20 juin 2009
L'arbre de la Pub ne monte pas jusqu'au ciel
Je m'étais étonné dans ce blog , dans un message du 28 septembre 2006,que tout le monde, des politiques aux médiatiques et aux industriels, semblait considérer que l'arbre de la Pub pouvait monter jusqu'au ciel et que l'on pouvait continuer à financer sans fin toute sorte d'activités à grand renfort de publicité.
Jugez en plutôt. La quasi totalité des chaines de télévisions, en France et à l'étranger sont financées par de la publicité, y compris les chaines publiques jusqu'à ce que le Président, à la surprise générale, decide de s'en passer. La presse dite des gratuits, les 20 minutes, Metro et autre Direct Matin et Soir aussi. C'est le cas d' Internet, dont nous bénéficions pour des sommes dérisoires alors que, par derrière, c'est la Pub qui finance.Le sport lui même est financé par les publicités sur les stades, lors des retransmissions télévisées et par l'intermédiaire des produits dérivés.La téléphonie mobile enfin, de plus en plus au fur et à mesure qu'elle se rapproche du modèle des médias. Même la presse payante est financée en grande partie par la publicité.
Or, en ces temps de crise économique, ce beau modèle est ébranlé sérieusement.Les principaux annonceurs, dont l'industrie automobile, ne peut que diminuer ses dépenses publicitaires quand leurs ventes baissent. Et nous voiçi dans la spirale descendante dont il est si difficile de sortir.Les groupes de médias qui sont les intermédiaires entre les industriels et les chaines sont touchés par la baisse de la demande. Quand aux chaines, c'est double peine pour elles car à la baisse de la demande,se superposent la chute des prix qui en est la conséquence habituelle.
En dernier lieu,hélas, ce sont les restructurations en personnel qui constitueront la variable d'ajustement pour retablir l'équilibre financiére de toute cette chaine de sociétés;
Il reste à espérer que la spirale reparte vers le haut, le plus tôt possible. Et peut être faudra t il se souvenir alors, dans le nouveau modèle économique des activités de médias à reconstruire, que l'arbre de la Pub ne monte pas jusqu'au ciel...
19 juin 2009
Kyoto II: La bataille pour la repartition des efforts est engagée...
Nous approchons de la grande négociation sur la réduction des emissions de Gaz à Effet de Serre qui doit se tenir en Décembre à Copenhague et doit en principe se terminer par un traité dit Kyoto II qui définira les efforts de chaque pays pour réduire ses émissions et ainsi participer à la lutte contre le réchauffement climatique de la planète.Nous connaissons les positions des uns et des autres de par celles prises lors des négociations pour le traité de Kyoto dont je rappelle que les Etats Unis ne l'avaient pas signé et que certains pays, ceux en voie de développement dont la Chine et l'Inde, étaient exemptés.
La raison pour laquelle les Etats Unis n'avaient pas voulu signer, alors qu'ils étaient à l'origine des discussions de Kyoto, était justement l'exemption de la Chine et de l'Inde alors que ces pays sont de plus en plus des émetteurs considérables de CO2.
La position des pays émergents était, elle, que, n'ayant pas participé à la constitution du stock existant de CO2 dans l'atmosphère, ils ne voyaient pas pourquoi ils devraient accepter des objectifs contraignants de limitation d'émissions et limiter ainsi leur développement économique.Ce qui, incidemment et quoiqu'en disent les écologistes, montre bien que le réel problème qui empèche un accord rapide sur ce sujet est bien le lien existant entre activité économique et émission de CO2 et la peur de certains que la réduction des émissions ne se traduisent par une récession économique forte. Comme semble le prouver d'ailleurs la réduction des émissions dans cette période de crise économique.
Kyoto II doit être une occasion de rebattre les cartes de ce problème planétaire et de répartir à nouveau les efforts à faire pour réduire ce réchauffement (si du moins il est bien lié à l'activité humaine et pas aux caprices du soleil comme le pensent certains). Depuis Kyoto I, en effet, les choses ont bien changées. Les Etats Unis depuis Obama ont admis qu'il fallait qu'eux même, premier pays émetteur de CO2 en 2006,entrent dans la danse des efforts de réductions drastiques si on voulait maitriser la température de la planète. La Chine vient de passer devant les Etats Unis comme plus gros émetteur de CO2 de la planète mais reste largement derrière les grand pays industrialisés en émission unitaire par habitant du fait de l'énormité de sa population. Elle semble néanmoins, comme l'Inde et les BRIC en général, consciente qu'elle se doit de participer à l'effort commun.
