CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

19 septembre 2009

Banques: L'important ou l'anecdotique?

Dans les mesures à mettre en oeuvre pour éviter qu'un autre crise financière comme celle de 2008 ne se reproduise, nous en sommes au sommet européen qui prélude au sommet du G20 de Pittsburg des 24/25 septembre.

Le chef de l'Etat a été depuis des mois un impulseur majeur des propositions sur lesquelles les Européens ont planchés cette semaine pour les présenter de manière unitaire aux américains. Nous avons donc retrouvé ces recommendations qui visent,tout au moins celles mise en avant en France par le Président et les médias, à controler,réduire, plafonner voire abattre ces fameux bonus "d'où nous viennent tout le mal" comme dirait La Fontaine.Pourtant,le lendemain déjà de ce sommet unitaire, on a senti le front européen mollir sur ces propositions dont tout le monde sait qu'elle n'auront qu'une influence limitée sur les pratiques des banques et qui ,à elles seules, seront bien incapable d'empécher que la même crise ne se reproduise à l'avenir.

En face la proposition américaine, elle, vise à s'attaquer à la racine du mal qui est que les banques, avec trés peu de fonds propres en portefeuille, ont pris des risques inconsidérés pour les faire fructifier. C'est simple pour un dollar en caisse( incidemment les dépots de leurs clients), elles en engageaient 20 dans des placements à risques! Le jour où ces placements risqués se sont écroulés, elles n'avaient plus de fonds propres pour couvrir leurs pertes,assurer la liquidité des dépots de leurs clients et continuer à payer leurs employés en attendant des jours meilleurs. D'où les faillites des Lehman Brothers , Bears Stern ou des banques anglaises ou islandaises.

La proposition américaine est donc d'imposer aux banques un masse de fonds propres infiniment plus importante qu'actuellement et à partir de laquelle elles seront en plus limitées dans leurs engagements à risques par un "leverage ratio" ou coefficient d'effet de levier beaucoup plus faible que celui, sans limite légales, qu'elles pratiquaient précédemment.Nous y reviendrons.

L'approche américaine est ce que j'appellerai une approche sérieuse, documentée, qui s'attaque au fond du problème pour éviter qu'il ne se reproduise tandis que l'approche européenne impulsée par notre président est une approche anecdotique dont on sait qu'elle serait incapable à elle seule d'éviter sa recurrence. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne serait pas utile néanmoins.

Pourquoi donc notre Président, homme très intelligent, s'attache t il seulement à promouvoir cette recommendation mineure? Parce qu'il est un adepte d'une politique de communication, beaucoup plus axée sur les medias, les sujets à fort impact sur le public, les expressions de jugements à connotation morales plutôt que sur l'approche traditionnelle des hommes politiques, plus explicative et demonstratrices des stratégies, décisions et politiques publiques. Il est vrai que ceux ci n'ont jamais été particulièrement brillant pour expliquer les raisons de ces décisions et se sont généralement réfugiés dans la méthode qu'ils maitrisent parfaitement, celle de la langue de bois. Pour exemple, l'échec de l'éducation du peuple français à l'économie de marché.

L'inconvénient de cette politique de communication est qu'elle s'attache justement à l'accessoire et pas à l'essentiel, qu'elle a l'oeil rivée sur les sondages et les échéances électorales, qu'elle manipule l'opinion publique, en un mot qu'elle est populiste. Avantage par contre, elle prive l'opposition d'angles d'attaques dans sa critique de l'action gouvernementale et, in fine, favorise la réélection de celui qui la pratique. Ce qui est le but!   

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18 septembre 2009

Nucléaire: L'Italie se lance...avec l'EPR et dans le cadre d'une collaboration franco italienne

La situation en Italie sur le plan du nucléaire avait été bloquée par le référendum de 1987,- un an après la catastrophe de Tchernobyl-, qui interdisait la construction de toute nouvelle centrale de ce type en Italie et prevoyait le démantèlement des centrales existantes. Necessité faisant loi,la relance du nucléaire en Italie vient d'être entérinée par un vote du Sénat italien en date du 9 juillet 2009. Il est vrai que, coincée entre le besoin de diminuer ses émissions de CO2 au titre des engagements de Kyoto et soucieuse de se rendre moins dépendante du gaz et du pétrole, l'Italie n'avait pas grand choix.

