CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

30 mai 2009

Pourquoi ce Haro sur les plans de retraite chapeaux?

La mode du Haro sur les patrons, "ces pelés, ces galeux d'où nous vient tout le mal" pour paraphraser La Fontaine,se poursuit, peut être parce que pendant ce temps, on oublie les responsabilités de nos hommes politiques dans l'absence de régulation des hérésies financières qui ont amenées la crise.Cette fois c'est sur les "plans chapeaux" de retraite que l'on jette l'anathème. Or de quoi s'agit il et à quoi est ce que ca sert?

Les plans chapeaux qui existent dans certaines entreprises sont des dispositifs crées pour venir compléter les retraites de certaines catégories de personnels, les cadres en général, par accord d'entreprise.Rien d'illégal donc, seulement des discussions et des accords entre les directions et les organisations syndicales pour mettre en place de tels plans correspondant à un vrai problème social. Ils ont en général été crées durant les trente glorieuses quand l'économie française se développait à tout va et ont disparu depuis, ou ont vu leur avantages fortement diminués, pour une large part d'entre eux dans les années 80 à 95, car très couteux. Ils entrent dans le cadre des dispositions fiscales légales et, rassurez vous, dans l'hypothèse où ils ne les auraient pas respectés, les controles fiscaux n'auraient pas manqués depuis de rectifier le tir!

Vous imaginez que si des directions d'entreprises et des syndicats se sont mis d'accord sur de tels plans c'est qu'ils correspondaient à une besoin social. Effectivement ils ont été développés pour combler les insuffisances des systèmes de retraites publics qui matraquent les cadres et les cadres supérieurs en particulier.Car les retraites servies par les systèmes obligatoires Sécu/Arrco/Agirc se traduisent au moment du passage de l'activité professionnelle à la retraite par une baisse de revenus et de niveau de vie qui augmente dramatiquement au fur et à mesure que vous montez l'échelle des responsabilités et des salaires.

C'est ainsi qu'un salarié au Smic passe de l'activité à la retraite avec des revenus qui correspondent à 70pct de son salaire d'actif, à condition bien sur qu'il dispose de tous ses "trimestres" de cotisation. Baisse partiellement compensée par des cotisations sociales(à effet immédiat) et des impots sur le revenus( à effet décalé d'un an) plus faibles qu'avec son salaire plein. Pour un cadre moyen c'est seulement 50 à 60 pct de son salaire précédent que recevra le cadre nouvellement retraité. Une chute de revenus importante qui peut être difficile à supporter à une époque de la vie où les intéressés ont encore des enfants à l'Université ou des engagements de prets immobilier importants. Pour un cadre dirigeant, c'est encore beaucoup plus important puisque le nouveau retraité touchera de l'ordre de 25 à 35 pct seulement de son salaire précédent!

La raison en est le plafonnement des cotisations de retraites à partir d'un certain niveau de salaire.Au dela de ce niveau de salaire, en effet, le salarié cadre supérieur ne peut donc plus cotiser pour augmenter sa retraite! Par ailleurs il est de plus en plus difficile aux cadres d'atteindre le plafond de leur retraite obligatoire du fait de l'accroissement de la durée des études et d'une entrée dans la vie active de plus en plus tardive. Si on se projette en plus dans l'avenir, la situation ne fera qu'empirer du fait de l'accroissement régulier du nombre de trimestre et de la baisse du rendement des retraites lié à la démographie. Il est sur que les cadres et les cadres supérieurs seront les grands sacrifiés de l'évolution future des retraites.