Bref , nous approchons d'une négociation qui sera sans nul doute sevère pour déterminer et trouver un compromis acceptable par tous sur les efforts à faire par chaque pays. La réunion préliminaire à celle de Copenhague a montré la violence potentielle des affrontements et s'est terminé par un échec. Nous voici donc dans une période de préparation de ces négociations dans laquelle chaque pays se prépositionne pour faire connaitre les efforts qu'il est prêt à faire et ceux qu'il n'est pas prêt d'accepter. Un peu comme, avant un match de boxe, chaque adversaire essaye de montrer sa force dans des déclarations guerrières pour influencer l'adversaire et le mettre dans une position de faiblesse psychologique.
C'est exactement ce qui vient de se passer en Asie entre Chine et Japon.Le Japon vient, en effet, de dévoiler ses propositions d'engagements de réduction d'émission de Gaz à Effet de Serre. L'engagement japonais, que son Premier Ministre Taro Aso estime très ambitieux, vise à réduire les émissions du pays de 15 pct entre 2005 et 2020 par rapport au niveau d'émission de 2005.Les objectifs etant exprimés en réduction d'emissions de 1990 à 2020 et pas 2005, l'équivalent de cet objectif annoncé de 15pct sur la période 1990/2020 est seulement de 8pct sur 1990/2020. Pas de quoi effectivement tomber d'admiration quand on sait que l'Union Européenne a d'ores et déjà pris comme objectif une diminution d'émission 1990/2020 de 20 pct.
La Chine a aussitot exprimé sa désapprobation d'un objectif aussi faible et a déjà donné un chiffre que, selon elle, les pays industrialisés devraient se fixer comme objectif de réduction d'émissions. Il est, tenez vous bien, de 40pct à atteindre en 2020 par rapport à celles de 1990 asssorties d'une contribution de la part des pays industrialisés d'un financement de l'ordre de 0.5 à 1pct de leur PIB pour aider les pays émergents à atteindre les leurs tout en continuant à se développer!!! Le double de l'objectif de l'Union Européenne et 5 fois plus que celui que le Japon vient d'annoncer, sans compter la contribution financière! C'est dire que l'écart entre ce que les pays industrialisés trouvent acceptables et ceux que les BRIC souhaiteraient qu'ils se fixent est énorme. Par ailleurs, au dela des 2020, la Chine a exprimé que c'est une diminution d'émissions de 80 pct sur la période 1990/2050 que les pays industrialisés devraient se fixer là où ces derniers envisagent seulement 40pct.
La différence, bien sur, tient au dévéloppement économique que les uns et les autres veulent atteindre pour les BRIC ou conserver pour les pays développés.Le Premier Ministre japonais a d'ailleurs exprimé qu'il serait irresponsable pour son pays et lui même d'aller au dela des 8pct qu'il annonce sans affecter sérieusement son industrie et le public.Tout transfert d'un pourcentage d'effort de réduction d'émission d'un pays ou d'une partie du monde vers une autre est un transfert de Produit Industriel Brut et donc d'activité économique
En même temps que des discussions préparatoires se tiennent à Bonn pour préparer Copenhague, une délégation américaine est allé "tater le terrain" directement en Chine pour discuter de ce qui pourrait être acceptable pour ces deux plus gros émetteurs de CO2 de la planète avec 40 pct des émissions mondiales à leur compte. La délégation américaine est repartie fortement déçue en depit de paroles lénifiantes sur le rapprochement des positions. Pour les Chinois, qui savent prendre des positions très dures avant toute négociation, la chose est simple: les pays industrialisés doivent payer pour les années pendant lesquelles ils ont développés leurs industries et pollué l'environnement car les victimes du rechauffement climatiques résultant seront ...les pays émergents.
