CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

23 mai 2009

Finalement,Danone était espagnol!

En Mai 2006, le PDG de Danone,Frank Riboud s'était publiquement ému de rumeurs de prise de controle de son entreprise par un grand concurrent de l'alimentaire(Nestlé? Pepsi? ...). Cette annonce publique avait provoqué une réponse tout aussi publique et agressive du Ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton à l'époque, sur la défense des fleurons de notre industrie nationale et sur le ton guerrier du " l'ennemi ne passera pas". Les journalistes s'étaient également joint au concert des défenseurs de la "francité" de notre industrie. Suite à cette cascade de déclarations plus ou moins guerrières, j'avais publié le 8 juin 2006 un article que vous pouvez retrouver sur le site concernant la notion de nationalité des sociétés.

J'y posais la question de savoir comment définir cette nationalité. Etait ce celle des actionnaires auquel cas il fallait mettre mettre en place un suivi des achats/ventes d'actions au jour le jour pour savoir qu'elle était vraiment la nationalité de telle ou telle société le matin et bien sur le soir? Est ce que cela devait être la Bourse sur laquelle les actions de la dite société etaient cotées et vendues? Est ce que cela devrait être le lieu d'inscription de la société holding, les Pays Bas dans le cas d'Alcatel Lucent ou encore la nationalité de son dirigeant emblématique? Bref j'essayais de dire que définir la nationalité d'une société était un exercice périlleux et pas évident du tout, plus culturel que mathématique ou financier.

A l'époque tout le monde avait accepté comme pain béni l'assertion du Ministre que Danone était bien une société française et aucun journaliste ne s'etait donné la peine de le vérifier.L'affaire dura quelques semaines puis se perdit dans les sables mouvants de l'actualité quotidienne car apparemment il s'agissait d'une fausse alerte ou de l'expression plus violente qu'à l'habitude des phobies de son dirigeant.A moins qu'il ait eu besoin d'un support financier à l'époque et que la manifestation d'un nationalisme franchouillard l'ait aidé à l'obtenir. 

La mort de Daniel Carasso, président d'honneur de Danone tout de même, vient de révéler que l'origine de la société et de son nom était finalement ...espagnol et plus particulièrement catalan.C'est le pêre de Daniel Carasso, Isaac, d'une famille de juifs espagnols chassée d'Espagne en 1492 par Isabelle la Catholique qui, de retour de Salonique, avait ramené en Espagne la formule des Yohghourts et crée une société à Barcelone en 1919 pour les fabriquer et les commercialiser. Il l'avait baptisée Danone d'après le diminutif du prénom de son fils Daniel, Danon qui veut dire en catalan "petit daniel".

Daniel Carasso lui même poursuivi le développement de l'affaire en créant la filiale française en 1923 sous le nom de Société Parisienne du Yoghourt Danone. Au moment du nazisme il émigra aux Etats unis où il fonda en 1942 une filiale américaine sous le nom de Dannon Milk corporation dont je crois comprendre qu'elle fut vendu à Beatrice Foods en 1959. Elle n'arriva dans le giron de BSN Boussois Souchon Neuvesel,qu'en 1973 lorsque Antoine Riboud, père de Frank, réorienta totalement sa société, producteur de verre et de bouteilles, de la fabrication de contenants vers celles de contenu et racheta la société dont il repris le nom pour en faire celui du Danone agroalimentaire d'aujourd'hui

Finalement donc Danone est tout autant espganol par l'origine du nom et du produit phare que français par le développement mondial qu'on su lui donner Antoine puis Frank Riboud et leurs équipes. Désolé Monsieur le Ministre et messieurs les journalistes!

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22 mai 2009

Voiture électrique : Premier concept abouti de station service !

Si vous suivez ce blog vous savez que l’obstacle majeur au développement de la voiture électrique, parmi bien d’autres, viendra du …remplissage des batteries en énergie électrique. L’équivalent du passage à la pompe à essence pour les véhicules à moteur actuels qui est une opération qui peut paraître banale pour nous qui la réalisons tous les jours mais qui cache un logistique et des infrastructures très lourdes.

