CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

17 octobre 2009

Bravos et Brèves de blog...énergétiques

  • Ca y est! EDF vient d'obtenir l'autorisation des pouvoirs publics américains, en l'occurrence, la Commisssion du Service Public de l'Etat de New York, pour pouvoir créer la société qui, avec Constellation Energy, gèrera les centrales nucléaires de cet électricien américain. Une victoire difficile car n'oublions pas qu'avant que les discussions EDF/ Constellation Energy se terminent par cette joint venture, Constellation s'était précédemment jeté dans les bras de Warren Buffet qui a été le vrai gagnant de ce bras de fer. Bravo néanmoins à EDF et à son Président sortant, Monsieur Gadonneix, d'avoir réussi ce redressement pour sortir d'une situation difficile à pas cher !
  • Toujours dans le secteur énergétique, un Grand Bravo à GDF Suez pour avoir remporté un très gros contrat de production d'électricité pour le compte de le compagnie électrique chilienne Emel.Il s'agit de la fourniture de 2000 Gigawwattheures par an sur une durée de 14ans de 2012 à 2026.
    Pour ce faire, GDF Suez se chargera de l'approvisionnement en gaz des centrales d'Emel à partir des contrats à long terme dont GDF Suez dispose désormais dans le monde et en construisant dans le nord du Chili, à Mejillones, le plus gros dépôt gazier de la cote est de l'amérique latine équipé d'une énorme unité de regazéification de 5.5 millions de M3 de gaz naturel liquéfié. Or jusqu'içi, le Chili était totalement dépendant de l'Argentine et de ses fournitures.
    Dans le même temps, GDF Suez vient d'inaugurer le plus grand parc éolien doté d'une capacité de 38 megawatts, le parc de Monte Redondo à 325 km au nord de Santiago du Chili.
    C'est désormais 15pct de la production totale d'électricité de GDF Suez qui est effectué en Amérique Latine, un continent sur lequel la croissance économique reste porteuse et où la consommation électrique est inférieure de 40pct à celle que l'on observe dans les pays industrialisés.
    Dans le pays émergent de cette zone, le Brésil,GDF Suez a également obtenu la concession du barrage d'Estréito dans le nord est du pays et de celui de Brau sur le fleuve Amazone
  • Toujours chez GDF Suez,mais en Europe cette fois,GDF vient AAde remporter une bataille majeure en obtenant du gouvernement belge l'allongement de la durée de ses centrales nucléaires de Dix ans.
    GDF Suez dispose en effet en Belgique d'une capacité de production électrique nucléaire de 4060 megawatts qui lui vient du rachat d'Electrabel. Ces centrales situées à Doel en Flandres et à Tihange en Wallonie arrivaient en fin de leur autorisation d'exploitation et il fallait donc soit les fermer et les démanteler soit les autoriser à poursuivre leur exploitation.
    Les dites centrales fonctionnant parfaitement il aurait été curieux de fermer la source de production électrique la plus importante du pays(55pct de la production belge) et la moins productrice de CO2 pour les remplacer par ...des centrales à gaz.
    Le Premier Ministre en accord avec son Ministre de l'Energie, vinet donc d'accorder à GDF Suez une extension d'autorisation d'exploitation de 10 ans pour les dites centrales.
    Une affaire en or pour GDF Suez, même s'il lui faudra investir environ 800 millions d'euros pour prolonger la durée de vie des trois réacteurs concernés, Doel 1 et 2 et Tihange1. Au total  et compte tenu des investissements à faire, l'extension, de la durée de vie des trois réacteurs devrait rapporter 1 milliard d'euros à GDFSuez. Sauf que le gouvernement le sait et a bien l'intention d'en récupérer une bonne partie sous une forme ou une autre...
  • Enfin chez EDF cette fois, après avoir pris des engagements financiers très lourds pour l'avenir aux Etats Unis , en Grande Bretagne et ailleurs(Flamanville), l'heure est au désendettement  et donc à la recherche d'actifs non stratégiques à vendre. Le sort est tombé sur...le réseau de distribution électrique qui appartenait à British Energy récemment racheté en Angleterre. Ainsi après s'être repandu dans les médias, les ministères et jusqu'à Bruxelles pour convaincre tout le monde que l'intégration Production/Distribution était essentielle à la bonne marche des réseaux et au bon approvisionnement des clients finaux, EDF vient de tourner sa veste au premier besoin d'argent! Peut être va  t on finalement admettre en France, comme l'affirme depuis longtemps Bruxelles, que pour mettre en place une vrai concurrence, il faut séparer les activités de production et de distribution.Une logique qui s'applique également aux réseaux gaziers, ferroviaires et même de télécommunication.
    Le réseau de British Energy est le plus important d'Angleterre,- mais pas le seul comme en France avec ERDF-,et alimente 8 millions de clients dans l'est et le sud est de l'Angleterre et la région de Londres.Il comprend 47 000 kilomètres de lignes aériennes et 135 000 de lignes enterrées(!!!).EDF pense pouvoir en tirer 4 milliards d'euros à comparer aux 13.5 milliarsd d'euros que lui aura couté le rachat de British Energy.Et apparemment les acheteurs se bousculeraient au portillon pour cet actif sans risque.   

