31 octobre 2009
Moins on me voit, mieux je me porte….
C’est presque devenu la devise des compagnies pétrolières qui, depuis que les exploitations off shore sont apparues, se sont bien rendu compte que ce type d’exploitation, bien que notoirement plus chère à mettre en place, offraient l’immense avantage d’être à l’abri des convoitises des uns et des autres.
Quand vous pensez que les exploitations de Shell, Total ou des autres pétroliers dans le delta du Niger au Nigéria sont soumises en permanence à des attaques de toutes sortes, parfois violentes et même meurtrières, au point qu’elles ne produisent qu’à la moitié de leur capacité nominale, ,il est évident que des installations de production off shore, parfois loin de la côte, sont infiniment plus sures sur le plan de la sécurité des personnes et plus rentable, en dépit des surcouts, que les mêmes installations à terre.
C’est sans doute ce qu’à du penser Shell pour sa dernière usine de liquéfaction de Gaz naturel, en développant une unité de liquéfaction de Gaz naturel pour fournir le LPG/GPL dont les marché sont devenus très friands…sur un bateau ! Et pas un petit bateau puisque le bâtiment considéré fait plus de 500 m
La dite usine de Liquéfaction, construite avec la société d’ingénieurie française Technip et le sud coréen Samsung Heavy Industries est prévue être installée au large de la côtes Nord Ouest de l’Australie où elle sera reliée à deux champs gaziers off shore, Prélude et Concerto, à partir desquels elle produira 3.5 millions de tonnes de GNL par an à destination des consommateurs de la zone pacifique, coréens et japonais en tête.
Cette technologie de plateforme flottante permettra d’exploiter des champs de dimensions moyennes où éloignés des côtes dont la taille ou l’éloignement n’aurait pas permis de justifier les infrastructures( gazoduc) nécessaires pour les relier à une usine de liquéfaction sur la terre ferme. C’est le cas en Australie où 3900 milliards de M3 de réserves gazières étaient ainsi considérées jusqu’à présent comme « hors d’atteinte » mais aussi au large du Brésil ou en Indonésie.
29 octobre 2009
Pôles de compétitivité: Ca ne marche pas vraiment?
L'Etat a inventé le concept de pôles de compétitivité et les a mis en place il y a trois ans, en 2005. Certains ont d'ailleurs été d'ores et déjà renouvelés pour trois ans supplémentaires jusqu'en 2011. Et pourtant la Cour de Comptes a constaté qu'une faible partie des fonds mis en place a été réellement utilisé( 23.4 pct seulement !!), que les PME ont peu participé, voire se sont méfiées, du système, et que donc, globalement, ce n'est pas un grand succès. Reconnaissons néanmoins que c'était une sorte de gageure de faire se parler la recherche publique et les entreprises privées avec des cultures aussi différentes et des agenda sans commune mesure.
Pour avoir moi même participé à l'un de ces pôles de competitivité dans un groupe de travail regroupant quatre PME et les représentants de la recherche publique, j'ai pu observer les phénomènes suivants:
- Un point positif, le contact initial entre chercheurs et industriels a été bon malgré l'effet assez déplorable de la visite des laboratoires publics,sans intérêt et dans un état déplorable. C'est bien simple on s'est demandé comment les chercheurs avaient pu developper des résultat intéressants avec d'aussi pauvres moyens;
- une première phase intéressante avec la mise sur pied d'un programme de recherche éventuel susceptible d'intéresser tous les participants.
- rapidement la constatation que privé et public avaient des délais de réaction très différents. Là où il était souhaité par les PME des solutions aux problèmes rencontrès dans les 8/10 mois, les laboratoires ne pouvaient demarrer les études que dans un ans et demi. Pourquoi? Il fallait proposer un programme à tel ou tel organisme de financement pour la session de juin dont on aurait le résultat en septembre après quoi il fallait trouver et embaucher le doctorant qui travaille sur le sujet pour au mieux septembre.
- Le programme proposé,à forte composante pratique et commerciale, ne fut pas jugé assez "recherche" par le jury qui comportait d'ailleurs un laboratoire concurrent de celui dans le programme de recherche proposé. Les retombées commerciale éventuelles ne sont pas un argument suffisant pour les autorités de ma recherche qui pilotent, qu'on le veuille ou non, ces pôles de compétitivité.