Comment remplacer ces infrastructures et cette opération obligatoire ? Tout d’abord il n’est pas possible de mélanger recharge électrique et remplissage de réservoir pour des questions évidentes de sécurité et donc il ne sera pas possible d’utiliser les emplacements des stations services actuelles. La recharge chez soi tous les soirs dans son garage se heurtera à l’absence de prise à recharge rapide dans l’habitat actuel et à l’absence même de prise classique tout court dans l’habitat collectif. Alors que ce serait la méthode de ravitaillement la plus adaptée d’un point de vie environnemental dans un pays fortement nucléarisé comme le notre du fait de la capacité de production « gratuite » disponible la nuit lorsque la demande baisse fortement. Il faudra quelques décennies pour que vous trouviez des prises à recharge rapide en libre service dans tous les garages ou parking de France.Canablog286

L’autre solution que lance aujourd’hui au Japon la société israélienne Better Place, c’est un station service dans laquelle en très peu de temps on pourrait échanger le pack de batteries de votre voiture électrique proche de l’épuisement par un pack de batteries chargée à bloc. C’est à Yokohama que vient d’être inaugurée la première station d’échange de batteries automatique du monde par le Président fondateur de Better Place, l’israélien Shaï Agassi. Un ancien de l’éditeur de logiciel SAP qui, participant au forum de Davos, avait eu l’occasion de parler de son idée à Shimon Pérès à Carlos Ghosn qui décidèrent de lui apporter leur soutien. Si vous n’étiez pas convaincu de l’utilité du forum de Davos voiçi une preuve concrète du contraire !

Comme cela se passe t il dans la pratique ? Un pack de batterie pour une voiture totalement électrique, c’est un minimum de 200 kg, donc non manipulable par un chauffeur individuel. Vous arrivez donc à la station service, batteries vides, installez votre voiture à un emplacement bien défini, en sortez et laisse faire le dispositif  automatique de remplacement qui est placé en souterrain  dans une fosse sous votre voiture. En une minute c’est fait, votre pack de batterie vide est enlevé et remplacé par un pack de batterie plein.Ca marche et la démonstration de Better Place dans sa station de Yokohama a montré que c’était effectivement réalisable.

Il reste a résoudre les détails dans lesquels, comme vous savez, le diable lui-même se cache. Il faudra probablement que les voitures soient conçues pour un remplacement rapide dans de telles stations de manière à ce que l’emplacement du pack de batterie soit accessible par le dessous dans une position quasiment identique d’un véhicule à l’autre. Les batteries devront être  aussi standardisées que possible si on ne veut pas que la station soit noyée sous des dizaines de pack de batteries différents avec les besoins en espace et en immobilisations financières que cela représentent.

Il faudra trouver les emplacements de telles stations en zone urbaine avec leur raccordement électrique de forte puissance. A moins que l’on ne sépare le remplacement du pack batterie et sa  recharge qui serait effectuée dans une « centrale de recharge » à l’extérieur des villes avec les problèmes d’approvisionnement quotidien que cela posera.

Il faudra définir comment et à quel prix on vous vend l’électricité, à quel prix on vous reprend la votre restant dans votre pack échangé et combien on vous facture la manipulation et l’entretien du pack. L’idée de Shaï Agassi est de louer à vie la pack batterie, d’en assurer l’entretien et de vous vendre les kilomètres. Ce qui sous entend  que votre voiture vous serait livré sans batterie par le constructeur, charge à vous de vous approvisionner chez  Better Place ou ses concurrents.

Toit ceci ne parait pas irréalisable ni irréaliste, simplement cela suppose un changement complet , - et mondial-, de nos habitudes d’approvisionnement en énergie.

