CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

07 novembre 2009

Manque d'Electricité:Insuffisances du service public ou internalisation trop rapide d'EDF?

S'il est une affirmation( gratuite) qui court les ondes et les médias, c'est que le Service Public est le top du top, le meilleur de ce que, en tant que "usagers", vous pourrez jamais obtenir des services ou fournitures fournis par des sociétés, qu'elles soient publiques ou privées. Comme s'il suffisait d'être une administration pour qu'automatiquement les employés de cette administration se sentent investis de la mission sacrée de fournir ses services à l'entière satisfaction des usagers. A contrario, tout service fourni par une société privée est entachés du péché congénital d'être assorti d'un "profit", vocable détestable qui signifie l'exploitation de l'homme, employé ou client, au profit de l'homme actionnaire.

Ca n'est pas nécessairement l'avis du client mais ceux qui en parlent dans les médias, syndicalistes ou hommes politiques, ignorent cet avis et ne veulent surtout pas entendre parler de mesurer cette satisfaction éventuelle alors qu'elle ne pourrait que faire progresser la qualité de ce service en faisant connaitre les attentes de ces clients et en y sensibilisant le personnel du Service Public.

Qu'attendons nous du Service Public de l'EDF notre électricien national? Qu'il nous fournisse sans défaut,en tout temps et en tout lieu, en quantité suffisante et à un prix compétitif l'électricité dont nous avons besoin pour nous éclairer, nous chauffer, faire tourner nos équipements ménagers, notre télévision et désormais notre internet, ainsi que des services essentiels comme les trains, le metro etc.AA_011

Or que nous dit on dans les journaux ces temps çi? Que EDF allait devoir importer cette année des quantités considérables d'électricité pour pouvoir passer les pics de la demande et ce même si la température se montre clémente cette hiver !!.Alors que cela fait des années que la France est exportatrice nette d'électricité, grace, nous disait on, à son parc de centrales nucléaires.

Dejà l'année dernière, EDF avait été obligée d'importer de l'électricité pendant quelques jours, le temps de passer quelques  pics de consommation dont celui, record, du 7 janvier 2009 à 92400MW.Pour l'hiver prochain il est prévu que EDF importe 4000MW( l'équivalent de 3 tranches nucléaires ou de 5000 éoliennes à plein régime, s'il y a du vent bien sur) pendant tout le mois de février.Et encore si l'hiver est clément car sinon il faudra peut être délester, c'est à dire couper l'électricité en certains endroit et pour certaines installations. Pour avoir connu des quartiers entiers sans élecricité en Afrique je peux vous dire que ce n'est ni drôle ni rassurant

La faute à qui? Au nucléaire parait il et aux grèves du printemps dernier qui auraient désorganisés les travaux d'entretien prévus dans ces centrales nucléaires qui de ce fait ne seront pas complètement opérationnelles cet hiver .Il n'était pourtant pas diffcile de prevoir qu'avec une consommation qui n'arrète pas d'augmenter, avec des moyens de production à l'identique à l'exception d'éoliennes ou de centrales à biomasses ou photovoltaïques dont on parle bien plus souvent qu'elles ne produisent de KWH, nous allions nous trouver un jour dans cette situation.Qu'a fait EDF pour éviter la panne? Pas grand chose car l'électricité malheureusement ne se stocke pas.

Curieusement voiçi apparaitre un "groupe de travail sur la pointe" qui va se réunir pour la première fois sous la Présidence conjointe d'un député et d'un sénateur et sous la haute autorité du Ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean Louis Borloo. Que pensez vous qu'il en sortira? Rien car il faut dix ans pour construire des capacités de production supplémentaire (non émittrices de CO2 bien sur), tout aussi longtemps pour mettre en place des lignes haute tension dont les populations ne veulent pas et encore plus pour assurer une bonne interconnexion entre notre réseau et ceux des pays voisins. Pays dont on suppose qu'ils auront eu, eux , l'intelligence de construire des capacités de production additionnelles. Car sinon.....

Dans le même temps, on nous annonce que EDF va enfin boucler son implantation aux Etats Unis en y rachetant 50pct des centrales nucléaires de l'américain Constellation Energy.Et qu'elle prevoit d'investir lourdement en Grande Bretagne et en Italie pour renouveler le parc de centrales nucléaires vieillissant de British Energy ou en construire des neuves en Italie. Les anglais ou les italiens ont décidément bien de la chance de trouver les contribuables français pour investir des moyens de production d'électricité chez eux !!!

