Les Bourses mondiales s'écroulent à nouveau ce qui va générer une autre crise financière qui risque fort d'être aussi sèvere que la première mais tout aussi problématique. Sauf que cette fois les fautifs ne sont pas des banquiers ou des traders, américains ou anglo saxons de surcroit que nous allons pouvoir, nous, européens et français en particulier, vilipender à l'envi et clouer au pilori médiatique.

Cette fois ce sont les comportements démagogiques des personnels politiques européens qui sont la cause de cet écroulement boursier. Et pas qu'un peu, 25 à 30 ans de dépenses somptuaires parfois, toujours hélas supérieures aux recettes, qui produisent leur effets aujourd'hui par une perte de confiance généralisée dans les économies européennes. Mais surtout c'est le remède qui est ressenti comme encore pire que le mal.

Pour la première crise qui était surtout une crise de liquidité entre banques, il avait suffi que les Etats ou leurs banques centrales empruntent eux même pour remettre de l'huile dans les rouages.La c'est l'annonce, non coordonnée, de plans de rigueur dans toute l'Europe qui suscite la méfiance car qui dit plan de rigueur dit moins d'argent public à investir dans des infrastructures voire des aides sociales. Et donc un impact fort sur une reprise qui est déjà bien problématique.

Après l'Irlande il y a déjà longtemps,la Grèce plus récemment à laquelle on demande de nouveaux efforts, c'est l'Espagne, le Portugal et désormais l'Italie qui doivent se serrer la ceinture dans la zone Euro. Hors zone euro, c'est la Grande Bretagne qui profitant du changement de majorité politique annonce ses premières mesures de restriction. Même l'Allemagne y va de son plan. Reste la France, suivante sur la liste des économies trop endettées, qui a annoncé également des mesurettes mais dont les élites politiques et ministérielles vivent toujours sur le meme pied en continuant à accroitre leur personnel comme le secrétaire général de l'Elysée le mentionnait encore récemment.Selon Claude Guéant," les ministères pourrraient fonctionner aussi bien avec moitié moins de conseillers".

Que va t il se passer maintenant? Nul ne sait car contrairement à la crise financière d'il y a deux ans, il ne semble y avoir personne à la tête de l'Union Européenne pour prendre le leadership. Le Président européen( vous savez bien Van Rompoy!) que l'on vient d'installer ne repond plus ce que montre bien combien cette réforme de Lisbonne que nous avons mis 5 ans à approuver était de peu de valeur et d'ambition. Même Nicolas Sarkozy fait dans la discrétion. Et tout le monde joue la même partition au même moment, la rigueur devenue pour une fois populaire( chez les chefs d'état seulement).

Je crains qu'il n'y ait pas de solution miracle à 25 ans de gabégie généralisée et personnellement je n'en ai pas. Quant au sauveur miracle à la De Gaulle où à la DSK comme celui ci semble se positionner, ce n'est plus l'époque.

Alors, Messieurs et Mesdames nos dirigeants, quand  allez vous nous parler, de manière coordonnée SVP, pour nous montrer que vous nous servez bien à quelque chose?