Je suis toujours étonné de voir comment nos médias traitent les petits et grands évenements de ce monde.Je veux dire, bien sur, dans un seul sens, celui du sensationnel ou de sa composante sociale, le compassionnel et de manière très limitée, c'est à dire en effleurant seulement la surface du sujet.

En cette période d'été, peu propice aux nouvelles importantes et aux débat de fonds, c'est le problème des gens du voyage qui agite nos médias et leur procure leur pain quotidien. Car bien sur l'industrie des médias est soumise aux mêmes contraintes que les autres industries.Il faut qu'elle gagne sa vie, que les sociétés de médias fassent du bénéfice en fin d'exercice et pour cela il faut faire de l'audience ou du tirage pour les médias écrits!

Voila ce que j'ai cru comprendre du problème des gens du voyage. D'un coté il y a ce que l'on appelait des romanichels, des vrais itinérant à plein temps,censés dans la culture populaire et ancestrale être des voleurs de poules et vivre de la revente de paniers d'osier, du rempaillage de chaises ou de l'affutage des couteaux. Il semble y avoir maintenant, cf Bordeaux, des gens du voyage semi itinérant, commercants nous dit on l'hiver(?), et équipés de superbes caravane tractés par de gros 4X4, français de souche, dont vous ne connaissiez peut être pas l'existence et que l'affaire de Bordeaux a fait brutalement apparaitre dans notre actualité.

Vous avez appris qu'il existait quantités d'implantations sauvages des gens du voyages qui semble t il étaient tolérées avec un grand laxisme depuis des années et que brutalement on ferme.

Vous n'avez pas appris par contre de quoi peuvent bien vivre des itinérants pour pouvoir se payer luxueuses caravanes et gros 4X4. Vous n'avez pas appris non plus quels sont les droits des gens du voyages, si ces droits sont sans limites en nombre de places et à quel niveau de confort, non plus que les obligations détaillées des municipalités et leurs couts. Vous n'avez pas non plus été informés de la réalité des griefs qu'attribuent à ces populations ceux qui sont leurs voisins temporaires car ni les forces de police ni ces voisins n'ont été interviéwés. Vous n'avez pas non plus entendu s'exprimer les responsables locaux des municipalités  impliquées dans ces conflits. Est ce parce qu'ils ont vraiment refusé de s'exprimer, rien n'est moins sur. Ce n'est pas parce que le journaliste de service vous dit "avoir contacté les autorités qui ont refusées de s'exprimer" que c'est vrai. Et si c'est vrai, il est consternant que des municipalités petites ou grandes n'aient pas le courage de venir donner leur point de vue. Ce n'est pas parce que leurs paroles seront retransmises de manière biaisée (pour des raisons de sensationalisme et d'audience ou plus simplement d'opposition politique systématique) qu'il ne faut pas, et au contraire, exprimer les raisons de sa politique.Quant à la réalité de leur réputation un peu sulfureuse auprès des populations, ca n'a pas passionné non plus nos journalistes

Tout ceci est ce que j'appelle survoler le problème et n'en faire ressortir qu'une position à sens unique sur les questions que, posent aux autres français l'accueil de ces populations dont on a pu s'apercevoir qu'elles n'hésitent pas à attaquer les forces (???) de l'ordre, détruire les biens publics voire abattre stupidement des arbres qui ne leur ont rien fait. Il y a aura peut être un jour une émission de fond qui nous permette de nous faire une vrai opinion sur le sujet mais elle risque d'arriver très tard pour permettre aux français de se faire leur propre opinion sur des bases "à charge et à décharge".

NB A titre d'information sur ce problème d'accueil des gens du voyage, deux expériences personnelles ou semi personnelles. 1/J'ai été responsable d'un réseau de stations services dans le 95. Au printemps, période à laquelle les gens du voyage venaient en nombre sur ce département, les monnayeurs des distributeurs deux temps y étaient systématiquement visités, les enfants prenaient la douche dans le lavage auto et leurs visites à la boutique faisaient l'objet d'une surveillance attentive des gérants qui les craignaient beaucoup.
2/ J'ai un ami conseiller municipal d'une petite ville de banlieue de 2000 habitants. Il me raconte que les gens du voyage se connectent systématiquement sur l'eau des pompiers et sur l'électricité du poteau EDF le plus proche et que bien entendu quand ils partent ils laissent derrière eux leurs ordures ménagères à nettoyer par la communauté. Par ailleurs pour aménager un terrain d'accueil comme le prévoient les lois, il en coutera à l'intercommunalité de sa commune la somme de 850 000 euros qui seront bien entendu à la charge des contribuables locaux. Avec ou sans eau et électricité gratuite, je ne sais pas....