Cela fait un moment, si vous lisez des colonnes, que je pose la question de l'expansion à tout va d'EDF en dehors de France et de la position de son actionnaire principal, l'Etat, et de son représentant sur cet axe stratégique de son développement vis à vis des besoins des français.Nous sommes devant un silence sidéral du Ministre de l'Energie, du Premier Ministre voire du chef de l'Etat sur le sujet.

Il reste à espérer que nous ne vivions pas un hiver "comme on en a pas vu depuis quarante mille ans" comme disait Serge Reggiani dans sa chanson  intitulé "les Loups"...

Posté par CaDerange à 07:32 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2009

Réserves gazières Turkmènes :Intox anti-Nabucco ?

Dans la grande lutte entre des promoteurs divers pour « s’approprier » l’approvisionnement de l’Europe en gaz, vous connaissez la bataille entre la Russie qui souhaiterait maintenir son monopole sur cet approvisionnement en assurant le transport et la vente du gaz de l’Asie Centrale et du Turkménistan en particulier, et l’Union européenne qui souhaite rigoureusement l’inverse, c'est-à-dire de ne plus être sous la dépendance exclusive d’un seul fournisseur, la Russie en l’occurrence. Bagarre amplifiée par le peu de contrôle sur les gazoducs russo-européens lors de leur traversée du glacis de pays séparant la Russie et l’Union Européenne, Ukraine et Biélorussie en tête, comme l’ont prouvé les difficultés d’approvisionnement de ces dernières années. AA_008

Cette bagarre se traduit en terme concrets par des projets de construction de gazoduc au nord et au sud de l’Union Européenne pour amener toujours plus de gaz vers ces consommateurs insatiables que nous sommes. Au nord le Nordstream qui, curieusement, en passant sous la Baltique, a évité de passer par le territoire polonais comme si la Pologne appartenait toujours au glacis Russo-Européen. Un gazoduc d’une capacité de 55 milliards de M3, de 1200 km de long et d’un coût prévisionnel de 7.4 milliards d’Euros qui attend toujours l’accord des pays riverains de la Baltique pour pouvoir passer dans leurs eaux territoriales. Le Danemark vient de donner le sien, il manque encore celui de la Finlande et de la Suède pour que puissent commencer les travaux, en 2010.

Au sud, c’est plus confus avec deux projets en concurrence, le Southstream d’obédience russe, même si Berlusconi le défend également, et Nabucco soutenu par la Commission européenne. Sans compter que la Russie a en principe signé un accord avec le Turkménistan pour « commercialiser » son gaz  qu’elle rapatrierait vers le Southstream  par l’intermédiaire d’un gazoduc supplémentaire qui remonterait vers le nord le long de la Caspienne

Les deux ont pour but de s’approprier le gaz de la zone de la mer Caspienne et en particulier du Turkménistan, pays de cette zone le plus riche en réserves gazières. Le Southstream est prévu avoir une capacité de 63 milliards de M3, couter une vingtaine de Milliards d’euros et passer sous la Mer Noire, passage pour lequel il a déjà obtenu l’accord  turc pour passer dans ses eaux territoriales. Le Nabucco lui est un peu le mouton noir de cette brassée de gazoduc, mal vu qu’il est par la Russie. Il est prévu avoir une capacité de 31 milliards de M3 et couter 9 milliards d’euros.

La Turquie qui joue sur les deux tableaux avec Southstream au Nord sous la Mer Noire et Nabucco au Sud et à l’Est, a bien signé avec l’Union Européenne pour y participer mais du bout des lèvres. Il est vrai qu’elle est, elle, approvisionnée en gaz exclusivement par la Russie !

Tous les coups sont bons dans cette gigantesque bataille et en voici un récent d’origine russe pour attaquer Nabucco. C’est le journal russe Vremya Novosteï qui le porte en affirmant que les réserves gazières Turkmènes ne sont pas ce que l’on pensait et qu’elles seraient surestimées par un facteur Deux ou Trois. Or, effectivement, c’est bien beau d’avoir un ou deux tuyaux d’évacuation, s’il n’y a pas assez de gaz à évacuer, ca ne marche pas !