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16 octobre 2009

Petaudière SNCF !

Je devais prendre ce matin le TGV Paris Lyon de 9h54. J’arrive à la gare de Lyon, malgré un incident sur la ligne D du RER, vers 9h30 pour apercevoir à l’écran que les TGV à destination de Lyon seront perturbés suite à des problèmes de signalisation (incendie?) et qu’il y aura des retards. Le train de 8h54 est ainsi annoncé devoir partir avec1 heure de retard, c'est-à-dire à 9h54, horaire présumé de…mon propre train.

Je m’assieds à coté d’étrangers qui n’y comprennent rien mais qui, apparemment, s’apprêtaient à partir vers Lyon dans le même train que moi. Quelques minutes plus tard on annonce la mise en place Voie D des TGV de 8h24 et 8h54. La foule se précipite. Je me dis, « ce n’est pas pour moi, je vais attendre le mien », puis, par acquis de conscience je me décide à monter sur le quai Voie D sans toutefois composter mon billet. Et là surprise, les wagons sont quasiment vides, du moins leur partie inférieure que je peux voir.

Je demande à une employée de la SNCF qui essaye de renseigner les voyageurs  et leur dit de s’installer n’importe où, si je peux prendre celui là. Elle me répond qu’elle n’est pas le contrôleur de ce train et que c’est à lui qu’il faut demander. A quelques minutes du départ, je fais ni une ni deux, je repars en arrière pour composter mon billet et je saute au dernier moment dans un wagon quasi vide.

Seul regret je n’ai pas eu le temps de suggérer aux touristes étrangers de faire de même.

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15 octobre 2009

Faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Notre Président vient de faire un déplacement dans des lycées et auprès du corps enseignant pour expliquer aux jeunes français et à leurs professeurs sa conception de l'enseignement dans le secondaire.Il a terminé par un grand discours  à l'Elysée sur sa conception du lycée, cet élement clé de notre système d'éducation

Quelle est la phrase phare de ce discours? La voiçi:

"Ce qui compte en France pour réusir,ce n'est plus d'être bien né, c'est travailler dur,et avoir fait le preuve pas ses études, son travail, de sa valeur"

Quasiment le même jour on apprend que le Conseil d'administration de l'Epad, plus grand ensemble d'affaire d'Europe, allait décider, pour pallier à la démission de son précédent Président, Patrick Devedjian, de nommer à sa place le fils de Nicolas Sarkozy, Jean.

Le dit fils a 23 ans, n'a pas encore fini ses études de droit, et n'a jusqu'à présent pas montré grand chose de sa valeur, imposé qu'il est par son papa de Président.Alors?

Bien sur ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui écrit ses discours. Gageons qu'en s'entendant prononcer cette homélie de la valeur travail au détriment de la naissance , il a du se sentir un peu géné dans les circonstances présentes...

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14 octobre 2009

Emissions de CO2: L'industrie du transport commence à se mobiliser.

Le transport industriel, pour nous terriens, ce sont les camions en rang serrés qui remontent les autoroutes en en occupant désormais en totalité, la première file. Ils sont gros émetteurs de CO2, sont bruyants et émettent des particules charbonneuses. Par contre on ne peut pas s'en passer, tout au plus peut on essayer d'en réduire le nombre sur les routes avec les systèmes d'autoroute ferroviaire ou en relancant le transport ferroviaire.A condition, bien sur, que les trains de marchandise marchent à l'électricité nucléaire et pas à partir de centrales à gaz ou pire à charbon. Mais la liaison finale devra toujours se faire par camion car l'utilisateur est de moins en moins connecté au réseau ferré.