Inutile de dire que les négociations de la fin de l'année à Copenhague vont être très difficiles, en particulier pour les pays industrialisés. Pour avoir eu moi même l'expérience de ce type de négociations commerciales, je ne suis pas convaincu que la position de l'Union Européenne qui a déjà annoncé la couleur, ne nous mettra pas immédiatement en position de victime désigné pour prendre à notre compte la maximum d'effort.On part d'une position de réduction d'émission de 20pct et on termine, après de dures et longues discussions, à 25 pct plus 0.5pct de notre Produit Interieur Brut comme aide aux pays émergents. Allez on parie?
A suivre de prêt, car c'est de notre avenir économique à tous dont nous allons discuter à Copenhague...
18 juin 2009
Obésité: Alli va bien, merci.Mais les clients?
Vous avez suivi dans ce blog, la déconfiture de Sanofi-Aventis et de son produit antiobésité, l'Accomplia. J'avais eu l'occasion de vous parler du produit concurrent de GlaxoSmithKline, Alli, peut être baptisé ainsi par référence à Ali Baba, le personnage du conte des Milles et Une Nuits, Ali Baba et les 40 voleurs.
Vous avez remarqué sans doute les publicités qui en ont été faites sur les abribus et dans les journaux, féminins en particulier. Bref un lancement de grande ampleur comme pour un parfum. Sur le plan technique, il s'agit que d'une copie à demi dosage d'un vrai médicament contre l'obésité, le Xénical, que l'on ne peut lui obtenir que sur ordonnance. Il bloque l'absorption des triglycérides dans l'estomac qui sont evacué dans les selles. Inconvénient, des ennuis intestinaux( impériosité des selles),des gaz et de l'incontinence fécale. Bref à n'utiliser que dans les vrais cas d'obésité sévère.
Est il bien prudent de la part des autorités sanitaires européennes et françaises d'avoir accepté la commercialisation d'un tel produit sur une grande échelle et très médiatisé? Je n'en suis pas certain et rien n'empéchera un client( dans ce cas ce n'est plus un patient) de doubler la dose.Par ailleurs, il ne semble pas adapté vraiment aux petits problèmes de surpoids pour lesquels nos contemporains et contemporaines vont le prendre. En tous cas,GlaxoSmithKline, lui, semble très content des premières ventes avec beaucoup de demandes de renseignement et des pharmacies en rupture de stock içi et là dès les premiers jours de commercialisation.Des ventes initiales qui confirme les espérances de GSK: En vendre entre 15 et 20 millions d'euros en France cette année
L'Affsaps a annoncé une surveillance accrue des effets du produit. C'est bien le moins qu'elle puisse faire! Je trouve personnellement curieux que l'on prenne de tels risques non pas pour la santé mais pour le confort des acheteurs et de leurs entourage pour un résultat que l'on sait plutôt dérisoire et qui ne supprime pas le besoin d'un régime basse calories.
C'est à croire que la santé de GSK passe avant celle de ses clients !
17 juin 2009
Pourquoi la crise du lait?
Vous vous demandez peut être, comme moi, pourquoi nous assistons à un crise sévère de la production de lait alors que vous pensiez que le lait est un produit qui voyage très peu, entre les fermes qui le produisent, le camion qui en fait le ramassage et la laiterie voisine qui l'utilise. Vous pensiez peut être que les médias vous l'expliqueraient. Si vous êtes comme moi, vous n'avez vu nulle part aucune expliquation technique à cette baisse alors que le lait ne semblait pas à priori pourvoir être concurrencé par des importations.
Je crois avoir compris ce qui s'est passé. Le lait a été remplacé au fil des ans dans de nombreuses utilisation en...poudre de lait. 90pct plus lègère que le lait correspondant puisquon en enlève l'eau, elle est devenue susceptible de voyager,et donc de faire l'objet d'échanges internationaux sur un marché international forcement infiniment plus compétitf que le marché français. Il parait que le leader de ce marché est...la Nouvelle Zelande dont une énorme coopérative appelée Fortuna procède tous les mois à un appel d'offre pour ses productions. Elle représente à elle seule 40pct des échanges mondiaux.
Or, d'après le dernier appel d'offre, les prix de la poudre de lait ou du beurre ne sont pas prêt de remonter. Ils sont même en baisse de 12 pct par rapport à ceux du mois précédent à 1814 dollars/tonne et de 14pct pour livraison fin d'année 2009.