Avant de se lancer dans de tels investissements néanmoins, les protagonistes de l’aventure avaient missionné le cabinet anglais spécialiste de ce type d’évaluation Gaffney, Cline et Associates, GCA qui avait évalué les réserves du pays en octobre 2008 à un minimum de 14 000 milliards de m3. De quoi approvisionner à la fois le Southstream et Nabucco !

Mais bien sur ce genre d’évaluation est fait à partir de documents fournis par la compagnie ou les autorités du pays. Vremya Novosteï semble dire qu’ils étaient falsifiées, GCA affirme  qu’ils s’en seraient rendu compte si ca avait été le cas.

Alors Info ou Intox ? A vous de juger…

NB Notons que l’évacuation du gaz turkmène ne se limite pas à la seule Union Européenne. Vers l’est également et via le Kirghizstan, on peut l’amener vers un autre consommateur tout aussi insatiable que l’Union,…la Chine.

Posté par CaDerange à 06:54 - Energie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2009

Les Français toujours en délicatesse avec l’Economie…

Une étude effectuée par l’Institut de sondage BVA pour le compte du CODICE, le Conseil pour la diffusion de la Culture économique, un organisme, de mémoire, crée par notre ex ministre des Finances Thierry Breton, vient de confirmer l’ignorance des français dans ce domaine. Un sondage parmi les leaders d’opinion (??) politiques, économiques ou médiatiques juge en effet que cette connaissance en économie est « très mauvaise » pour 12 pct de ces opinons exprimées et « plutôt mauvaise » pour 70 pct d’entre elles.

Un ex Premier Ministre en la personne de Michel Rocard avait également exprimé en son temps le drame que cette ignorance de l’économie constituait pour le pays dont les populations ne comprenaient pas les ressorts de la marche du monde. Un autre de nos grands dirigeants, François Mitterrand, juriste de formation, tenait par contre l’économie pour une science négligeable. D’après lui, il suffisait de dire aux acteurs économiques ce que l’on attendait d’eux pour qu’ils s’exécutent. Sans doute avait il oublié de le faire quand en 1983 il fut obligé de dévaluer plusieurs fois après deux années de folles dépenses.

Que faire pour améliorer les choses ? Les mêmes sondés pensent à 90pct que c’est à l’Education Nationale de faire ce travail d’éducation. Las! Pour former il faut avoir soi même été  formé et dominer une discipline. Or un rapport de 2008, tout en jugeant que « l’enseignement des sciences économiques et sociales était un pilier fondamental de la formation du citoyen », jugeait également, sur la base des manuels scolaires, que « les programmes actuels s’intéressaient trop aux aspects sociaux négatifs, pas assez aux réussites de la société et se traduisaient ainsi par l’enseignement de clichés préjudiciables à la manière dont était perçue cette économie ».

J’ajouterais qu’un des défauts de base de cet enseignement est de lier activité économique et sociale en considérant que l’une, l’activité économique a pour finalité le développement social, alors que, dans tous les pays du monde, le développement social est le résultat et la conséquence d’une activité économique prospère. Comme le disait Monsieur Bergeron, grand syndicaliste, pour distribuer, il faut d’abord qu’il y ait du « grain à moudre ».

Notre enseignement, dont les acteurs ont été nourris pendant des décennies à la mamelle des théories marxistes et n’ont jamais pratiqué quelque activité économique que ce soit,  a, bien entendu, d’énormes difficultés à comprendre que c’est le chien( l’économie s’entend) qui remue la queue( le social) et pas l’inverse et à l’enseigner à nos enfants.

Au-delà du seul enseignement, à qui il est aisé de faire porter le chapeau, signalons le rôle déterminant des médias qui, eux aussi nourris à la mamelle du marxisme, et adeptes de la « vente prioritaire » (eh oui ils ont aussi des objectifs commerciaux !) du scoop ou de l’information provocatrice, se soucient fort peu d'apprendre à nos concitoyens le fonctionnement du système économique.

En voici un exemple récent avec un reportage à la télévision appellé "Le salaire de la peur", qui parlait des conditions de travail dans un super ou hypermarché de la banlieue parisienne dans laquelle la direction se débarrassait de différentes caissières les unes après les autres sous des pretextes divers, dont l'appartenance syndicale, et avec la complicité d'autres employées.Les employées concernées exprimaient, chez la psychiatre du travail,leur écoeurement de ces méthodes de leur direction et de leur propre complicité.