Autre technique en voie d'investigation par les constructeurs de camions, les camions hybrides dont chaque constructeur a déjà présenté son prototype. Renault Trucks par exemple en a un qui roule à Lyon à la Sita pour la collecte des ordures ménagères, un autre qui fait du transport de pondereux et un troisième qui vient d'être livré à Coca Cola Belgique. Mais le problème semble moins simple que pour l'automobile individuelle du fait que les puissances et les couples dont a besoin  un camion n'ont rien à voir avec ceux d'une voiture particulière, que pour un transporteur le poids c'est l'ennemi et que les batteries sont diablement lourdes et que la transport étant un domaine industriel très compétitif, il est difficile d'absorber l'énorme surcout des batteries.Bref ce n'est pas pour demain et la nécessité du saut technologique dans la technologie des batteries y est encore plus criant que pour les véhicules particuliers.

Nous nous intéressons infiniment moins aux autres modes de transport industriel car nous les rencontrons beaucoup moins fréquemment alors qu'ils contribuent également aux émissions de CO2( qui ne sont pas une pollution) et à des émissions de polluants aux conséquences infiniment plus graves comme les pluies acides d'il y a une ou deux décennies qui provenaient justement d'émissions de produits soufrés à pârtir du soufre contenu dans nos carburants.Ces deux autres moyens de transport, l'Aérien et le Maritime se reveillent et prennent conscience que, s'ils veulent survivre, il faudra aussi faire des efforts considérables dans le domaine de la réduction de leurs émissions.

Pour le  transport aérien, qui ne compte que pour 2 pct des émissions mondiales de CO2,le combustible utilisé, le carburéacteur, un produit intermédiaire entre le gazole et l'essence, n'émet pas ou très peu de polluants( des oxydes d'azote) et est peu facilement remplacable du fait de ses excellentes propriétés à très basse température( -50°C) et des systèmes de distribution de carburants intégrés dans tous les aéroports du monde. La solution pour l'instant consiste à conserver les dernières gouttes de pétrole de la planète pour alimenter ce type de transport peu remplacable et par contre à rechercher par tous les moyens à diminuer les consommations spécifiques des avions.

On peut pour cela travailler sur le rendement du moteur lui même, réacteur ou turbopropulseur, ou sur les appareils pour leur donner une meilleure portance ou un meilleur rapport consommation/ nombre de passagers transportés. Fabrice Bregier, PDG de Airbus vient de sortir un rapport sur les avions du futur et sur les moyens de baisser les émissions de CO2 de 50pct d'ici 2050 comme la profession, l'Iata, vient de s'y engager.AA_001

Comme vous pouvez voir sur la photo ci contre, les avions de demain ne ressembleront pas beaucoup à ceux d'aujourd'hui. Ce ne seront vraisemblablement plus des réacteurs qui les propulseront mais des moteurs dit à Hélice rapide( Open Rotors) qui seront placés en position haute par rapport à l 'aile et de nouveau en position arrière comme au beau temps des Caravelles. La taille continuera de croitre pour diminuer la consommation par passager et on s'intéressera à la voilure Delta.Autre sujet de recherche, améliorer la "glisse" de l'avion dans l'air

Sans compter les études sur l'avion tout électrique ou celui utilisant des biocarburants.

Troisième volet du transport industriel,le transport maritime, celui des gigantesques porte conteneurs qui font le tour du monde en continu pour nous approvisionner en produits chinois et leur apporter des biens d'équipements( pour l'instant).Celui ci ne contribie au émiussiosn :ondiales de gaz à effet de serre que pour 3pct de ceux ci. Néanmoins, le problème majeur de ce type de transport, c'est son carburant, le fioul lourd, qui est le résidu de tout ce qui n'est pas utilisable dans un baril de brut. Un produit qui ressemble à du bitume, très visqueux, de qualité très variable selon les ports et la raffinerie la plus proche et fortement chargé en Soufre( 4.5pct) et en eau.Les moteurs pour bruler ce carburant sont des moteurs dit "lent" qui tournent à 100 tours/minutes(3500/5000 pour un moteur de voiture particulière) avec des pistons énormes. On appelle même ces moteurs des moteurs cathédrales tellement ils sont monstrueux. Dernier point sur le fioul lourd,celui çi, étant un résidu, est vendu très bon marché, moins cher que le pétrole brut!