- Il fallu réorienter les recherches de subvention ou de personnel vers d'autres organismes avec à chaque fois la necessité de monter un dossier complexe pour présenter à tel ou tel jury de chercheurs.
- Que croyez vous qu'il arriva? Certaines des PME se découragèrent, d'autres traitèrent de gré à gré avec tel ou tel laboratoire pour résoudre leur problème. Dans tous les cas, il fallut un expert en ingénieurie des financements publics,( il en existe de très bon dans le public) pour arriver à quelque chose.
Etonnez vous après un telle expérience de la méfiance des PME pour de telles activités. Séduit au début par les possibilités techniques et le savoir, ils comprirent très vite que, malheureusement, ces programmes n'étaient absolument pas fait pour eux.
Et est ainsi que sur les 730 millions d'euros budgétés, 560 sont encore non utilisés et ne le seront pas, car, en plus, ils ne sont pas reportables sur l'exercice suivant....
OGM: Bannis à l'Ouest, appréciés à l'Est...
Au dela des annonces ou des déclarations des uns et des autres sur les cultures d'OGM, toujours biaisées dans un sens ou un autre suivant les positions idéologiques des différents intervenants, il est difficile pour le français moyen de se rendre compte des avantages et inconvénients qu'elles présentent réellement.Or les nouveaux pays membres entrés dans l'Union Européenne en janvier 2007 avaient eu une large expérience de ces cultures nouvelles que ces pays avaient autorisés quelques années avant que l'Union Européenne ne les refusent, bien plus pour des raisons d'inacceptabilité par les populations que de démonstration effective de risques encourus.
C'était le cas de la Roumanie qui les avaient autorisés en 2000 et cultivait du soja OGM par exemple sur plus de 200 000 hectares sans qu'apparemment il ne soit apparu d'inconvénients significatifs à leur culture dans ce qu'on peut appeller un essai en vrai grandeur. Par contre l'écart de productivité entre la semence normale et celle modifiée génétiquement pour ne pas être affectée par l'herbicide total produit par Monsanto, le Round Up, était impressionnant. Là où le soja non modifié donnait 1.2 tonnes à l'hectare, le soja modifié en donnait 3.5! La raison: l'état déplorable des terres cultivées roumaines, très riches, voire envahies par les mauvaises herbes. Non seulement, disent les agriculteurs roumains,les rendements étaient infiniment plus élevés pour la variété transgénique mais l'utilisation de l'herbicide Round Up dans le cas du soja classique exigeait des dosages de 15 litres d'herbicide à l'hectare pour 4 litres seulement pour le soja transgénique.
Autant dire que les agriculteurs roumains eurent quelque peine à comprendre les arguments de l'Union Européenne pour leur interdire cette culture! Depuis les surfaces plantées en soja classique, devenus non rentables dans les conditions de culture traditionnelle, ont decru très sensiblement de 75 pct et le soja, toujours transgénique, est désormais importé du Brésil ou de Chine. Or l'Europe est largement déficitaire(37 millions de tonnes importées) pour la production de cet oléagineux, largement utilisé pour la nourriture du bétail.
Même incompréhension pour les variétés de maïs résistantes au parasite "diabrotica" ou pour des variétés de prunier ou de pomme de terre résistant à différents prédateurs.
Les autorités roumaines demandent la réintroduction du soja transgénique pour "permettre à ses agriculteurs d'avoir accès à la dernière génération de produits biotechnologiques" mais bien entendu en vain.
Un sujet de réflexion pour un monde qui, à court terme, ne pourra plus subvenir aux besoins alimentaires de base de ses 9 milliards d'habitants.
28 octobre 2009
Collectivités territoriales:Ah! Qu'il est dur de restreindre ses dépenses
S'il est une action, pourtant nécessaire, qui a beaucoup de peine à se mettre en place dans la pratique, c'est bien la diminution des dépenses de notre monstre étatique et administratif, gigantesque Moloch qui réclame tous les jours d'être nourrit à la mesure, pense t il, de ses mérites!
Jusqu'içi personne n'a vraiment osé y toucher ou très marginalement via la RGPP, la Révision Générale des Politiques Publiques, qui se poursuit à son rythme sans que les résultats ne nous en crèvent les yeux.Il est vrai qu'au plus haut niveau, on ne montre guère l'exemple, que l'on a choisi la méthode douce avec des réformes qui prennent leur temps et que de toute façon, ceux qui doivent voter ce serrage de ceinture sont justement ceux qui bénéficient de ces crédits. Comme l'a dit avant moi le professeur Sapin, professeur d'économie à la faculté de Paris Dauphine, le système est incapable de se reformer de l'intérieur puisque c'est lui qui en est le bénéficiaire!
