de mandat et en principe non rééligible, comme ce fut le cas du Président Chirac, ils pensent quand même encore avoir leur chance au lieu de profiter de cette période bénie où ils pourraient faire des choses indispensables pour le pays mais impopulaires! Toute une classe politique qui nous coute très cher en travaillant essentiellement à son propre compte.

Comment voulez vous après cela que le peuple ne soit pas complètement déboussolé? On lui a appris qu'il suffisait de demander pour obtenir, de défiler pour faire réculer des réformes, mêmes essentielles. Il a pu constater qu'en empruntant tous les ans pendant trente ans et en vivant à crédit, il ne se passait rien ! Et les oppositions de gauche comme de droite, n'ont eu de cesse de clamer haut et fort qu'il suffisait de faire,- un peu-, différemment pour que tout aille bien mieux. Etonnant non?

La sagesse populaire voulait que l'on économise pour les vieux jours ou pour les coups durs de la vie. C'était le ba ba de l'économie qui est d'ailleurs toujours valable de nos jours mais ce message de base a été occulté par les facilités modernes offertes par le système bancaire.On savait aussi qu'au dessus d'un certain montant de remboursement tous les mois(30pct max de ses revenus et encore), on sombrait dans le surendettement.Or l'on nous annonce désormais que l'Etat était surendedetté et que les caisses étaient vides. Et pourtant ce n'est pas faute d'être bardés d'économistes prestigieux dans tous les services! Pensez que l'Etat se permet même d'aider les particuliers en surendettement!

L'excuse facile pour nos politiques, c'est de s'abriter derrière le fait que nous serions moins mauvais que les autres, grecs, islandais,portugais ou irlandais. L'inconvénient c'est qu'avant de revenir à une situation économique raisonnable, quelques réserves, moins de 60 pct d'endettement( et encore) et l'équilibre entre dépenses et recettes budgétaires; il faudra....25 ans, la même durée qu'il nous a fallu pour batir cet endettement monstrueux.

Et maintenant, messieurs les politiques, les médias sans savoir et les gourous de toute sortes, on fait quoi?