Ce sont de 8 à 10 centrales nucléaires qu'elle envisage de construire désormais dont la première pour mise en route dès 2020 et avec l'objectif que l'électricité nucléaire contribue à 25pct des besoins italiens à terme  .Par contre ayant perdu toute compétence dans ce domaine, et très prudemment, elle a prévu de faire appel au savoir faire du grand frère latin, la France et d' EDF. Premier pas dans ce domaine avec la participation d'Enel, l'EDF italien, au capital de la société d'exploitation du réacteur EPR de Flamanville et à celui de Penly.Une participation qui se traduit par la présence d'une soixantaine d'ingénieurs italiens à Flamanville pour qu'EDF leur transfère ses compétences.

Deuxième pas, la constitution d'une société commune 50/50 EDF/ENEL  dirigée par un Président et un Directeur général adjoint d'EDF et un Directeur Général d'ENEL pour effectuer les études de faisabilité pour l'implantation de quatre centrales nucléaires EDF/ENEL en Italie.Elle s'appelle Sviluppo Nucleare Italiani, SNI, sera basée à Rome et a été constituée pour 5 ans renouvelables.Au terme des études les deux partenaires seront libres d'envsager tous partenariats capitalistiques qui leurs conviendraient sachant qu'ENEL restera majoritaire dans les sociétés constituées et que le capital sera ouvert à d'autres partenaires.

Il est prévu néanmoins que la première Centrale commune et le premier EPR sera dirigée par un directeur d'EDF.

Au final, un grand partenariat franco/italien dans la production d'électricité qui présage de la consolidation de cette industrie au niveau européen. Et un Grand Bravo à Monsieur Gadonneix au moment où il va s'effacer, mission remplie, de la direction d'EDF. 

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17 septembre 2009

Taxe carbone et prix de revient.

Ca y est, la messe a été dite. Notre Président et son Premier Ministre nous ont expliqué le fonctionnement de cette nouveauté de la fiscalité française, la taxe remboursable!

Dont acte. Un fonctionnement un peu compliqué à comprendre dans lequel l'état vous rend de la main gauche ce qu'il vous a pris de la main droite, le tout pour que vous modifiez votre comportement et consommiez moins de pétrole, de gaz, de charbon voire de bois. Incidemment, double peine pour l'environnement quand vous consommez du bois puisque non seulement sa combustion émet du CO2, mais son obtention supprime dans le même temps des hectares de forêts qui avaient l'avantage, eux d'absorber du CO2.

Mais mon propos n'est pas sur la logique de ce fonctionnement qui est probablement ce que l'on pouvait imaginer de mieux, même si cela parait compliqué, pour sensibliliser les français à la lutte contre l'effet de serre. Il est dans le fait que l'on a exclu les entreprises, dont l'agriculture, de cette compensation à l'euro prêt de la nouvelle taxe. Elle vont donc avoir à payer à partir du premier janvier une taxe supplémentaire qui se retrouvera automatiquement...dans le prix de revient des produits qu'elles fabriquent et vendent, à l'exportation ou en France.En face leurs concurrents, chinois, coréens, taiwanais, espagnols, croates, turcs ou roumains se voient offert sur un plateau un avantage concurrentiels dont ils ne vont pas manquer de profiter.

Si donc l'année prochaine vous vous apercevez que le "made in France" recule parmi les offres de vètements, voitures, matériels qui vous sont proposés ou si vous constatez que les fruits et légumes proviennent encore plus d'Espagne que d'habitude, vous ne serez pas surpris.

Ah oui,j'oubliais. Les industriels vont payer moins de taxe professionnelle, ce qui devrait compenser. Jusqu'içi on nous avait annoncé la suppression de la taxe professionnelle. Finalement, ce sera la maintien de la majeure partie de cette taxe à l'identique et le remplacement de la partie pénalisant les investissements par la taxe carbone....Sans compter que les agriculteurs et les pécheurs n'en payent pas et donc ne pourraient bénéficier de sa diminution en compensation de la taxe carbone!

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16 septembre 2009

Francfort: les plus et les moins des voitures électriques.

Le Salon de l'Automobile de Francfort qui vient de s'ouvrir sera l'occasion pour les constructeurs automobile de nous démontrer tout leur savoir faire pour nous proposer la voiture du futur selon eux. J'ai nommé la voiture électrique totalement électrique c'est à dire propulsée uniquement par des batteries ou hybride, c'est à dire disposant de batteries et d'un moteur thermique conventionnel pour recharger ses batteries.