   

Reportage intéressant et bien documenté sur certaines méthodes tout à fait condamnables. Est ce pour autant qu'il fallait extrapoler cet exemple dans cette industrie  et généraliser ce probleme de mal être au travail à l'ensemble de l'industrie et du commerce avec un lien suggéré aux suicides qui endeuillent certaines sociétés en ce moment?

Quel image voulez vous que les jeunes aient du monde industriel et commercial qui nous entoure en faisant réference aux cadences infernales comme si elles étaient universellement répandues et imposées aux salariés sans raison autre que l'avidité des actionnaires comme responsable! L'accroissement des cadences et de la productivité sont infiniment plus souvent liées à l'automatisation, à l'amélioration des processus et à des investissements, payés par les dit actionnaires, qu'à l'accroîssement de la vitesse d'exécution de la machine humaine dont on sait fort bien qu'elle a ses limites.

Certains de ces comportements existent, c'est certain. Mais, peut être auraient ils pu aussi s'intéresser aux raisons objectives qui expliquent des conditions de travail parfois limites? La concurrence qui est au coeur du système capitaliste et est à la fois la meilleure et la pire des choses en tirant les prix vers le bas mais aussi en poussant les directions à diminuer les effectifs pour rester compétitif.

Ils auraient peut etre aussi pu s'intéresser aux patrons que l'on ne rencontre pas aux prud'hommes, ceux qui tiennent leur entreprise à bout de bras et sans y gagner grand chose et se refusent, sauf nécessité absolue, à licencier. Et rappeller qu'il existe des actionnaires qui ne touchent pas de dividendes pendant des années, voire parfois perdent leur mise, particulièrement en ces temps de crise.

Et puis surtout dire qu'il n"y a pas d'autres système économique de remplacement au capitalisme, le système communiste, qui fut l'espoir du monde pendant 70 ans, ayant piteusement échoué

Il aurait fallu pour cela qu'ils fassent de la pédagogie et essayent d'expliquer à leurs spectateurs le fonctionnement du système industriel et économique qui nous fait tous vivre au lieu de surfer sur l'air du temps. Bref qu'ils fassent leur métier de journaliste....

 

Posté par CaDerange à 06:57 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2009

Un Grand Bravo à l'Homme Liberté, Alain Robert.

Vous entendez parfois aux nouvelles que l'Homme Araignée, -c'est comme cela que l'on appelle Alain Robert dans les médias-, a grippé au sommet de telle ou telle tour dans tel ou tel endroit du monde. Recemment c'était à la Défense pour rendre hommage à un ami( et pas pour placer une banderole pour Jean Sarkozy). Quelques mois plus tot c'était à Kuala Lumpur en Malaisie, pour escalader les tours Petronas, parmi les plus hautes du monde à plus de 400 m.

A chaque fois c'est "à la main", sans protection et sans sécuritè et ca se termine dans les bras de la Police qui l'emmène au poste.C'est du moins l'image que nous en donne nos médias. Sans doute êtes vous comme moi, vous n'y accordez pas grande importance, c'est devenu banal en quelque sorte. C'est tout juste si on connait son nom, un amuseur public en quelque sorte dont on sous estime parfois la popularité dans le monde où il est plus connu qu'en France, mais qui participe de la réputation de notre pays. Qu'on le veuille ou non, il est aussi l'image de la France dans le monde et témoigne de la qualité de notre démocratie et de l'amour de son peuple pour la liberté. C'est pour cela que je l'ai appellé l'Homme Liberté et que j'ai voulu lui rendre un petit hommage avec ce Grand Bravo.

Je rend grace néanmoins à nos médias, que je vilipende souvent, pour avoir fait une émissions sur ce français peu connu. C'était à "Thé ou café" où il lui a été accordé une heure de découverte.

J'y ai découvert un grand sportif tout d'abord , un maître de l'escalade à mains nues en montagne avant de découvrir les "montagnes urbaines", comme il considère les gratte ciel du monde. Un homme simple et modeste qui s'amuse à faire ces escalades comme un "pied de nez à la société",sic,pour profiter de la vie, tout simplement.Un homme abouti désormais et bien dans sa peau qui a ainsi réussi à vaincre ses peurs de gamins.