Ceci dit, comme le dit for justement Shaï Agassi, il n’y aura pas de marché de masse pour la voiture électrique s’il n’est pas aussi facile de les recharger que de faire un plein d’essence. Un jugement plein de bon sens….A suivre  

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21 mai 2009

Le ferroutage Sud Nord, ca commence à marcher.

Je vous ai parlé en plusieurs occasions de la mise en route plutôt laborieuse d'une liaison "ferroutière" Sud Nord entre la frontière hispano-française au sud, à Perpignan, et la frontière franco-luxembourgeoise au Nord, à Bettembourg. Démarrée en Novembre 2007, sa première annee d'exploitation en 2008 fut un désastre financier pour la société qui l'exploite, Lorry Rail, avec une perte de  7.8 millions d'euros pour une chiffre d'affaire de 5.9 millions d'euros.Le résultat de differents problèmes opérationnels qui ont limité le trafic et surtout annihilé la fiabilité de la liaison. En fait le "produit" n'était pas au point.

2009 s'annonce nettement plus brillant avec une fiabilité de 95pct d'acheminement en temps et heure du convoi journalier de 40 wagons( soit 80 remorques) et des taux de remplissage en forte hausse, 60 à 70 pct actuellement et en progression de + 3 à 4pct tous les mois. A ce rythme on devrait arriver d'içi septembre au taux de remplissage de 75 pct qui permet de couvrir les frais.

Au point que Lorry Rail étudie le lancement d'un second train pour juin et le passage à quatre allers/retours quotidiens avant la fin de l'année.La liaison devrait bénéficier de l'ouverture aux produits dangereux( produits pétroliers,et chimiques), de l'accroissement de la longeur des trains de 700 à 1000m et de leur poids total roulant de 1800 à 2800 tonnes transportées.

Ce sont les transporteurs espagnols qui en sont les meilleurs utilisateurs avec 34 pct du trafic, suivi des allemands (23pct) des autrichiens(14pct et des néerlandais(13pct)./ Les transporteurs français par  contre l'utilisent peu sans que je puisse vous dire pourquoi.

Rappellons que l'intérêt de cette liaison par ferroutage est de diminuer les émissions de CO2 des camions qui sont ainsi retirés de la route et de désengorger à terme les autoroutes sud nord et retour. A quarante remorques par jour, ce n'est pas Byzance, à quatre fois plus c'est déjà une contribution plus intéressante à la lutte contre le réchauffement climatique( à condition bien sur que l'électricité qui propulse le train soit d'origine nucléaire).

Par contre pour l'emploi, ce sont quarante jounnées de travail par jour de supprimés et 160 dans un an, ,mais ce 'est pas la première fois que l'on s'apercevra qu'il peut parfois y avoir antinomie entre emploi et protection de l'environnement.       

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20 mai 2009

Crise Financière:L'Irlande se félicite de sa cure d'austérité.

L'Irlande est un des pays qui ont le plus bénéficié de l'Union Européenne. Ceux qui y sont allés à des intervalles réguliers de temps peuvent en témoigner qui ont vu le pays changer littéralement de visage, d'un pays relativement pauvre au moment de son adhésion à l'Europe à un pays à haut standard de vie, il y a encore quelque mois, avant la crise financière. Car c'est aussi un pays qui s'est laissé le plus prendre dans les filets de la sophistication financière et de la spéculation comme son voisin plus au nord l'Islande ou plus au sud la Grande Bretagne.

Ce qui est curieux, c'est qu'au moment où le pays vivait et bénéficiait des avantages de l'Union Européenne, il a rejeté par référendum le traité de Lisbonne et qu'au moment où, par contre, sa situation économique et financière est devenue infiniment plus délicate, on va lui demander de voter à nouveau pour le mini traité cette fois! Si la réponse du peuple devient cette fois positive, on ne pourra que gloser sur la versatilité des opinions,des peuples et des hommes politiques qui forgent ces opinions dans le système démocratique.