La presse ne manquera pas de s'esbaudir sur les remarquables qualités de ces vehicules et sur leur "modernité". Pourtant les modèles présentés en avant première ne font que confirmer les inconvenients majeurs que j'ai eu loccasion de vous signaler à pluseurs reprises dans ces colonnes: 200kg de batteries( l'équivalent de 3 personnes) à trimballer en plus durant toute la vie du véhicule, plus, ou beaucoup moins, de coffre à bagages,une autonomie réduite,un temps de recharge exagéré,  pas d'infrastucture pour recharger les batteries, et un surcout prohibitif. Ca fait beaucoup d'inconvenients, vous ne trouvez pas?

Ansi la Mini tout électrique de BMW qui vient d'être présentée à Jean Louis Borloo qui d'après nos médias est "dotée d'un grand capital de sympathie" et offre d'excellentes performances(pour quoi faire?), n'est elle qu'une camionnette dont la partie arrière est utilisée pour le transport des batteries et que vous louerez 850 dollars par mois. Le pied !

Quant à la Mercédès S 500 Hybride "Plug in", c'est à dire qui se branche à la prise pour se recharger, elle ne consomme que 3.2 litres au cent et n'émet que 74 g de CO2 au kilomètre. Par contre son coffre n'a plus rien de familial et il vous faut prévoir de la recharger entre midi et deux! Je vous laisse apprécier l'argumentaire marketing qui va avec: "Après une série de rendez vous matinaux en ville, vous pourrez la brancher sur la prise que le restaurant où vous déjeunez met à votre disposition.Pour ensuite repartir pour une autre demi journée de travail en voiture, toujours sans produire aucun gramme de CO2" ! On croit réver.

Quelqu'un aura t il un jour le courage de chiffrer la quantité d'énergie gaspillée pour transporter toute la vie de la voiture ses deux cents kilos de batteries? Et quelqu'un aura t il le courage de nous rappeller que les basses émissions de CO2 que l'on nous annonce ne sont que de la poudre aux yeux puisque elles sont remplacées par celles des centrales à gaz ou pire à charbon qui ailimenteront la prise électrique pour recharger les batteries(sans compter les 50pct de pertes dans le réseau de transport!)

La voiture électrique est certes inéluctable à terme. Encore faudra t il attendre que nous ayons franchi le saut technologoique qui permette de rendre le surpoids, le survolume et le surcout des batteries actuelles acceptable. Et encore faudra t il que nous acceptions la multiplication des centrales nucléaires qu'il faudra construire pour alimenter ces millions de batteries!

Tout le reste n'est que propagande dans le vent pour vendre, qui ses voitures conventionnelles ou qui son journal, ou pour les politiques, pouvoir se présenter plus vert que vert aux prochaines élections et gagner vos suffrages.....

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15 septembre 2009

La façon de parler très orientée des médias....

- Au journal de FR3, une reflexion sur la prime à la casse qui a soutenu la production automobile par le reporter de service:

  • une prime dont les constructeurs se lèchent les babines !

Une expression qui exprime de la part de la chaine et de ses journalistes leur mepris condescendant pour l'entreprise, l'économie de marché et le capitalisme. Les ouvriers qui ont ainsi pu sortir du chomage technique apprécieront

-  Aux journaux télévisés du 1er septembre sur la condamnation des Conti:

  • La gauche et les syndicats expriment leur émotion d'une telle condamnation. Et Besancenot de rajouter que le gouvernement a choisi de taper fort sur les ouvriers

Pas de problème à traduire l'émotion des condamnés face aux conséquences de leurs actes. Laisser Mr Besancenot commenter que c'est le gouvernement qui a forcé la décision, est faire fi de l'indépendance de la magistrature que les syndicats savent pourtant défendre avec férocité. Peut être pourrait on rappeller que des juges ne font qu'appliquer des lois qui s'imposent à eux et sont celles de la République...   