Nous assistons en ce moment à la démonstration de cette impuissance avec deux réformes importantes en discussion à l'Assemblée et au Sénat, celle sur la taxe professionnelle et celle sur la réforme de l'organisation administrative de la France.
La réforme de la taxe professionnelle en effet, dont le but est d'alléger la fiscalité qui plombe la compétitivité de nos PME,affecte directement les sommes percues par les collectivités locales dont c'est une ressource majeure.Les discussions préliminaires sur la réforme de cette taxe ont eu tendance à restreindre les ressources des collectivités locales mais surtout à leur en faire perdre la maîtrise que la décentralisation leur avait accordée. Il y a une bonne raison à cela. C'est que les déficits et les dettes des régions et des collectivités locales entrent dans le calcul du déficit et de la dette globale de l'Etat qui se doit au titre de Maastricht de respecter la limite des 3pct du PIB du pays et des 60pct de ce PIB pour la dette.Or nos collectivités locales, tout à la joie de profiter de cet immense espace de liberté que la décentralisation leur avait accordée se sont largement laissé aller, d'autant plus qu'entre temps 22 sur 23 des régions étaient passées dans l'opposition.
Et donc pendant que le gouvernement faisait des efforts pour diminuer déficit et dette au niveau des limites de Maasrtrucht,ces même efforts étaient plombés par l'inconséquence des collectivités locales qui dépensaient et empruntaient à tout va! Ce temps n'est plus puisque les 3pct et 60 pct sont pour l'instant une obligation de pure forme mais le gouvernement n'en a pas oublié pour autant l'impossibilité de maitriser les dépenses des collectivités locales.Et avait donc prévu de reprendre le controle des dépenses des collectivités locales en leur attribuant des dotations en lieu et place de la fixation directe des taux de l'ex Taxe professionnelle.
Nos députés, qui sont en très grande majorité à la fois député, maire, conseiller général voire conseiller régional ont donc essayés de reprendre aux entreprises une partie de ce que le gouvernement leur avait attribué et de reprendre également la maîtrise de la fixation du taux de la nouvelle "Contribution Complémentaire" et de sa perception directe. La compétitivité des Entreprises? On s'en moque, nous d'abord ont repondu les parlementaires. Et comme à la suite de la dernière réforme de la constitution, nous sommes désormais en "coproduction législative ", il a finalement été négocié que les collectivités locales reprendraient la maitrise de leur fiscalité, taux et perception, mais qu'elles conserveraient le barème fixé par le gouvernement.
Ce n'est pas terminé néanmoins car après l'Assemblée Nationale, il y a le Senat qui est composé de représentants des collectivité locales. Alors....
Autre exemple la réforme de l'organisation administrative préparé par la Commission Balladur et dont le but est de diminuer si possible l'empilement de niveaux de responsabilités dans cette organisation administrative, de la Commune à la Région.
Le premier jet en a été annoncé par le nouveau Ministre de l'Intérieur,Brice Hortefeux.EIle se base sur la création de pôles communes-intercommunalités, et sur la création de pôles département-régions et pour les zones urbaines, de métropoles de plus de 450 000 habitants, et de pôles métropolitains plus vastes géographiquement comportant une ou plusieurs villes de plus de 200 000 habitants, sans compter le cas particulier du Grand Paris
Cela aura comme conséquence d'éviter les doublons dans le investissements ce qui semble le cas actuellement pour un quart des projets financés par départements et régions.En d'autres termes on "saucissonne" les projets et on les duplique au niveau département puis région.A priori ce n'est pas une mauvaise idée et cela devrait permettre une meilleure maîtrise et une diminution de dépenses qui, sur la France entière, représentent 18 milliards d'euros
Seul inconvenient( pour les élus!) cette combinaisons département/régions se traduirait par une diminution du nombre d'élus( Conseillers généraux et Conseillers régionaux) de 6062 à 3000 Conseillers territoriaux( c'est leur nouveau nom).Ce qui veut dire la perte d'un poste de Conseiller général ou régional pour environ la moitié d'entre eux.