Les grandes entreprises, consciente du problème et à la demande des syndicats avaient ainsi mis en place à une époque économique plus faste que maintenant des plan chapeaux qui permettaient à ses cadres de bénéficier, dans certaines conditions, d'une retraite dite supplémentaire qui venait accroitre de 10 à 30pct la retraite de ces cadres de manière à ce que les cadres dirigeants puissent partir avec 50pct de leur salaire précédent. Le but était bien sur d'attirer les meilleurs et surtout de les garder dans l'entreprise car le bénéfice de cette retraite supplémentaire disparaissait immédiatement si vous quittiez la société avant 55 ans! Elles ont depuis été largement remplacées par des moyens de rémunération autres( bonus et stock option) moins reglementés et qui ont l'avantage de demeurer la propriété des cadres dirigeants si ils quittent l'entreprise

On ne peut donc pas dire que les plans chapeaux soit , comme l'a déclaré le Premier Ministre, inacceptables d'autant plus que s'ils ont été financé en totalité par les entreprises, c'est du fait d'une impossibilité légale que le salarié y cotise! Par ailleurs, il est curieux que ce soient ceux qui bénéficient des retraites du secteur public à 74 pct assurées et financées par leur employeur, l'Etat, qui se permettent de juger de l'acceptabilité ou non de l'engagement des entreprises à financer ces système de retraite supplémentaire  alors qu'ils correspondent à un réel problème social d'une classe entière de salarié.

Il est vrai que nous sommes dans une ère de politique spectacle qui s'intéresse peu aux vrais réalités établies et étudiées sérieusement et cherche plutot à gagner ou conserver les voix des électeurs. De nos jours c'est le "débat de société" médiatique et manichéen qui prime sur l'étude sérieuse des problèmes, scientifiques ou sociaux.

Triste constatation. Espérons néanmoins que le législateur prendra en compte le problème social des cadres moyens et supérieur et pas seulement l'écume du problème que constitue les abus des conditions de rémunération de quelques dirigeants.

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29 mai 2009

Commerce Equitable….Discutable ?

Vous avez sans doute remarqués dans vos supermarchés habituels que c’est la semaine du Commerce Equitable. Vous avez peut être eu l’occasion de voir aussi à la télévision une émission qui portait sur ce type de commerce, ses spécificités et son évolution.

Dans l’esprit où il a été lancé il y a une ou deux décennies, il s’agissait d’une opération humanitaire visant à rémunérer davantage le producteur de denrées agricoles et alimentaires, en bout de la chaîne de production dans les pays du tiers monde, censé être moins capable de se défendre contre les acheteurs occidentaux et les grands du négoce des matières premières, dans le Commerce Equitable que dans les circuits traditionnels de commercialisation. En d’autre termes, le producteur ou son produit était sensé être payé plus cher au départ dans le Commerce Equitable et en contrepartie le produit final  à la vente auprès du consommateur était vendu plus cher que son équivalent du commerce traditionnel. C’est un prêtre ouvrier néerlandais qui eut l’idée de ce type de commerce et créa le label très connu, devenu depuis quasiment une marque, Max Havelaar. Du fait de ce caractère humanitaire, les produits du commerce équitable étaient essentiellement des productions du tiers monde, café et chocolat en tête

Les débuts dans le circuit de distribution des boutiques spécialisées ne furent pas très positifs et il fallut que ces produits pénètrent dans la Grande Distribution pour que lerus ventes décollent réellement. Une Grande Distribution qui , comme je vous l'avais signalé alors, joua d’ailleurs le jeu du développement de ces produits, soucieuse qu’elle est  parfois de montrer sa réceptivité aux problèmes du monde et sa citoyenneté. Le modèle économique du Commerce équitable passa donc par la Grande Distribution,ses grands volumes et ses prix tirés.

Après Max Havelaar, d’autres sociétés se lancèrent dans ce type de commerce comme Alter Eco ou Ethicable et des intermédiaires apparurent qui allaient chercher le produit au fin fond des forêts ou des jungles pour le livrer à l’autre intermédiaire de cette chaîne, celui qui produit et conditionne le produit final commercialisé in fine dans les rayons des hypermarchés.

Dans ce partage des rôles, si les volumes sont bien là, les méthodes d’achat, celles de la grande distribution, y sont également qui se traduisent par une pression permanente à la baisse nécessaire, d’après la grande distribution,  à la croissance du marché, à sa démocratisation et in fine au plus grand bien des producteurs ! L’émission de télévision semblait montrer, qu’il n’était pas évident que le producteur de fèves de cacao du Guatemala ou d’Amérique latine soit tellement mieux traité que le producteur classique.

