Si vous lisez régulièrement les titres de vos médias, vous pouvez penser que l'Euro c'est foutu et que nous ne sommes pas loin du détricotage de l'euro, si du moins nous arrivons à trouver comment le faire. La faute aux malversations diverses des gouvernements grecs pour maquiller leurs comptes suivis du gonflement dramatique des dettes souveraines dans un certain nombre de pays, dont la France.

Et pourtant, il y a des pays candidats à l'entrée en Zone euro comme le prouve l'acceptation par l'Union Européenne de l'adoption de l'Euro comme monnaie nationale par l'Esthonie, un des pays baltes, à compter du 1er janvier 2011.Pour ce faire, il a fallu que ce pays fasse la preuve, à travers un parcours du combattant compliqué, que ses autorités et le pays lui même étaient capable de gérer sérieusement leurs finances publiques et donc d'apporter son concours au soutien de la monnaie commune.

Bravo à ce pays de démontrer que l'Euro, en dépit des vicissitudes actuelles et des doutes contraires instillés par nos médias, est une monnaie forte et attractive.

Autre candidat à l'entrée en zone euro, l'Islande qui jusqu'à présent n'avait pas ressenti d'attarction particulière pour l'Union Européenne et avait préféré jouer son jeu économique et financier propre. Il lui en a couté très chèr puisqu'elle a été l'un des pays au monde le plus touché par la Crise du subprime qui l'a menée au bord de la faillite. C'est dans ces circonstances que l'on s'aperçoit de l'intéret a être "adossé" à d'autres pays à économie et gouvernance forte comme l'Union européenne. Elle l'a compris et vient de demander à discuter des conditions à remplir pour entrer en zone Euro. L'Union Européenne vient de l'accepter. Incidemment, il serait intéressant de savoir comment les pays réticents à l'Euro, comme son voisin du sud,la Grande Bretagne ou de l'est la Suède jugent de cette entrée potentielle en zone Euro?

Dans la mesure où l'on impose à ces nouveaux entrants ou entrants potentiels des conditions sevères d'orthodoxie financière et économique, se pose effectivement la question de comment ne pas satisfaire la demande d'Angela Merkel et de l'Allemagne de mettre en place des mécanismes de sanctions sevères contre les pays déjà membres mais qui ne respectent pas ces contraintes. Sanctions qui pourraient être financières, des amendes, ou pire pouvant aller jusqu'à l'exclusion de la Zone Euro.

Car si l'on ne voulait pas traiter de la même manière nouveaux entrants et anciens de l'Euro, cela voudrait dire que l'on laisse au marché, régulièrement vilipendé pourtant par notre personnel politique, le soin de jouer le chien de garde de l'Euro comme il vient de le faire, avec raison à mon sens, pour la Grèce et pour les autres pays à forte dette souveraine.

A suivre, bien sur....