- A Zone Interdite dimanche soir, Melissa Theuriau épouse de Jamel Debouzze, présente un reportage sur la vie des policiers dans la région cannoise. Rien à dire sur le reportage qui décrit la vie difficile des policiers et les méfaits divers sur lesquels ils ont à intervenir. Pas très rassurant sur la nature humaine en particulier confrontée à l'alcool!
Ensuite interview de Brice Hortefeux , ministre de l'intérieur, et florilège d'attaques de toutes sortes contre le ministre, la Police et quoique plus modérement contre le chef de l'Etat. C'est bien simple, Madame Thuriau  fait les questions, les réponses et les condamnations qui en découlent sans laisser à ce qu'elle considère sans doute comme un adversaire la temps de répondre. Le Ministre n'avait pas eu le temps de répondre qu'il était déjà exécuté! C'est ce qu'on appelle de l'information sur M6....Pour moi, c'est du combat politique
Les médias le lendemain ont trouvé Melissa Theuriau de retour de maternité très en forme, particulièrement pugnace, dynamique et motivée.... Le syndicat des policiers a écrit lui au Président de M6 pour s'étonner de la mauvaise foi et de la partialité de Madame Theuriau

-Dans la Presse écrite au sujet de la perte éventuelle de 20 millions d'Euros par Enrico Macias, on nous dit qu'il " aurait investi 20 millions d'euros à la banque islandaise Landbanski sous la forme d'une hypothèque sur sa villa de saint Tropez".Le rédacteur de cette belle phrase qui a été reprise sans discernement dans tous les médias de France pourrait il nous expliquer comment on peut investir une hypothèque qui n'est qu'une garantie donné en contrepartie d'un emprunt?Si je comprends bien Enrico Macias aurait fait un prêt de 20 millions d'euros,-donc recu et non confié-,à la dite banque.La suite est malheureusement pour lui le lot de tous ceux qui ont de l'argent déposé en banque sous une forme ou une autre, y compris une compte chèque, lorsque celle ci fait faillite 

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14 septembre 2009

G20, Bonus et Fonds propres des banques

La réunion du G2O qui doit, en principe, régler le problème des crises financières dite systémiques du système bancaire mondial doit se tenir à Pittsburg les 24/25 septembre prochain entre les chefs d'états des 20 pays qui y participent. Elle a été précédée, le week end du 5 et 6 septembre, par une réunion des Ministres des Finances des mêmes pays pour discuter des mesures proposées par les uns et les autres et préparer les propositions finales à présenter aux chefs d'états le 28.

Deux méthodes s'affrontaient. Celle proposée par les Européens, d'origine française, qui tend à considérer que les responsables de la crise sont les traders et banquiers de haut niveau( une centaine dans le monde) qui, du fait de leur système de rémunération à forte proportion de salaire variable( ce qu'on appelle les Bonus) ont eu tendance à proposer et répandre de manière très excessive des prêts ou des placements financiers à risques.Lesquels prêts n'ont plus pu être remboursé par les emprunteurs lorsque le marché de l'immobilier s'est retourné. Quant aux placements financiers à risque, leur valeur s'est effondrée avec la Bourse et l'immobilier. Ce serait donc la cupidité de quelques uns qui aurait provoquée la crise mondiale que nous vivons Une manière bien française de chercher le ou les supposés coupables et de les punir sévèrement pour empécher que pareille crise ne se reproduise à l'avenir.

Une manière de penser, d'ailleurs, qui est en contradiction avec l'idée de crise systémique, c'est à dire une crise provoquée par le mode de fonctionnement des banques et des marchés financiers et pas par les errements de comportements de quelques individus comme nous avons tendance à le considérer en France. Ce qui ne veut pas dire néanmoins qu'il ne faille pas empécher les dérapages de comportement liés à ces bonus très/trop élevés.

L'autre méthode qui vient de Etats Unis et de Monsieur Tim Geithner, le secrétaire au Trésor américain, part du postulat inverse, qui est que c'est le fonctionnement global et collectif des banques et établissements financiers qui a provoqué la catastrophe et que donc il faut imposer à ces organismes des mécanismes financiers qui les empèchent de recommencer. Or la raison majeure de la prolifération de prêts et de produits financiers à risque, a résidé  dans le fait que les banques, pouvant se refinancer à vil prix auprès des banques centrales, ont pu multiplier indéfinement leurs offres et leurs produits bien au dela de ce que leurs fonds propres auraient du le leur permettre. Le jour où les marchés immobiliers et financiers se sont retournés, on s'est aperçu que les dites banques n'avaient pas assez de fonds propres pour tenir le coup face aux défaillances d'emprunteurs D'où l'écroulement brutal, inattendu, voire incompréhensible par le grand public de leurs plus beaux fleurons comme Lehmann Brothers.Un chiffre pour information, les banques européennes et américaines n'auraient eu, en fonds propres réels et tangibles, que 3pct envrion de la totalité de leurs prêts et engagements financiers plus ou moins risqués !!!