Une activité très technique également car ce n'est pas tout de décider d'escalader telle ou telle tour. Ca se prépare, il fait connaitre les lieux et les surfaces sur lesquelles vous allez grimper car il y autant de revètements dfférents que de tours dans le monde et leur adhérence varie en fonction des élements. Ce sont donc des expéditions à préparer au même titre qu'une vrai escalade en montagne si on veut en revenir vivant.Un vrai sport car ca ne marche pas à tous les coups et on en paye dans sa chair les ratés éventuels, comme ca a été le cas pour Alain Robert

Car Alain Robert joue sa vie chaque fois, et sans assurance s'il vous plait, car aucun compagnie d'assurance n'a accepté de l'assurer pour ce type d'exercice. Peut être la Fédération Française de Sports de Montagne l'aurait elle pu mais elle n'a visiblement pas accepté le concept de montagne urbaine cher à Alain Robert.Et pour rien, car ces escalades ne sont pas "monnayées" comme les mariages de telle ou telle de nos vedettes médiatiques! Bref un homme rafraichissant dans le monde d'aujourd'hui qui "profite de la vie mais pas du système", un Robin des Bois moderne.

Ce qui est intéressant également, c'est de s'apercevoir que la réponse de la société à ces escalades est curieuse et diverse. Car vous pouvez parfaitement escalader telle ou telle montagne dans le monde et prendre des risques insensés. La société vous considérera comme un héros et viendra à votre secours à grand frais pour la collectivité en cas de problème. Rien de tel pour ces escalades qui sont interdites partout dans le monde, attirent néanmoins l'admiration des spectateurs et l'attention des télévisions mais et qui vous amène automatiquement...au poste de police.

Avec des conséquences qui peuvent être graves. Une certaine bienveillance en France et dans certains pays, de la brutalité dans d'autres( Houston au Texas), 5 ans d'interdiction de séjour en Chine, et la menace d'être condamné à la prison quelques années dans un grand nombre de pays. Au nom de la protection de la proprîété privée je suppose.

Un Grand monsieur qui, je pense, serait un bien meilleur modèle pour nos enfants que bon nombre de ceux à qui chaque année, on accorde la légion d'honneur à la promo (promotion ou promo commerciale à votre choix) du 14 juillet.

Un Grand Bravo encore à notre " Homme liberté", Alain Robert et merci à la télévision de nous l'avoir mieux fait connaître   

Posté par CaDerange à 06:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2009

Brèves de Blog…gazières

  • .Le gaz est considéré comme l’énergie de l’avenir, tout au moins pour les 50 ans à venir, du fait de ses réserves mondiales prouvées supérieures à celles de pétrole brut, de la moindre émission de CO2 que sa combustion ne génère et de la « propreté » de sa combustion par rapport au pétrole et surtout au charbon. Il a l’inconvénient par contre de nécessiter une logistique très lourde. Soit par l’intermédiaire de gazoducs long de milliers de kilomètres comme ceux reliant l’Asie Centrale à l’Europe(Nabucco) ou celui du Tchad à la mer via le Cameroun. Soit par l’intermédiaire de très couteuses usines de liquéfaction (à –

    160°C

    ) au plus près des zones de production, de bateaux méthaniers spécialisés, fort couteux également, pour le transporter une fois liquéfié et à l’arrivée, sur les lieux de consommation, d’usines de regazéifications et de capacités de stockage spécifiques (des sphères) avant de l’amener jusqu’au consommateur final par d’autres réseaux de distributions.

    Vous comprenez que dans ces conditions  il se soit développé moins vite que son grand frère liquide et que par contre il en reste davantage de réserves prouvées. La demande mondiale de GNL/LPG est ainsi prévue doubler d’ici à 2020 à 370 millions de tonnes/an !!