A ce point, fureur du Sénat qui représente ces élus. Même la perspective de voir leurs salaires ou indemnité augmenter de 20 pct au dela du salaire de Conseiller régional ne les a pas calmé. Et comme ce sont eux qui vont voir le projet en premier, ce promet une semaine difficile pour le gouvernement. Où est l'intéret de la France dans ce genre de débat? Vraisemblablement largement oublié, le contribuable n'ayant pas directement voie au chapitre.
Nous verrons bien ce qui sortira de ces propositions de réformes. Je crains hélas que cela ne diminue pas beaucoup les dépenses de notre millefeuille administratif tellement nos émus sont habiles à justifier un immobilisme qui leur convient parfaitement.
Nos élus n'arrètent pas de faire campagne sur le "changement" mais à condition qu'il ne s'applique pas à eux...
A suivre
27 octobre 2009
Allemagne: On reporte l'abandon du nucléaire civil !
Le pays européen le plus engagé dans l'abandon du nucléaire civil était l'Allemagne. Très marqué par la proximité géographique de la catastrophe de Tchernobyl, avec un Parti Vert sans doute le plus populaire de l'Union Européenne, l'Allemagne était allé le plus loin dans le bannissement de l'industrie nucléaire en planifiant le démantèlement programmé de ses 17 centrales nucléaires à partir de 2010 de façon à ce qu'elles soient toutes fermées pour 2020.
Mais, c'était avant la prise de conscience mondiale du réchauffement climatique et de ses conséquences désastreuses pour la planète qui ont rendu la chasse aux émissions de CO2 incontournable. Or les autres types de centrales, au fioul, au gaz ou pire au charbon( dont l'Allemagne est riche) sont des désastres écologiques sur le plan des émissions de CO2 par rapport aux centrales nucléaires. Les autres formes de production d'électricité sans émissions de CO2,- et quoique les écologistes aient voulu nous faire croire-, c'est à dire la biomasse, l'éolien ou le photovoltaique, n'offrent pas la capacité quantitative de remplacer les centrales nucléaires pour la production de masse qui est désormais nécessaire à nos besoins énergétiques. Elles sont en effet efficaces seulement 25 pct de leur temps, dépendantes qu'elles sont du vent ou du soleil.Elles sont très couteuses en investissements et de ce fait nécessitent d'importantes subventions pour en justifier la construction.
Elles sont donc dévolues à un rôle d'appoint dans le système de production global d'électricité de quelque pays que ce soit. La preuve? L'Allemagne, malgré des efforts tout à fait considérables pour installer de grosses capacités de production éoliennes et malgré un politique de promotion très poussée du photovoltaique pour l'habitat individuel, n'en est encore qu'à un pourcentage de sa production électrique issu d'énergies renouvelables de seulement 7.1 pct là où les centrales nucléaires en fournissent 25pct. En d'autres termes il faudrait installer quatre fois plus d'éoliennes, de centrales à biomasse ou d'installation de production photovoltaiques qu'il n'en existe actuellement pour pouvoir se permettre de fermer toutes les centrales nucléaires existantes!
Et encore à condition qu'entre temps des besoins de capacité nouvelles de production d'électricité n'apparaissent pas alors que, dans le même temps, on nous promet un fort taux d'équipement en voitures hybrides ou électriques ou en train à grande vitesse pour pallier à la raréfaction des produits pétroliers. Autant dire que les prévisionistes savent parfaitement que l'on ne pourra pas se passer dans l'état actuel de la technique du nucléaire pour produire notre électricité.
Lors de la campagne des législatives précédentes,Angela Merkel,avait souffert de sa position favorable au nucléaire et avait, de ce fait, du partager le pouvoir avec le SPD en oubliant de facto cet axe de sa politique énergétique. Cette fois, elle a gagné largement avec l'aide du Parti Libéral, FDP, et va donc pouvoir appliquer la totalité de son programme. Et d'ores et déja elle a choisi la prorogation du fonctionnement des centrales nucléaires plutot que de ne pouvoir tenir ses engagements de réduction d'émissions de CO2.
Ainsi donc, comme je vous l'avais annoncé, l'Union Europénne( en dehors de la France) n'avait pas d'autre solution au réchauffement climatique que de tourner sa veste sur l'utilisation du nucléaire et au minimum de maintenir en l'état les centrales existantes. Avec l'Allemagne dernier convaincu , c'est désormais acquis, l'Union Européenne sera nucléaire.