D'où l'idée d'imposer aux banques et établissements financiers d'augmenter considérablement leurs fonds propres.Une idée qui ne les fait pas rire parce que cela veut dire faire des augmentations de capital considérables qu'il faudra rémunérer ce qui diminuera considérablement la rentabilité de ces organismes et risque de faire remonter les taux de crédit. D'autant plus que ces banques avaient pris l''habitude de considérer comme fonds propres des prêts de bonne qualités dont les évènements ont prouvés qu'ils n'étaient pas aussi solide qu'ils en avaient l'air.Cette forte augmentation des fonds propres risque de limiter aussi le montant global des crédits qu'elles pourront distribuer ce qui serait plutot un handicap pour le relance. D'où l'idée que la mise en place de cette exigence nouvelle ne se ferait qu'après la crise.

Que croyez vous qu'il arriva à Rome à la réunion des Ministres des Finances du G20? Ce fut la proposition sérieuse qui traitait le problème au fond qui fut adoptée et pas la proposition anecdotique de notre Président, même si dans le texte du communiqué final et pour faire plaisir aux Européens, on a laissé la référence au plafonnement des bonus.

Notre Président qui, dans un accès de populisme électoraliste, s'était imprudemment avancé à la télévision pour dire qu'il mettrait en place cette limitation des bonus en France quoiqu'il se passe dans d'autres pays, est depuis revenu sur cette promesse et a confirmé à ses collègues ne pas finalement l'imposer dans la mesure où d'autres mesures permettraient d'éviter la repétition d'une crise semblable à l'avenir.

Alors crise systémique ou errements comportementaux de quelques uns?   

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13 septembre 2009

Le thermomètre de la Croissance "ressentie" arrive

C'est bien connu,quand la température ne correspond pas à ce que vous ressentez, le plus simple, voire la tentation est de casser ce thermomètre. Ainsi en est il en particulier dans le domaine de la croissance économique où il n'existe pas un seul français qui, consulté, ne vous dise pas que la hausse du cout de la vie est plus forte que les indices officiels ou que la croissance économique n'est pas ce qu'en disent d'autres indices. Surtout quand le questionneur a tout intérêt, politiquement ou commercialement, à vous faire dire ce qu'il souhaite entendre ou vendre !

Rajoutez y une bonne dose de négation du savoir, très mode de nos jours, et vous comprendrez que nos indices de la hausse du cout de la vie ou du PIB, quelle que soit la valeur des statisticiens de l'Insee et les précautions qu'ils peuvent prendre pour les définir le plus exactement possible,n'ont plus grande crédibilité pour le français de la rue.

Comme il devient difficile de donner de la performance économique dans un pays de plus en plus surendetté, notre Président a eu l'idée de casser les thermomètres existants et de créer le sien propre.Avec quelque raison puisque comme il le dit "Si nous voulons un autre type de croissance,nous devons changer notre instrument de mesure de la croissance".

Et de lancer aussitot un groupe de travail de haut niveau avec deux prix Nobel, excusez du peu,Messieurs Joseph Stiglitz et Amartya Sen sur "La mesure de la performance économique et du progrès social" dont  le rapport doit lui être remis incessamment. Rajoutez une dose de progrès social, que nos hommes politiques savent si bien nous décrire et nous vendre, à de banales statistiques économiques et le tour est joué! On remplace des choses mesurables que les hommes politiques haïssent, par des choses non mesurables, très individuelles et que nos hommes politiques, tout au moins ceux au pouvoir, sauront parer de plumes chatoyantes.Parmi les élements du progrès social, vous verrez apparaitre sans nul doute les soucis environnementaux.

Attendons le rapport de ces deux Prix Nobel. D'ores et déjà néanmoins,le Chef de l'Etat a lancé des invitations pour une conférence internationale sur le sujet qui sera suivi d'ailleurs par une communication sur le sujet de l'OCDE qui travaille aussi sur ce sujet dans le vent;

Seul inconvénient, le fameux PIB continuera d'exister et de servir de référence pour les économistes.Et par ailleurs il ya forcement un lien entre le PIB, la richesse crée, et le progrès social que cette richesse permet de créer. On peut d'ailleurs imaginer un monde à deux vitesses avec les pays en voie de développement qui continueront à utiliser le PIB, et ceux qui dans ce monde sont en décroissance le remplacer par d'autres indices plus valorisables en parole...

A suivre 

Posté par CaDerange à 07:27 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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