  • Total vient ainsi de démarrer sa première usine de liquéfaction de gaz naturel opérée en propre sur le golfe d’Aden au sud du Yémen. Elle sera alimentée par un gisement situé au centre du pays, à

    325 kilomètres

    de la côte et relié par gazoduc.AA_005

    C’est le plus gros investissement jamais réalisé au Yémen, un des pays les plus  pauvre du monde avec un PIB de 1000 dollars par habitant,  bien connu comme le réservoir de main d’oeuvre de son voisin, l’Arabie Saoudite. L’usine est prévue en deux phases (deux trains de liquéfaction en vocabulaire gazier) arriver à une capacité de 6,7 millions de tonnes de gaz liquéfié par an à destination des Etats-Unis, de la Corée et du Japon. C’est Technip qui a fourni l’ingénieurie, en association avec le japonais JGC,  l’américain KBR et le français Spie pour la pose du gazoduc lui-même.
    L’état yéménite devrait en récolter en droit et taxes diverses des revenus de l’ordre de 4 pct de son PIB actuel, ce qui devrait améliorer les moyens de ce pays de 24 millions d’habitants, encore très féodal.

  • Confirmation s’il en était besoin que la croissance de l’économie mondiale se fait et se fera au gaz et dans la zone pacifique, Shell, ExxonMobil et Chevron ont annoncé le lancement d’un projet à 37 milliards de dollars pour construire une autre usine de liquéfaction de gaz naturel en Australie sur l’île de Barrow. Elle est prévue produire 15 millions de tonnes de GPL/LPG à partir de 2014.

  • Seule question que soulève cette floraison d’annonce de nouvelles usines de production de produits énergétiques, comment les pays de cette zone et en particulier la Chine pensent il réussir à diminuer dans le même temps leurs émissions de CO2 ?

Posté par CaDerange à 07:29 - Les Brèves et les Bravos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2009

Expansion internationale des entreprises espagnoles: Il y avait tricherie!

L'arrivée de l'Espagne dans l'Union Européenne après des décennies d'assoupissement sous le régime franquiste, était apparu comme un reveil extraordinaire de la belle endormie avec une forte croissance économique continue pour rattraper le niveau d'équipement en infrastructures de l'Europe, améliorer le niveau de vie des populations et réduire le chomage.Les subventions européennes, bien sur, y aidaient beaucoup mais le dynamisme évident des entreprises espagnoles en était une autre raison majeure;

Ce développement entrepreneurial s'effectua naturellement en direction de l'Amérique latine avec laquelle les liens ethniques et linguistiques facilitèrent les choses mais également vers tous les pays d'Europe et dans beaucoup de secteurs où l'on n'aurait pas imaginé les entreprises espagnoles capables de jouer les trouble-fêtes voire de s'imposer comme acteur majeur dans leur secteur au niveau européen.

Ce fut le cas dans le secteur bancaire ou BBVA ou Banco de Santander sont clairement des leaders européens, mais aussi dans l'électricité avec Iberdrola s'emparant de Scottish Power ou encore Endesa avant de perdre sa btaille comme E.ON puis Enel. Ce fut le cas dans la téléphonie avec Téléfonica rachetant O2 en Grande Bretagne et dans les sociétés de Travaux Publics principales bénéficiaire du boom immobilier mais aussi prédateur avisés dans d'autres domaines que le leur partout en Europe. Ainsi en fut il de Ferrovial qui racheta les aéroports britanniques avant d'être mis en demeure par les autorités de la concurrence d'en revendre quelques uns.

Ainsi en fut il également en France avec l'attaque féroce de Sacyr Vallehermoso sur Eiffage qui aurait sans nul doute été absorbé sans la défense tout aussi pugnace de son Président Monsieur Roverato que nous devons remercier d'avoir réussi à maintenir ce fleuron de la construction française( cf le viaduc de Millau!!) au sein de notre industrie.

De temps en temps, il m'était venu à l'idée qu'il devait bien y avoir une explication à cette aggressivité du coté des possibilités de déduction fiscale de tels investissements mais jamais la presse économique n'avait, semble t il, envisagé une telle hypothèse ni investigué dans ce sens non plus que nos pouvoirs publics ne s'en étaient inquièté.

Il apparait aujourd'hui que les attaques de ces nouveaux conquistadors espagnols avaient bien été rendues possibles par des possibilités de déduction fiscales extraordinaires. C'est ainsi que la Commission Européenne evalue aujourd'hui à 30 milliards d'euros les déductions fiscales dont auraient bénéficiés ces entreprises depuis 2002, date à laquelle le gouvernement espagnol avait mis en place un mécanisme fiscal particulièrement avantageux pour favoriser leur développement international. Jugez en plutôt: Ce dispositif permettait de déduire de leurs impots chaque année pendant 20 ans la différence entre le prix d'achat des sociétés rachetées( la valeur de marché) et la valeur des actifs dans les livres infiniment plus faible car liée à la valeur historique de ces actifs dont certains largement amortis!!