Si je vous en parle, outre l'importance pour l'Union,dans un sens ou dans l'autre, du vote irlandais à venir, c'est parce que Dublin a du adopter une politique d'austérité pour survivre à cette crise extraordinairement brutale chez eux et que leur premier ministre est venu en vanter les mérites chez nous récemment, à l'attention des banquiers français chez lesquels ils veulent " placer de la dette d'Etat" et accessoirement de notre Ministre des Finances, Christine Lagarde.

L'Irlande, face à la crise financière, s'est vu forcée de prendre des mesures d'urgence en nationalisant brutalement au tout début de la crise l'Anglo Irish Bank ce qui a provoqué la critique de ses partenaires européens non prévenus alors qu'avec le recul c'était l'Irlande qui avait pris d'entrée de jeu la bonne décision.Elle a crée également comme va le faire l'Allemagne, une "Bad Bank", c'est à dire une structure de défaisance comme la France l'avait fait du temps de la déconfiture du Crédit Lyonnais, pour libérer son système bancaire de ses mauvaises créances pour, excusez du peu, 90 milliards d'euros d'acifs toxiques.

L'inconvénient de ces mesures pourtant indispensables, c'est qu'elle transfère à l'Etat,- qui se fait payer néanmoins d'une manière ou d'une autre par le système bancaire-,la charge de devoir ce débarrasser de ces actifs et d'emprunter à son nom et à celui de ses habitants pour en compenser la perte.La notation par les agences de notation de la qualité d'emprunteur de l'Etat Irlandais a été dégradée ce qui a eu pour conséquence qu'il est devenu plus difficile de "vendre de l'Emprunt d'Etat irlandais" à des investisseurs st surtout que cela se fait à un taux d'intérêt plus élévé que celui proposé par d'autres pays plus solides financièrement comme l'Allemagne, grande réference vertueuse de l'Union Européenne.

Que peut on donner comme gage de sa capacité à rembourser sa dette à des investisseurs auprès desquels on cherche de l'argent? D'après l'Irlande et son premier Ministre, Brian Lenihan, de l'austérité ! Pour que les investisseurs acceptent de vous preter de l'argent, même à un taux elevé, il faut qui vous lui donniez la preuve de la capacité à rembourser du pays c'est à dire de monter que vos budgets futurs et votre politique budgétaire permettra de rembourser sans peine les emprunts que vous effectuez.

Face à cette exigence, l'Irlande a adopté le mois dernier un budget de rigueur dont la mesure la plus emblématique a été la baisse autoritaire des salaires des fonctionnaires de 6pct!! Pour ceux du privé, ce n'est pas l'Etat qui en décide mais c'est le marché qui l'a déjà imposé.L'Irlande a ainsi réussi d'ores et déjà à placer la moitié des 25 milliards d'euros d'emprunts qu'elle va émettre en 2009 et l'écart des taux avec les emprunts allemands concurrents à diminué;

Si je vous en parle c'est parce que, après avoir sauvé le système bancaire en reprenant ses actifs toxiques, les Etats sont désormais à la recherche sur le marché d'investisseurs qui soient à même de leur fournir l'argent dont ils ont tous besoin. Et le tout en concurrence avec les autres pays qui sont dans la même recherche, chacun avec ses armes pour séduire l'investisseur. C'est la face cachée et la conséquence ultime de cette crise dont le contribuable allemand, irlandais ou français ne se rend pas forcément compte mais qui va dicter la politique budgétaire de nos états pour de nombreuses années et qui risque de se traduire inévitablement à terme par des augmentations d'impots et des baisses de niveau de vie.