Mais la poudre de lait n'est qu'un intermédiaire. Si la demande en est en baisse c'est que la demande des produits laitiers finis est en forte baisse et en particulier les produits chers, yaourts aux fruits ou certains fromages. Les Etats Unis sont annoncés étudier un renforcement des subventions de ses propres productions à l'exportation ce qui ne manquera pas de susciter des représailles européennes.
La crise est donc loin d'être finie, les producteurs de souffrir et nous de financer les aides(méritées) à cette profession.
16 juin 2009
La température vous gène? Cassez le thermomètre!
C'est exactement ce que notre Ministre des Finances, Christine Lagarde, demande à l'Europe face à la montée des déficits en Europe mais aussi en France. Elle propose en effet que l'endettement supplémentaire du à la crise soit identifié comme tel et séparé de l'endettement " normal", celui qui résulte du déficit de l'exécution des budgets des états en France et dans les autres pays membres de l'Union Européenne.
Pour nous qui sommes les mauvais élèves de l'Union avec 1400 milliards de dettes et plus de 60pct de notre Produit Intérieur Brut annuel, ce qui équivaut à des dépenses budgetaires 20pct plus élevées que les recettes(!!), ce serait un soulagement par rapport aux engagements que notre Président d'alors, François Mitterrand, avait pris en signant le traité de Maastricht. Ca ne changerait rien par contre à cette dette et surtout aux remboursements que nous devons effectuer pous les ans pour les intérets et le remboursement du capital des prets que nous avons fait pour la contracter.
"Service de la dette", commer on l'appelle en termes budgétaires, qui se monte à peu de chose près aux recettes globales de l'impot sur le revenu !!!. En d'autres termes, sans endettement, nous pourrions supprimer l'impot sur le revenu.
Madame Lagarde sait bien tout ca ainsi que tous nos dirigeants de droite comme de gauche. Pourquoi éprouvent ils le besoin de nous cacher la vérité et de nous faire croire que nous sommes un tout petit peu moins endetté que nous ne sommes dans la réalité? D'autant que pour une fois, personne ne leur reprochera les mesures qu'ils ont prise pour sauver le système bancaire et soutenir l'économie. Au contraire l'opposition elle même leur en demandait plus.
Est ce parce que nous sommes supposés toujours aussi ignorant du fonctionnement de l'économie? Ou parce ce que, en démocratie, il faut toujours ne pas donner le flanc à la critique de l'adversaire et paraitre faire quand on ne sait pas faire justement? Je ne sais. A moins que ce soit parce qu'il faudra présenter notre économie sous ses plus beaux atours quand il faudra trouver des prêteurs pour combler le trou de nos déficits?
Le monde financier commence en effet à s'inquiéter de l'énormité des déficits des grands pays industrialisés, à commencer par les Etats Unis, avec le double effet de rendre plus competitifs(=plus cher) les appels d'offres pour lever des fonds et de faire baisser la bourse au moment où elle commence juste à reprendre espoir.
C'est surement le soucis de ne pas casser les signes de reprise économique qui apparaissent içi et là qui justifie que Christine Lagarde veuille casser le thermomètre du compte d'exploitation du pays et de l'Union Européenne. La Commision de Bruxelles, aux motivations certes moins politiques, ne semble pas avoir été ébranlée par cette demande. Il est vrai que s'il fallait répondre à toutes les demandes qui arrangent les affaires intérieures des uns ou des autres dans une union à 27 membres, on n'en sortirait pas...
A suivre donc
15 juin 2009
Téléréalité: c'était bien un travail!
La saga du statut social des soit disant concurrents aux émissions de Téléréalité est en voie d'être résolu suite à un jugement de la Cour de Cassation du 3 juin sur le différent opposant Glem, la société productrice de l'Ile de la Tentation et filiale de TF1, à un des anciens participants à cette émission. Pour plus de détails sur la genèse de l'affaire, je vous invite à vous référer à un article de ce blog du 28 avril 2009.
