Il est curieux comme peuvent être perçu, négativement ou positivement en fonction de l'humeur du jour des marchés, des phénomènes dont le sens économique est pourtant connu de tous. Ainsi en est il depuis des semaines de la glissade de l'Euro contre le dollar qui a amené le taux de change de l'Euro aussi bas que 1.20 dollar par euro.

Or, a priori, une telle baisse de l'Euro face au dollar ne peut qu'améliorer considérablement la compétitivité des exportations des pays de la zone Euro, même si elle affecte à la hausse le cout de ses importations en en particulier ses importations de pétrole et de matières premières, tout au moins celles libellées en Dollar. Dans l'équilibre global, hausse des couts liés aux productions importées/ baisse des prix de revient, tout dépend bien sur de l'importance respectives des couts liés au dollar et de ceux liés à la monnaie locale,en particulier ceux de main d'oeuvre, pour un produit donné. La monnaie dans laquelle est faite la vente, comme le dollar pour les Airbus, est aussi un élément important du prix de revient des produits  et de leur compétitivité.

De manière générale on considère qu'à part les cas particuliers du type Airbus, une baisse de l'euro, des très hauts niveaux où il était arrivé, etait un élement très positif pour notre compétitivité et notre commerce extérieur.N'avons nous d'ailleurs pas entendu pendant des mois les observateurs, les chefs d'entreprises et les politiques se plaindre journellement de la surévaluation de l'Euro qui nous désavantageait par rapport au Dollar et au Yuan Chinois qui lui est lié.Le marché aurait donc du saluer d'une hausse importante cette bonne nouvelle, voire même en remercier les grecs. Ce fut l'inverse qui arriva, la bourse s'écroula, la glissade de l'Euro s'accentua et le pessimisme triompha.

Or,les premiers résultats de l'activité industrielle d'avril, juste avant la plongée sont les meilleurs observés depuis longtemps avec 0.8 pct de hausse d'activité mensuelle et de 9.5 pct en base annuelle. La théorie rejoint la pratique avec des de exportations de biens manufacturés en forte hausse et en sens inverse, car la compétitivité joue aussi en sens inverse face aux produits importés, un tassement des importations. La preuve est faite que la vrai compétitivité de l'économie de la  zone euro face aux produits américains ou de zone dollar se situe à 1.2 Euros pour un dollar.

Autre effet néanmoins, négatif cette fois, la hausse du prix des carburants et des produits ou services qui lui sont liés, comme les transports routiers ou aériens.

Bonne nouvelle dont on espère qu'elle va ragaillardir à la fois la Bourse et l'humeur des français sans néanmoins faire repartir l'Euro à la hausse !