L'Irlande devrait avoir un déficit budgétaire par rapport à son Produit Intérieur Brut de l'ordre de 12 pct en 2009 soit le double en gros de celui auquel la France risque d'arriver en fin de compte. Par contre sa dette est de l'ordre de 61pct de son PIB soit meilleur que celle de la France.Et surtout elle a mis en place les efforts d'austérité pour restaurer une crédibilié financière mla en point;

Ca ne veut pas dire qu'il faudrait en arriver à des mesures drastiques comme celles de l'Irlande sur les salaires, mais à tout le moins qu'il faudrait essayer d'aller plus loin dans nos efforts de réduction de notre déficit budgétaire par tous les moyens, réduction d'effectifs et baisse de niveau de vie de nos instances. Ce que notre Président, pour des raisons qui le regardent, n'a jamais eu le courage de faire. Et ce que nos parlementaires et nos instances administratives n'ont jamais su faire. Sinon ce sera le marché financier qui le fera à notre place et au détriment de l'investissement productif       

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19 mai 2009

Scandale des notes de Frais des parlementaires anglais.Et en France?

Le Daily Mail publie actuellement en Angleterre tous les jours des notes de frais de parlementaires anglais qu'il a pu se procurer et qui montre, hélas, qu'au delà des belles paroles, dès que vous laissez à une population de personnes la possibilité de tricher sans risque , elle ne s'en prive pas car comme on vous le dit dans certaines publicités " elles le valent bien" !

La question que cela pose, c'est comment était fait le controle de ces notes de frais. Il y avait visiblement une règle que ces députés ont outrepassé sans vergogne mais avec un signataire pour contresigner ces notes de frais. Dans toutes les sociétés privés du monde dont les personnels sont soumis au même tentations, il y a un signataire, le supérieur hiérarchique, qui contresigne la dite note de frais et en prend donc également la responsabilité, il y a un département comptabilité qui est chargé de les payer mais qui peut également exprimer un avis sur des irrégularités éventuelles et il y a des auditeurs qui, au hasard ou plus systématiquement, vérifient certaines d'entre elles. Est ce à dire qu'il n'y avait pas en Angleterre de controle de ce type ou que c'etait la secrétaire du dit député qui contresignait la note, je ne sais. En tous cas se fier à la nature humaine pour respecter une règle sans controle ni sanction est de l''extrème angélisme.

Les députés angalis touchent le même salaire à peu prêt qu'en France soit 7000 Euros/mois. Ils depensaient en moyenne le double de cette somme en note de frais. Ce sont donc des sommes considérables par le standard de l'anglais (et du français) moyen qui était ainsi remboursées sans controle, effectif du moins. il est évident qu'en période de crise comme celle que nous vivons, ce genre d'abus est susceptible de susciter un phénomène de rejet de la démocratie au même titre que les excés de certains patrons en France en bonus et stock options ont suscité un certain rejet du capitalisme.Notre monde est déjà bien malade des excès du capitalisme et du manque de controle des pouvoirs publics sans que l'ion y rajoute uen couche de défiance envers la démocratie elle même !

Nul doute que cela va avoir pour conséquence de revoir les droits et procédures de controles de ces remboursements de frais dans le système parlementaire anglais et ce sera tant mieux.

Nous sommes dans un monde de communication et ce scandale va sans nul doute susciter des interrogations équivalentes dans d'autres pays dont la France. Nous avons désormais un grand professionnel en la personne de Monsieur Thierry Saussez, responsable de la communication gouvernementale. Je ne saurais trop lui recommander de communiquer rapidement sur le système de note de frais et de controle de ces notes en France si on veut éviter que le soupçon et la calomnie éventuelle ne se lève sur les pratiques de nos parlementaires à nous.

A moins que le Parlement, qui pourrait se sentir viser par ce genre de révélation, ne le fasse de lui même.

A suivre sans nul doute.

NB Au fait, j'oubliais la presse dont c'est aussi le rôle comme le Daily mail vient de le prouver   

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18 mai 2009

Un Grand Bravo pour EDF...pour l'instant

Monsieur Gadonneix, PDG d'EDF termine son mandat de président et ses grands travaux pour positionner EDF comme le premier électricien mondial.