L'International Chamber of Shipping,l'organisme de représentation des armateurs internationaux, vient d'admettre qu'il serait possible de réduire les émissions de CO2 du transport maritime de 15 à 20 pct d'ici 2020. Comme pour le transport aérien cette amélioration proviendra de l'amélioration du rendement des moteurs mais également de celles des bateaux eux mêmes et de leur hydrodynamisme ainsi que de la poursuite de l'accroissement de la taille des bateaux et de la limitation volontaire des vitesses.Reste à pouvoir mesurer la meilleure efficacité énergétique des nouveaux bateaux, un élement clé pour inciter les armateurs à renouveler le matériel et une caractéristique visiblement plus difficile à mesurer sur les bateaux à la mer que pour les avions dans l'air. C'est l'OMI, Organisation Maritime Mondiale, émanation de l'ONU qui y travaille pour définir les méthodes de mesures et établir les spécifications futures  de performance.

Pour  les émissions de polluants autre que le CO2 et en particulier la gaz sulfureux, SO2, qui se transforme avec l'eau en acide sulfurique,l'OMI envisage de passer d'une teneur maximale en Soufre actuelle de 4.5pct à 3.5 au 1er janvier 2012 et 0.5pct vers 2020.De plus dans certaines zones cotières ou ressérées comme la Baltique, la Manche, la Mer du nord elle pourrait aller jusqu'à forcer les armateurs à bruler du gas oil.Des mesures qui risquent d'avoir un impact considérable sur le coût du transport maritime( doublement?) ainsi que sur l'industrie du raffinage sans nécessairement améliorer le bilan carbone global de l'ensemble car casser du fioul lourd pour en faire du gazole en raffinerie,ca consomme beaucoup d'énergie. Et que faire des montagnes de soufre que l'on récupérera.

Dernier point, le transport maritime étant par essence une industrie internationale, le souhait de tous les armateurs est que quelle que soit la réglementation finale définie, elle soit appliquée à tous de la même manière ce qui implique de mettre en place un marché international des droits à émettre du CO2.

Gloablement, comme vous voyez, il y a beaucoup de travail en perspective pour arriver à ce que le transport industriel diminue fortement ses émissions de GES. L'aspect positif des discussions en cours dans la perpective de Copenhague est que cette industrie et toutes ses composantes, longtemps restée à l'écart du débat dans une philosophie du "Pour vivre heureux, vivons cachés", est désormais consciente de ses responsabilités et prête à évoluer.    

 

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13 octobre 2009

Connaissez vous le pétrole de pré salé"?

Je suppose que vous ne voyez pas bien le rapport avec l'agneau du même nom qui est infinimentAAA_002 délectable et que l'on trouve dans certaines zones cotières comme autour du Mont St Michel en Normandie( eh! oui le Couesnon en sa folie l'a placé là) ou dans la baie de Somme sans que cette liste soit limitative.

J'aurais pu l'appeller également du pétrole en croute de sel car il s'agit du pétrole brésilien découvert il y a deux ans au fond de la mer à de très grande profondeur,de - 5000 à - 7000m!, et protégé par une croute de sel épaisse, d'ailleurs très difficile à percer., d'environ 2000 m d'épaisseur.AAA_003

La région dans laquelle on rencontre cette curiosité géologique s'etend sur 800 km, à 200 km au large du Brésil , de Sao Paulo vers le sud jusqu'à Vitoria au nord en passant par Rio de Janeiro. Les gisements identifiés sont des méga gisements, une espèce en voie de raréfaction, et ont été baptisé Tupi pour le plus célèbre et le plus important,Iara ou Parque das baléias.Ensembles ils ont été evalués contenir de 10 à 15 milliards de barils mais la zone totale des présalés est estimé contenir de 50 à 100 milliards de barils de réserve.