La question centrale à laquelle vient de répondre la Cour de Cassation est de savoir sil s'agissait bien d'un jeu ou d'un travail comme le prétendait le candidat et l'avait entériné la Cour d'Appel de Paris en Fevrier 2008. Il s'agit bien d'un travail et pas d'une participation à un jeu! La Cour de Cassation en a jugé ainsi du fait du contrat entre le réalisateur de l'émission,Glem devenu depuis TF1 Productions, et les participants qui prevoyait que les dits participants étaient à la disposition de la production quasiment 24hrs/24.Il existait donc bien un lien de subordination entre le candidat/participant et un producteur qui controlait l'éxécution de l'émissison, donnait des ordres au candidat, voire pouvait le sanctionner d'éventuels manquement à son contrat.
La suite,c'est la Cour d'Appel devant laquelle est renvoyé l'affaire, qui va l'écrire pour remettre en droit les commentaires de la Cour de Cassation.
Les producteurs de l'émission n'ont pas tout perdu car la Cour de Cassation a reconnu leur bonne foi face, effectivement, à la vacuité de la loi dans ce domaine et donc a cassé la condamnation pour "travail dissimulé" au titre duquel il avait été condamné à verser 16 000 euros au "candidat" plaignant sur les 27 000 de la condamnation totale.
Dans l'avenir donc, vous saurez que ces émissions ne sont que des scénarii d'émissions spectacle dont la trame et la fin ont été écrit d'avance par les scénaristes et mis en images par des salariés classiques qui ne sont même pas des acteurs puisque la reconnaissance de cette qualification leur a, par contre, été refusée par la Cour. C'est évidemment bien moins "glamour" pour les spectateurs que de croire à l'histoire qui se déroule sous leur yeux !!Vous saurez donc que si X... trompe Y... et se met avec Z,.., ce n'est plus la manifestation d'un coup de foudre mais le bon vouloir du producteur, que le vainqueur de la Starac a été plus ou moins désigné par le producteur et que les ébats dans l'eau de telle strip teaseuse étaient tarifés .
Ca risque donc d'affecter l'audience de ce type d'émission qui était jusqu'à présent un secteur porteur des émissions télévisuelles.
Autre élément qui sera par contre fortement affecté, c'est le cout des émissions car pour être en règle avec le code du travail il faudra prévoir des horaires fixes, des temps de repos, des heures supplémentaires etc qui risquent de rendre en loi française, le tournage difficilement réalisable et plus couteux et d'affecter la spontanéité des candidats.
L'avenir dira si la téléréalité y survivra ou si, là aussi, on délocalisera vers des contrés plus accueillantes de ce point de vue là. Heureusement pour nous notre langue, peu parlée dans le monde , reste une parade efficace...
14 juin 2009
Echange dollars contre matières premières!
Vous avez peut être su que les taux de frêt maritimes pour des bateaux vraquiers, ceux qui transportent les minerais, avaient brutalement remontés depuis un mois au niveau de septembre 2008
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L'indice sur lequel le cours du fret maritime des très gros bateaux vraquiers transcontinentaux( Plus de 150 000 tonnes) s'appelle le Baltic Capesize et son évolution vous est donné ci contre.
La raison? Les Chinois qui ont des réserves considérables de dollars liées à leurs excédent commerciaux avec les Etats Unis, se sont dit que plutôt que de placer leur dollars en bons du trésors américains, ils feraient peut être mieux de les utiliser à ...acheter des matières premières!
Des produits dont on a toujours besoin et qui sont finalement plus sur que le dollar en ce moment, se sont ils dit. Vous comprenez pourquoi Monsieur Tim Geithner, le remplacant de Paulson, est allé voir les Chinois très récemment pour les assurer de la solidité de l'economie américaine et de sa monnaie.Pas de chance pour lui, le mal est déjà fait et ce sont pas moins de 79 millions de tonnes de minerai de Fer qui ont d'ores et déjà été importées et stockées dans la province de Shandong où se trouvent les deux plus grands ports vraquiers chinois.
Pour la petite histoire, les Chinois avaient stockés de la même manière des millions de tonnes de matières premières et de produits avant les Jeux Olympiques pour être sur de pouvoir pallier à tout problème durant les Jeux.Ils ont lourdement destockés ensuite ce qui explique la montée des courts des matières premières mi 2008 et leur chute depuis!
Si je vous signale ce phénomène, c'est qu'il traduit bien la méfiance rampante qui commence à se porter sur l'économie américaine et sa monnaie et au dela sur l'inquiétude que suscite désormais l'endettement des Etats, qu'ils soient américains ou européens....