Pour mémoire, sa réussite dans des conditions difficiles pour "se placer" aux Etats Unis comme spécialiste du nucléaire en profitant de la crise financière pour racheter à son partenaire électricien là bas,pas très franc du collier, Constellation, ses centrales nucléaires à ce que l'on peut estimer un prix raisonnable.Pour memoire également son positionnement en Chine en appoint ou en complément à Areva pour y demarrer en temps voulu l'exploitation de centrales nucléaires.

Cette fois, c'est de sa place en Europe dont il s'agissait, une tache de longue haleine qui est au coeur de la statégie d'EDF pour y rester ou devenir le premier électricien du vieux continent.canalblog285Une histoire qui a commencé par la prise de controle( à 46pct seulement) du troisième electricien allemand EnBW et la prise de participation dans le suisse Atel, 1er électricien sur son marché. Une histoire qui a continué par la prise de controle rocambolesque du second électricien italien Edison dont vous avez pu suivre les péripéties sur ce blog. C'est fait mais ca a du couté cher tout de même!

Plus récemment, le front de la bataille s'est déplacé vers la Grande Bretagne où EDF à fini par prendre le controle de son homologue historique British Energy, premier électricien et propriétaire du parc de centrales nucléaires britannique. Un parc vieillissant et de ce fait moyennement performant mais avec les terrains et permis de construire dont l'obtention est devenu l'obstacle majeur à l'installation de nouvelles centrales. Seul problème le cout en a été assez élevé,15 milliards d'euros, l'appel d'offre ayant été fait avant la crise financière.

EDF avait prévu d'essayer de partager cette participation majoritaire dans British Energy avec d'autres acteurs de l'électricité interessés, dont Centrica, le GDFSuez britannique constitué à partir de l'ex British gas.Il vient d'y parvenir après de longues négociations, Centrica voulant profiter de la forte baisse des valorisations des entreprises depuis la crise. Il en coutera donc à EDF 6 pct de dépréciation par rapport au prix d'achat de British Energy par EDF pour les 20pct du capital que Centrica lui rachète.

Encore Centrica ne payera t il que partiellement en cash, le reste étant constitué par la cession de SPE, 2ème producteur et distributeuir de gaz et électricité en Belgique qui avait précédemment échappé à EDF lors de sa vente par Suez/Electrabel à la demande des pouvoirs publics belges, inquiets de voir la main mise totale des " français" sur le secteur énergétique belge. Pas de chance pour eux, il va leur falloir finalement vivre avec deux opérateurs français( controlés par l'Etat français) en situation de duopole en Belgique.

Par contre pour EDF, je pense que ce retour aux commandes de SPE est vu comme un élement très positif, le territoire belge étant un point de passage obligé des transferts et échanges d'électricité entre les différents acteurs et les différentes zones de demande européennes.

Toiut ceci est extrèmement positif pour le positionnement géographique d'EDF dans l'Union Européenne.Il lui manque une présence en Espagne que l'Enel a réussi par contre à s'offrir au depens de E.ON en rachetant Endesa. EDF a bien essayé d'y acquérir une position mais il a buté sur le patriotisme économique  et l'intransigeance d'Iberdrola en particulier.

Reste que tous ces achats constituent des charges financières lourdes, d'autant plus qu'au delà des achats eux même se profilent les engagements d'investissements en centrales nucléaires EPR un peu partout, à 4 milliards d'euros la bête.Il va donc falloir trouver de l'argent en vendant des actifs, empruntant ou en demandant à l'Etat qui en est toujours maître d'augmenter les tarifs. Ironiquement alors que les pouvoirs publics et EDF eux même se sont battus bec et ongle pour maintenir la haute main sur le réseau de distribution sous le pretexte qu'il était essentiel au maintien harmonieux des flux de distribution d'électricité, c'est ce réseau de distribution haute et moyenne tension, RTE, qui est cité le plus souvent comme le premier actif à vendre!