J’avais eu l’occasion de voir en Afrique les prestations de Fairtrade, l’association qui commercialise le label Max Havelaar, sur lesquelles j’étais resté dubitatif. Fairtrade proposait en effet à toute association de producteurs ou intermédiaire désireux de commercialiser des produits sous ce label, un contrat l’autorisant contre rémunération à l’utilisation du label, lui assurant l’inscription sur la liste des producteurs Max Havelaar, et lui fournissant en retour la liste des « clients » ou  acheteurs de produits à ce label. L’association de producteur, l’intermédiaire ou l’organisme commercialisant cette production était censée faire son affaire des négociations commerciales avec les dits clients et acheteurs.

Par contre l’association de producteurs devait faire approuver par un organisme appartenant à Fairtrade et relativement coûteux, les sites de production, la chaîne de transformation, la qualité des produits, l’utilisation du label et les conditions de rémunération plus favorables des producteurs. L’entrepreneur et les associés qui souhaitaient monter cette chaîne de production, de transformation et de commercialisation, de café en l’occurrence, à ce label ne m’avait pas paru garantir, en dépit de leur discours, l’arrivée effective jusqu’au paysan producteur, du surcroît de rémunération que le label devait lui assurer. Et Fairtrade ne m’avait pas paru être en mesure, une fois le contrat signé, de vérifier et de faire respecter cet élément essentiel du Commerce Equitable .

Peut être, me direz vous, ais je tendance à voir les choses négativement ou le verre à moitié vide. Les allées du commerce sont hélas pavées de bonnes intentions qui ne se sont pas souvent traduites en une réalité concrète. J’ai quelques doutes que le surcroît de prix que le consommateur accepte de payer pour des produits du Commerce Equitable se retrouve bien et en totalité dans la poche du petit producteur et paysan. Il est vraisemblable par ailleurs que ce mode de production et de distribution coûte plus cher que la distribution traditionnelle et ses gros volumes.

Loin de moi l’idée de vous dissuader d’acheter des produits du Commerce Equitable. Pour le surcoût que cela représente, ça reste une bonne action et il vaut mieux faire le pari que ce surcoût arrive bien au producteur. Sachez seulement que ce système de label  ne me parait pas garantir le paiement effectif au petit producteur du prix supplémentaire que vous mêmes payez en l'achetant.

NB Les pouvoirs publics, dont c'est le rôle régalien de régulateur( Cf les produits financiers!) devaient règlementer les labels de ce Commerce Equitable. Il créa même une Commission Nationale du Commerce Equitable, une de plus, par un décret de 2007.Hélas, depuis la dite commission ne s'est jamais réunie!La création de la semaine du Commerce Equitable aura au moins eu le mérite de réveiller le Ministère en charge de cet organisme, le secrétariat d'Etat charge du commerce, qui s'active désormais à réunir le premier groupe de travail sur le sujet. Il serait intéressant de savoir si l'inaction de la dite Commission provient de sa non création effective ou bien si elle a effectivement été constituée dotée de membres rémunérés mais qui ne se sont jamais réunis tout en en percevant les rémunérations?       

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28 mai 2009

Caterpillar Grenoble: les syndicats à Canossa?

Si vous ne connaissez pas cette expression, sachez qu'elle se réfère à un différent sévère entre le Pape Gregoire VII et l'Empereur d'Allemagne Henri IV en...1077 sur la nomination des évèques. L'Empereur qui souhaitait pouvoir les désigner lui même, une prérogative papale,  s'était permis de proclamer la déchéance du Pape qui avait riposté immédiatement en l'excommuniant. Or à l'époque l'excommunication avait une toute autre portée que de nos jours et les vassaux d'Henri IV , déliés ainsi de leur serment de vassalité, réfusèrent de le suivre.Il dut se résoudre à aller voir le Pape pour lui demander son pardon.

La rencontre se passa au Chateau de Canossa, en Emilie Romagne,appartenant à Mathilde de Romagne, et l'empereur dut se prosterner aux pieds du Pape et implorer son pardon ce qu'il ne fit qu'au bout de trois Jours, pendant lesquels l'Empereur dut rester pieds nus et en costume de pénitent en attendant la réponse du Pape.

