Probablement pas. Il s'agit de la technique utilisée désormais par la police scientifique pour identifier des suspects dans les affaires criminelles. Vous en avez entendu parlé à l'occasion de l'arrestation du complice présumé du braqueur du casino d'Uriage près de Grenoble, Moncif Ghabbour.

C'est une technique qui n'est pas toute récente puisque d'invention hongroise dans les années 50. Par contre son utilisation en France est plus récente.Elle consiste à essayer d'identifier, grace à l'odorat de chiens policiers, le passage à tel ou tel endroit d'une personne que l'on soupçonne d'une participation à une affaire criminelle. Dans le cas de Moncif Ghabbour,la technique a été utilisé pour essayer de prouver la présence de ce suspect dans la voiture volée ayant servi au braquage.

Pour cela on prélève, à l'aide de bandes de tissu spéciale très absorbantes, l'odeur laissée sur le siège du véhicule. On fait renifler cette odeur à des chiens policiers. On leur présente ensuite plusieurs personnes comme on le fait pour identifier visuellement un suspect à quelqu'un qui l'a aperçu. Si les chiens s'arrètent devant la même personne, c'est une présomption que la dite personne pourrait être impliquée dans l'affaire étudié.

Ce n'est pas une preuve formelle comme l'ADN d'une personne, bien sur et tout dépend de la crédibilité auprès des juges de cette technique nouvellement utilisée. Dans le cas de ce suspect, deux chiens sur trois ont établi un lien entre l'odeur relevée dans le véhicule et le suspect en s'arrétant devant lui lors du "tapissage" (c'est comme cela que l'on appelle la présentation de différentes personnes aux chiens). Le troisième ne l'a pas reconnu ce qui montre bien que cette technique n'apporte  qu'une suspicion additionnelle parmi d'autres preuves plus solides. Les juges de Grenoble en ont en tous cas jugé ainsi.