Ce qui veut dire néanmoins qu'il va falloir maintenant pousser les feux sur la résolution définitive du problème des déchets et se pencher sur la sécurité d'approvisionnement en combustible...
26 octobre 2009
Les Bravos de Ca Derange
Ils vont cette semaine aux organismes, sociétés ou personnes suivantes:
- A Sébastien Loeb pour son sixième titre de Champion du Monde des rallyes, qui plus est consécutifs. Un titre et une saison qui ont finalement été très durs pour lui avec un gros passage à vide et de la malchance en milieu de saison qui avait permis à son principal concurrent, le finlandais Mirko Hirvonen sur Ford, de prendre assez largement la tête du classement. Heureusement Loeb s'est bien repris en remportant les deux derniers rallyes.
L'année prochaine on prend les mêmes et on recommence avec l'objectif pour Loeb d'arriver au même nombre de titres de Champions du monde que, dans une discipline voisine,Michael Schumacher, qui avait réussi à en accumuler 7 en Formule 1.Souhaitons lui Bonne Chance pour ce challenge.
Un Bravo également pour la marque qui a fourni à Sebastien Loeb, la monture pour gagner ce sixième titre: Citroën, qui elle aussi, empoche le titre de Champion du Monde Constructeur pour 2009 - Toujours en automobile, un Grand Bravo cette fois à Jean Todt qui a été élu Président de la Fédération Internationale de l'Automobile, la FIA, en remplacement de Max Mosley atteint par les scandales. Une grande reconnaissance pour ce français qui après avoir été vice champion du monde des copilotes en rallye avec Guy Fréquelin au volant a su mener Peugeot Talbot Sport à la victoire comme directeur d'écurie, toujours dans la discipline des rallyes, avant de sauter le pas, devant l'indécision de Peugeot, pour entrer en Formule 1 pour y diriger l'équipe la plus prestigieuse du monde( et l plus difficile à diriger!), l'Equipe Ferrari, alors en grande difficulté. Il saura la remettre dans le sens de la marche et du succès Il saura lui faire gagner, avec son complice Schumacher,cinq doublés mondiaux pilotes/constructeurs et redonner à l'équipe le lustre et la gloire que toute l'Italie attendait. Il fut le Premier non italien à savoir gérer les énormes pressions qui pèsent sur tout directeur d'une telle équipe et à lui apporter la rationalité dont elle avait besoin pour se transformer en écurie "industrielle" capable de delivrer de la performance au long cours.
C'est un nouveau challenge qui l'attend après un Max Mosley plutôt sulfureux, pour remettre dans le sens du monde nouveau qui l'attend une Fédération Internationale de l'Automobile qui ne sait plus trop de quoi demain sera fait.Il a les qualités de manager pour y parvenir.
Comme il la dit lui même: "Je n'ai jamais rien gagné, j'ai dirigé des équipes gagnantes". Dans le monde d'aujourd'hui c'est tout aussi prestigieux.
- A Christophe de Margerie, Président Directeur Général de Total, qui vient de se voir distinguer par ses pairs internationaux de l'industrie pétrolière comme le " Dirigeant Pétrolier de l'Année".
Une distinction unique qui lui a été remise à l'occasion de la 30ème conférence du magasine international "Oil and Money" à l'Hotel Intercontinental de Londres les 20 et 21 octobre dernier.
Une récompense inattendue dans une industrie traditionnellement dominée par les anglo-saxons mais qui traduit, outre les qualités de manager de son Président Directeur Général, la montée en charge du groupe Total qui a su fédérer Total, Elf et Fina pour "monter" en première division des compagnies pétrolières.
Reconnu, à cette occasion, pour sa capacité à rendre public de manière simple et claire( candid en anglais), les défis qui attendent l'industrie de l'énergie avec des formules telles que " l'éolien c'est du vent", il a recommencé récemment, en rappelllant qu'à un court terme de 10 à 25 ans, il n'y a que les combustibles fossiles pour faire tourner l'économie.
Une manière de rappeller que l'electricité aura déjà beaucoup de peine, à une moyenne de dix ans pour construire une centrale nucléaire, aura beaucoup de peine à répondre à tous les besoins qu'on lui voit remplir à court terme, du chauffage de l'habitat à la mobilité individuelle avec les voiture électriques ou à ma mobilité collective avec les batteries de TGV que l'on nous prépare..
Un Grand Bravo pour cette reconnaissance internationale.