L'épisode se perdit dans l'histoire jusqu'à ce que Bismarck le réhabilite en 1872 en prononçant un "Nous n'irons pas à Canossa" devant le Reichstag pour exprimer son refus de céder aux injonctions du Pape Pie IX qui venait de refuser la reconnaissance d'un ambassadeur allemand par le Vatican.

Si je vous en parle aujourd'hui c'est parce que l'expression me semble s'adapter parfaitement à la situation des syndicats face à la direction de Caterpillar Grenoble.Premier temps, Caterpillar filiale de la société américaine de matériel de Travaux Publics du même nom, souffre de la chute dramatique des ventes de ses matériels liée à la crise immobilière et financière. Elle décide de supprimer 733 emplois sur un total de 2551 employés. Désespoir de ces derniers et demarrage d'un bras de fer syndicats/ patronat avec intervention de l'Etat dans les négociations. Accord pour réduire de 733 à 600 le nombre de licenciements sous réserve de la signature d'un accord sur un nouvel aménagement du temps de travail. FO/CFDT/CFTC qui sont majoritaires sont pour, la CGT est contre et le lendemain l'Assemblée Générale est empéchée de se tenir par 2 à 300 contestataires de l'accord.

Retour de ce fait à la case départ. Le projet initial à 733 licenciements est réactivé. La conséquence du jusqu'auboutisme d'une partie du personnel et de l'incapacité des syndicats à expliquer et à convaincre qu'il fallait voter ce compromis final.

Comme en 1077, il faudra que les syndicats aillent à Canossa, c'est à dire demandent à la direction de reprendre la négociation mais sans la CGT, cette fois, pour qui il s'agit d'un "marché de dupes". Les personnnels dont les 133 postes ont été conservés apprécieront....

Quant à l'image de la France pour toute création nouvelle d'activité, elle sera durablement ternie...

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27 mai 2009

Gares et Connection

Je vous avais annoncé dans un message du 30 avril 2009 que la SNCF venait de créer une filiale " indépendante", mais à 100pct néanmoins, pour gérer les gares du réseau français. A quelques mois de la libéralisation du transport international de passagers et alors que le sujet de la maitrise des gares commençait à tracasser la Direction de la Concurreen,ce européenne.Elle l'a baptisé comme il est indiqué en rubrique "Gares et Connection" et le Directeur de la SNCF lui a donné officiellement pour mission de  fournir " un accès équitable et transparent aux gares pour tous les concurrents de la SNCF".  Une définition de mission qui frise l'impudence alors que depuis des années, la SNCF et les pouvoirs publics essayent de retarder justement par tous les moyens l'arrivée de la concurrence sur le réseau français.

Ca n'a pas échappé à l'Autorité française de la Concurrence qui a décidé de s'auto saisir des éventuels problèmes de concurrence que risque de poser cette position privilegiée de la SNCF sur la maitrise des gares à partir de 2010. Elle va donc examiner "si la création de cette nouvelle entité chargée de la gestion des gares offrait des garanties suffisantes pour satisfaire aux exigences du bon fonctionnement de la concurrence".

Autre outil anti concurrentiel dont l'Autorité de la Concurrence souhaite étudier de plus près le fonctionnement, la batterie de filiales crées au fil des ans comme Kéolis( transport par bus et tramways) ou Effia( Parkings), qui gravitent autour du transport ferroviaire, coeur de l'activité de la SNCF, et assurent ce que l'on appelle l'intermodalité, c'est à dire l'intégration de tous les modes de transport et services dont peut avoir besoin le voyageur SNCF du départ de sa maison à son lieu d'arrivée.En d'autres termes, la SNCF souhaite par ces services annexes assurer sa main mise sur le voyageur d'un bout à l'autre de son déplacement.Dans ce cadre elle s'en veut beaucoup d'avoir manqué les Velib' alors qu'en Allemagne la Deutsche Bahn fournit elle même ce service et elle se positionne pour gagner à tous prix l'adjudication de la location libre de voiture sur les mêmes principes que les Vélib', les Autolib'.