Le Brésil jusqu'içi juste autosuffisant en pétrole va bondir dans le classement des pays producteurs en fonction de leurs réserves prouvées pour atteindre la taille de pays gros producteurs comme le Vénézuela, le Kuwait voire l'Irak. 

A l'occasion de la mise en nexploutation de ces gisements nouveaux le Brésil va abandonner le système de la concession, dans lequel le pétrolier investit, prend le risque de ne rien trouver et rémunère l'Etat en lui payant des royalties au profit du système de partage de production en faveur de la société nationale Petrobras. Le but est de garder le controle de ce pétrole considéré comme la propriété des brésiliens et la chance du pays pour son développement en faisant le moins possible appel aux pétroliers internationaux et toujours en position minoritaire.

Deux difficultés néanmoins: technique tout d'abord car forer à cette profondeur et en traversant la croute de sel ne sera pas une partie de plaisir et réservera sans doute bien  des surprises à Petrobras. Espérons que ca ne débouchera pas sur d'aussi monstrueuses difficultés qu'au Kazakstan où malgré la présence de la totalité des pétroliers internationaux et de leurs savoirs réunis, on n'en est pas encore sorti! L'autre est financière en ce sens que le marché se demande si Pétrobras aura les capacités financières pour empruntrer sur le marché les 174 milliards de dollars qu'il prévoit d'investir sur 5 ans d'içi à 2013.

Dernière difficulté interne au Brésil. Les Etats de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Espirito Sancto, au large desquels ont été découvert les gisements n'entendent visiblement pas partager la manne pétrolière avec leurs collègues de l'intérieur, au grand dam de Lula et de celle qui est présentée comme devant lui succéder,Dilma Rousseff.D'où, je suppose, le montage compliqué pour garder la haute main sur ces richesses avec la création d'une nouvelle entreprise publique Petrosal qui gérera ces réserves et celle d'un fond spécial pour placer les bénéfices fédéraux. Une approche un peu semblable à celle de la Norvège et de son fond souverain, à ceci prêt que les besoins du Brésil sont infiniment plus importants que ceux d'un petit pays comme la Norvège.

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12 octobre 2009

France/Angleterre : encore des approches budgétaires différentes

Décidement nous sommes seuls à ne pas vouloir faire d'efforts budgétaires pour réduire le train de vie de l'Etat. Je vous avais signalé l'approche budgétaire de l'Espagne, pourtant socialiste, dans un message du 7 octobre. C'est aujourd'hui le tour  du leader du Parti Conservateur anglais, David Cameron, qui a toutes chances de devenir Premier Ministre aux prochaines élections de Juin d'annoncer à ses compatriotes "de la Sueur et des Larmes" suivant l'expression célèbre de Winston Churchill dans un tout autre contexte, celui de la seconde guerre mondiale.

 

Et pas qu'un peu puisque, parmi les mesures annoncées pour rétablir l'équilibre des comptes publics, on compte une augmentation de la TVA de 17.5 à 20pct, celles des taxes sur les alcools, le tabac etc, un relèvement de la tranche la plus élevée de l'impot sur le revenu à 50 pct mais également un avancement de dix ans de la date de recul de l'age de départ en retraite déjà entériné à 66 ans. Coté dépenses,un gel des salaires du secteur public et une diminution des effectifs de 20 000 postes la première année. Pour David Cameron, il n'y a qu'une solution à la dérive des comptes publics, que l'Etat se serre la ceinture et rembourse ses dettes !!!

Coté Français,autre approche, on poursuit l'accroissement de la dette avec un budget prévu en déficit de 115 milliards d'euros en 2010 après 140 en 2009.Dans le détail des lignes de crédit de ce budget on note que celui de l'Elysée sera en hausse très modérée de +0.2pct en 2010 mais après une hausse de 11.4 pct en 2009 et que le budget de l'Assemblée nationale et deu Sénat seront maintenus respectivement à 533.9 et 327.7 millions d'euros. Pas vraiment ce qu'on peut appeller un serrage de ceinture! De même les dépenses fiscales, c'est à dire les exonérations de taxes diverses accordées historiquement à certaines professions( journalistes par exemple) ou pour soutenir l'emploi et l'activité économique seront en hausses de 69.1 à 72.2 milliards d'euros. Relance oblige, me direz vous. Certes mais il faudtra trouver un moyen de financer ces 3 milliards supplémentaires et ce ne pourra être que des emprunts supplémentaires sur le marché.