La Commission de Bruxelles vient donc d'enjoindre l'Espagne de supprimer ce dispositif à la date de sa saisine(Décembre 2007) mais sans effet retroactif. Seul le rachat mineur, l'année dernière, de Alliance et Leicester par Banco de Santander ne bénéficiera donc pas de cette déduction fiscale;

Il est étonnant qu 'un dispositif de ce type n'ait pas donné lieu à de violentes protestations chez les autres membres de l'Union. En France, en particulier, il ne me semble pas qu'aucun de nos hommes politiques sur la période ne se soit ému de cet avantage donné à notre voisin espagnol pour que ses entreprises puissent s'emparer à bas coût de leurs concurrentes françaises. Peut être étaient ils en campagne électorale pendant ce temps ou n'avaient ils pas bien compris l'enjeu? En tous cas c'est terminé et c'est tant mieux.

Merci donc à la Commission Européenne de s'être substituée à nos autorités pour protéger nos entreprises de l'aggressivité espagnole.    

Posté par CaDerange à 06:52 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

Air France: Livraison du premier A 380 européen ...à Hambourg!

J'ai eu l'occasion dans ce blog de m'étonner de la modification régulière dans EADS, de l'importance des intérêts allemands au dépens des intérêts français. En clair, de la montée en charge des fabrications des Airbus dans l'usine EADS de Hambourg au détriment de celle de Toulouse.

Il m'avait semblé que dans les négociations franco allemande pour définir les plans de charge des deux usines, le coté français avait manifesté un certain laxisme,- ou un certain manque de combativité-, dans cette bataille industrielle et commerciale. L'avion le plus vendu de la gamme Airbus, l'Airbus A 320, était déjà exclusivement fabriqué à Hambourg et l'on nous racontait alors que l'usine de Hambourg était spécialisée sur les petits appareils et celle de Toulouse sur les gros, la taille des appareils devant en  principe en compenser le nombre plus faible en terme de charge de travail globale.Ceci supposait que l'on admette déjà des "droits égaux" à fabriquer la gamme des Airbus des deux cotés du Rhin alors qu'à ma connaissance la contribution majeure au développement technique de cette gamme d'avions venait de la partie française.

Au moment de la mise ne production du plus gros avion de la gamme, l'Airbus A 380, contrairement à la philosophie officielle sur le sujet, on nous a expliqué qu'il fallait pour cet avion deux lignes de production, une à Toulouse et une à Hambourg. Avez vous eu l'impression que nos pouvoirs publics ou nos hommes politiques à l'époque aient manifesté quelque réserve que ce soit sur cette repartition des taches? Silence assourdissant de leur part, n'est ce pas? Peut être avaient il, d'ailleurs, déjà négocié la Présidence d'EADS pour Monsieur Gallois contre la deuxième ligne de production à Hambourg,la présidence de la société contre des milliers d'emplois?

Toujours est il qu'il en fut décidé ainsi et que dans cette répartition des taches l'usine d'Hambourg fut chargé de toute la partie cablage électrique du nouvel avion. Avec le désartre que l'on sait!  Deux ans de retard dans le programme et deux ans plus tard un processus industriel de ce cablage toujours à moitié manuel.

Quand je vois aujourd'hui, pour la première livraison d'un Airbus A 380 à une compagnie européenne et à Air France en particulier que la remise des clefs se passe à Hambourg, mon coeur d'ancien toulousain se serre et j'ai l'impression qu'au fil des ans, nous avons bradé le leadership d'EADS et de la construction d'avion européenne à des interlocuteurs plus pugnaces que nos propres négociateurs.

Quel dommage !

NB Sur le plan psychologique, il eut été préférable ,- et ce n'était, à mon sens, pas très difficile- de prévoir que cette livraison à Air France de fasse à Toulouse. Monsieur Gallois n'a pas du y penser. Dommage pour la symbolique du geste...   

Posté par CaDerange à 06:44 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1