La aussi l'Autorité de la Concurrence n'est pas vraiment dupe qui se propose d'investiguer si cette diversification et la main mise qu'elle implique sur le voyageur n'est pas de nature  à ce que "le groupe public prenne des précautions particulières afin de préserver la concurrence".En clair l'Autorité croit que ces diversifications vont nuire à la concurrence et envisage d'imposer des précautions particulières pour la maintenir.

Elle émettra un avis public en octobre mais cet avis n'aura aucun caractère contraignant. Il est vrai que la dite Autorité de la Concurrence connait parfaitement le peu d'appétence des pouvoirs publics français, toutes tendances confondues, à introduire de la concurrence face aux entreprises publiques et à leurs syndicats. En tous cas, ca montrera à la Commision de Bruxelles et à Madame Neelie Kroes qu'on a bien vu le problème et qu'on y réfléchi.Les apparences seront sauves.      

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26 mai 2009

Représentativité des syndicats et Représentation des cadres

J'avais eu l'occasion dans un message du 2 fevrier 2009 de signaler que le nouveau système de reconnaissance de la représentativité des syndicats allaient avoir pour effet que la catégorie des cadres et ses spécificités n'allaient plus être représentées. A moins que les cadres ne prennent leur carte en masse à la CGT, FO ou à la CFDT, tous syndicats que la réforme va "officialiser".

C'est exactement ce que reflète le mouvement de grève que viennent d'annoncer les pilotes d'Air France qui considèrent que leurs problèmes, la spécificité de leur métier et leurs exigences ne sont plus prise en compte dans ce nouveau système de reconnaissance de représentativité.On aurait voulu les éliminer du débat social alors qu'ils ont une contribution majeure dans le fonctionnement du transport aérien que l'on ne s'y serait pas pris autrement.

J'avais signalé que cette loi allait ouvrir une boite de Pandore dont on ne savait pas ce qu'il allait en sortir. On a "ouvriérisé" ( à contre temps) le mouvement social et on a offert une position préférentielle à la CGT.

Dans le cas des pilotes d'Air France, tout le monde admettra que leur fonction a des caractéristiques, des spécificités et des contraintes particulières dont on ne voit pas bien comment elles pourraient être représentées par des employés au sol par exemple.Au delà des pilotes, c'est le cas de beaucoup de cadres dans tous les secteurs de l'industrie et du commerce dont les responsabilités, la contribution à la bonne marche de la société, les méthodes de rémunération et de promotion, voire les retraites varient largement d'un secteur à un autre et d'un type de fonction à un autre et qui n'ont pas grand chose à voir avec celles des autres employés des sociétés. Eliminer leur représentation et la défense de leur intérêt ou les forcer à adhérer à un syndicat conventionnel, sous pretexte qu'ils représentent moins de 10pct des effectifs me parait irrationnel quand ce n'est pas irresponsable.

Le Ministre des Transports, Dominique Bussereau, a parlé de faux problème et d'accord du gouvernement pour accepter un mode de représentation catégoriel dans leur cas particulier. Peut être aurait il pu s'en apercevoir plus tot et l'intégrer directement dans la loi. Après tout, Gouverner c'est prévoir dit on? Quand bien même il arriverait à faire passer de dispositions particulières pour ces personnels là qu'il ne réglerait pas le problème plus général de tous les autres cadres dont on verra apparaitre au coup par coup à l'occasion de tel ou tel mouvement que la CGT ou l'Unsa avec lesquels on essaye de marier la CGC, ne sont pas vraiment apte à les représenter.

On a vraiment l'habitude dans notre pays de travailler par la méthode des essais et des erreurs !

 

Posté par CaDerange à 07:40 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2009

Petite bataille entre cousins...

Canablog286_002Dans la bataille qui oppose les cousins issus de Ferdinand Porsche, l'inventeur de la Volkswagen, pour le controle de Volkswagen, je vous présente, à gauche Ferdinand Piëch, président de conseil de surveillance de Vokswagen et actionnaire important à la fois de Volkswagen((10pct) et de Porsche(13.2pct) et à droite Wolfgang Porsche, leader des intérêts de la famille Porsche et supporter du PDG de Porsche Wendelin Wiedeking,et inventeur génial du montage financier pour permettre la prise de controle de Volkswagen par Porsche. Jusqu'à ce que la crise financière et la difficulté à emprunter qui en a résulté ne mette un terme à l'entreprise de Porsche.