25 octobre 2009
Maitrise de l'Anglais: Ca monte mais on doit mieux faire.
Je reviens de Norvège, petit pays de 5 millions d'habitants éparpillés sur 1700 km du Nord au Sud, non compris bien entendu les indentations de ses celèbres fjords. un pays autrefois pauvre et désormais riche du pétrole qui y a été découvert au large de ses cotes et que son gouvernement a la sagesse de mettre de coté dans un fond souverain qui l'investit dans des industries partout dans le monde.
Si je vous en parle c'est parce que j'ai été frappé par le fait que toute la population norvégienne, du cadre moyen au chauffeur de bus ou à l'ouvrier, du riche au pauvre,très jeunes,jeunes ou vieux, parle couramment et très bien l'anglais, au même titre que leur langue natale, le norvégien. En constatant ce phénomène, je pensais qu'il n'y avait aucune raison pour que la population française ne puisse pas en faire autant.A condition sans doute que l'on veuille bien s'en occuper sérieusement....
Un rapport de l'organisme qui gère le TOEIC,Test of English for International Communication, le test d'anglais qui mesure la maitrise de l'anglais des affaires montre que si le niveau monte, il est encore très loin de l'acceptable et encore plus loin du niveau du peuple norvégien! Dans ce test, le seuil de 780 points est considéré comme la limite basse acceptable de maitrise de la langue au niveau européen pour pouvoir entrer dans une activité industrielle et 545 est le niveau minimal d'un utilisateur élémentaire.
Si dans les grandes écoles , écoles d'ingénieurs ou de commerce, 60 pct arrivent au niveau des 785 points, ils ne sont plus que 39pct pour les étudiants de nos universités. Or le nombre d'étudiants en faculté est infiniment plus élevés que ceux des grandes écoles, de 1 en grande école à 100 à l'université. C'est dire que seulement 45 pct de nos étudiants ont le niveau acceptable de communication en anglais. Sans compter que des pans entiers d'activité, la médecine, la pharmacie, le droit, les sciences humaines, etc ne possèdent aucune grande école et donc sont dépourvus de représentants parlant correctement la langue véhiculaire internationale, l'anglais. Etonnez vous dans ces conditions que nos techniciens, nos grands médécins ou nos chercheurs aient autant de mal à se faire reconnaitre à l'étranger.
Autre commenataire, l'analyse ci dessus, faite sur 140 000 étudiants, ne tient compte que des populations ayant effectuées des études supérieures et pas du tout de celles dont les études se sont arretées au baccalauréat ou au niveau des diplomes de technicien.Bref, celles que l'on retrouve dans des activités comme celles de l'hôtellerie ou de la restauration, essentielles pour les métiers du tourisme alors que nous sommes le premier pays touristique au monde.
Avons nous fait des efforts particuliers pour élever le niveau d'anglais de nos enfants? Pas vraiment, les méthodes n'ont pas changées, et malgré des velléités sporadiques, nous n'avons toujours pas compris que c'est quand le cerveau de nos enfants est le plus malléable, entre 3 et 7/8ans que l'apprentissage de la langue est de très loin le plus facile. Pour les Norvégiens, c'est une évidence, pour tous les pays du nord de l'Europe également et partout dans le monde, la prise de conscience de l'importance de l'anglais est générale.
Une raison à cela? Peut être dans le fait que nos ministres sont parmi les plus mauvais en anglais des ministres des pays de l'Union Européenne.La côte dont notre ministre des Finances, Christine Lagarde, béneficie auprès de Nicolas Sarkozy, provient du fait qu'il a compris( enfin) que, même dans un système dans lequel un interprête est toujours à portée de main, on ne peut réellement comprendre la finesse de discussions politiques ou de propositions commerciales que si l'on mâitrise parfaitement cette langue. Sans compter que beaucoup de négociations se font autour d'un verre ou dans les périodes de détentes entre deux sessions.
Il est curieux de constater que l'enquète TOEIC n'ait concerné que les salariés du privé et pas du tout ceux du secteur public.Sans doute, dans le public, ne teste t on jamais le degré d'anglais du personnel. Il serait pourtant intéressant de soumettre le personnel de notre administration, de notre corps enseignant,ou de l'environnement ministériel à de tels tests. On ne devrait pouvoir être ministre, d'ailleurs, qu'avec un niveau suffisant d'anglais!
On peut réver, mais sans une telle prise de conscience, rien ne se passera jamais