Peu ou pas d'effort sur le déficit abyssal de la Sécurité Sociale qui est prévu passer à 30.6 milliards en 2010 contre 23.5 cette année. Au point que le Conseil d'Administration de la CNAV, Caisse Nationale d'Allocation Vieillesse, a rejété le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, le PLFSS.

Comment se fait il que des gens aussi intelligents les uns que les autres, dans des pays proches de nous comme l'Espagne ou le Royaume Uni puisse avoir des analyses de la situation aussi différentes et des approches correectrives aussi différentes? Sans doute nous n'en sommes en France qu'à 8pct de déficit par rapport à notre PIB là où les anglais en sont à 13 pct et sans doute la situation du chomage en Espagne est elle plus sérieuse qu'en France. En sens inverse l'Angleterre a l'avantage de pouvoir faire fonctionner sa planche à billet alors que nous ne l'avons plus du fait de l'euro.

Pour nos dirigeants c'est simple, c'est la reprise qui viendra régler le probléme! Un peu simpliste n'est ce pas,et pourquoi cette reprise ne le pourrait elle pas en Espagne ou en Angleterre?

La réalité, c'est que la démocratie est un système bien adapté aux périodes d'expansion où il y a du "grain à moudre" et beaucoup moins aux périodes de récession comme celle que nous vivons où il faut se serrer la ceinture.Et que les échéances électorales, celles des régionales en France en 2010 puis celle de la présidentielle en 2012, empèchent nos dirigeants d'avoir du courage. Comme le disait le professeur Salin, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine, un système comme le nôtre, dans lequel il y a 5.7 millions d'employés et donc électeurs, ne peut se réformer tout seul de l'intérieur....   

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11 octobre 2009

Emissions de CO2: et la respiration humaine?

Je voyais l'autre jour à la télévision le créateur d'un véhicule à pédale (assisté à l'électricité néanmoins) affirmer que pour ses déplacements avec ce véhicule, il n'émettait pas de CO2, sauf celui qu'il recrachait de l'absorption des gaz d'échappements du véhicule qui le filmait!

Erreur grossière, monsieur. Chaque homme qui respire transforme de l'oxygène de l'air en CO2 et plus il fait un effort intense plus il en émet. Les calculateurs experts du bilan global de CO2 "du puits à la roue" qui ont réussi à prouver ainsi que les biocarburants sont infiniment moins producteurs de CO2 que les carburants fossiles ont il bien pris en compte, pour améliorer leur bilan global, de cette économie de respiration humaine et donc d'émissions moindre  de CO2 lors d'un transport automobile? Je ne sais.

Une chose est sure, l'homme et les animaux émettent du CO2 à chaque respiration. Je n'ai, par contre, jamais vu un seul chiffre officiel( mais que fait le GIEC?) sur les tonnes de CO2 émisent par les humains chaque jour.

Alors que la raison majeur du réchauffement climatique attendu d'içi 2050 est du à l'accroissement sans fin de la population humaine qui est prévue passer de 6 milliards d'êtres humains actuellement à 9 milliards en 2050.

Quelqu'un peut il nous dire quel est le tonnage de CO2 émis par trois millards d'être humains supplémentaires sur notre planète? J'avais eu l'occasion de signaler içi dans un blog précédent que nous n'échapperions pas un jour à nous poser la question de la maîtrise des populations.....

NB Je viens de lire sur Internet que l'émission humaine est d'environ 900 g de CO2 par jour, soit 0.33 tonne par an et donc 2000 Millions de tonnes par an pour les 6 milliards d'habitants de la planète.Passer de 6 à 9 milliards d'individus se traduirait donc par une émission supplémentaire de "respiration" de 1000 millions de tonnes de CO2.
Curieusement, l'internaute qui donnait ce chiffre considérait que ce n'était pas grave puisque ce CO2 était absorbé par les plantes pour croitre. C'est vrai mais ça l'est également de celui émis par nos voitures ou nos chauffages. Et que je sache, les plantes de savent pas trier entre le CO2 humain et celui des pots d'échappement.Alors?

Posté par CaDerange à 06:41 - Environnement - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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