Pour la petite histoire, les Porsche et les Pîëch sont deux belle-familles issues du célèbre ingénieur Ferdinand Porsche chargé par Hitler de créer la voiture du peuple, Volkswagen en allemand. Ferdinand eut deux enfants, Ferry Porsche, ingénieur génial qui prit la succession de son père à sa mort en 1951 chez Porsche et créa la 911, et Louise qui épousa Anton Piëch, avocat de son état et coactionnaire fondateur de Volskwagen avec Ferdinand Porsche à la création de l'entreprise.

Les deux belle familles se retrouvèrent propriétaire à parité (50/50) de Porsche jusqu'à ce qu'un des fils Pîëch, Ernst, criblé de dettes, vende discrètement sa part en 1983 à des investisseurs koweitiens auquel la famille Porsche s'empressa de racheter les actions en nprovnace des Piëch.Résultat, les Porsche possèdent 54 pct de Porsche et les Piëch seulement 46 !

Ferdinand Piëch,lui, ne doit qu'à sa valeur personnelle son ascension à la tête du groupe Volkswagen.Après de débuts comme ingénieur chez Porsche, il passe chez Audi puis Volkswagen pour devenir finalement le Directeur Général du groupe de 1992 à 2002 avant d'être nommé Président de son Conseil de Surveillance. Il est resté relativement muet durant la brillante offensive capitalistique de Porsche. Maintenant qu'il apparait que pour cause de crise financière, elle ne pourra être menée à son terme et qu'il va falloir trouver un accord entre les Porsche et les Piëch, il a recommencé à donner de la voix.

A voir les deux photos ci dessus qui pensez vous qui tient le bon bout?

Posté par CaDerange à 11:24 - Industrie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2009

La Crise touche aussi...le Champagne.

On aurait pu croire que le crise financière puis économique ne toucherait pas le luxe et se contenterait de toucher les produits de grande consommation dont malheureusement l'automobile dont on s'est aperçu à cette occasion quelle importance elle avait dans l'économie de notre pays.

Il est vrai que dans le début de cette crise, les grands du luxe, les Louis Vuitton, Hermés, Richemont ou Gucci, ont semblé ne pas en être affectés. Avec le temps, hélas, même eux voient leurs ventes s'essoufler et comme dans notre monde économique "qui n'avance pas recule",la crise a étendu ses ailes sur ce secteur également. A un dégré moindre néanmoins, tellement l'attractivité des produits qu'ils proposent est visiblement forte pour le consommateur.

Voici pourtant un signe supplémentaire de la progression de la crise. Le Champagne français, notre Champagne qui vient de traverser des décennies de croissance au point qu'on se demandait si on arriverait à en produire suffisamment pour abreuver le monde,souffre également! Ce sont les Champagnes Nicolas Feuillatte, une marque coopérative bien connue, quoique assez récente, qui vient d'annoncer une baisse de ventes depuis le début de l'année 2009 de ....34pct !Encore doit il y avoir pire puisque la baisse globale des ventes du Champagne baisse sur la même période de 38pct.

Le corrollaire de baisses de ventes aussi importantes est immédiatement une guerre des prix féroce,chaque marque essayant de préserver sa part de marché et ses volumes. On arrive à trouver désormais en hypermarché des bouteilles de champagne à moins de...10euros. Les conséquences suivantes vont être une pression à la baisse sur le prix du kilo de raisin pour la vendange 2009 alors qu'il était en augmentation graduelle régulière depuis 5 ans.Au dela ce sont les recettes habituelles de tous les chefs d'entreprise, diminution des dépenses, suppression des intérimaires, report des investissements et recherche de crédit supplémentaire pour financer des stocks, très importants en Champagne, qui ne s'écoulent plus.

Alors Français, profitez en. Cassez votre tirelire pour acheter du champagne. C'est bien plus sur que d'investir dans des actions. Et quand bien même leur valeur diminuerait au niveau des "penny stocks", vous pourriez toujours les boire !

Posté par CaDerange à 07:59 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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