Un Grand Bravo à EDF et à Monsieur Gadonneix lui même pour ce formidable meccano industriel.Il reste maintenant à confirmer sa viabilité sur le plan financier et à s'assurer qu'EDF n'a pas eu, comme cela semble une mode en ce moment, les yeux plus gros que le ventre !!   

Posté par CaDerange à 12:16 - Les Brèves et les Bravos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2009

Areva: Alors, l'etat recapitalise ou en vend un morceau?

J’avais eu l’occasion dans ce blog de faire une série d’articles sur les différents métiers d’Aréva, son devenir dans un monde de plus en plus intéressé au Nucléaire et ….ses problèmes de financement. Car pour se développer comme la société et ses activités le méritent, il faut investir très lourdement. Des besoins que son PDG Anne Lauvergeon avait estimé à 3 milliards d’euros minimum mais que son actionnaire,l’Etat, est bien incapable de lui offrir, totalement coincé qu’il est entre son endettement colossal, résultat de 25 ans d’incurie de nos hommes politiques et les besoins nouveaux de relance de l’économie liés à la crise.

Dans ma revue des activités multiples de la société, je vous avais signalé qu’il y en avait une que j’estimais ne pas faire partie du coeur de business d’Areva, la distribution électrique, T&D dans la dénomination Areva, une activité rachetée à bon prix à Alstom au moment des graves difficultés financières de cette dernière société.

Ca n’a pas manqué, quand il s’est agit de « cracher au bassinet » pour recapitaliser Areva, notre état impécunieux s’est souvenu de cette pépite cachée et a demandé fermement à Areva d’en étudier la cession pour diminuer l’effort financier qu’il aurait à faire. Forcement, celui qui avait initié cette session/reprise est le même que celui qui est  la tête de l’Etat. Forcement également, celui qui est intéressé à la reprendre aujourd’hui est le même que celui qui lavait cédé il y a quelques années et que son nouveau PDG, Patrick Kron, a superbement redressé depuis, Alstom !

Simplement ça ne se fera pas au même prix car Anne Lauvergeon, en parfaite hyperactive des affaires, l’a fortement développé depuis. A preuve, l’inauguration récente de nouveaux sites de production en Inde pour bénéficier de la demande croissante en matériel de transmission et distribution électrique dans ce pays émergent. Pas moins de 8 sites de fabrication à la fois et un produit stratégique, les GIS, sous station électrique sous atmosphère gazeuse, bien adaptées à l’urbanisation croissante par sa petite taille(10 à 20 fois plus petite qu’une station classique).Une filiale qui emploie 4600 personnes.

Autre activité dans laquelle Aréva poursuit son développement à marche forcée, celui de la production de minerai d’uranium, à l’extrême opposé de la distribution d’électricité, avec la pose de la première pierre de la nouvelle mine d’Imouraren, au Niger, qui doit devenir le deuxième plus grand centre de production au monde de minerai d’Uranium dès 2012.Une inauguration qui a aussi un aspect positif du point de vue politique puisqu’à cette occasion, le Président Nigérien a invité les chefs des tribus rebelles touareg et que l’on peut en espérer uen stabilisation de la zone.

La mine elle-même avait été découverte par le CEA il y a 40 ans mais n’avait jamais été mise en exploitation du fait de la faible demande, des prix déprimés et de son éloignement. Le retour du nucléaire aura au moins permis de donner une nouvelle impulsion économique à un pays peu gâté par la nature et dont les activités minières actuelles représentent 5pct de son Produit National Brut. Le contrat d’exploitation enlevé par Aréva l’a été face à une forte concurrence en particulier des chinois et ses revenus iront pour 64 pct à l’Etat Nigérien.

La mise en production d’Imouraren en 2012 devrait faire passer celle d’Areva dans le pays de 300 à 5000 Tonnes et conforter sa place de troisième producteur mondial alors que les besoins mondiaux d’Uranium devraient passer des 62 000 tonnes actuelles à 90 000 tonnes en 2020.

Un Grand Bravo à Anne Lauvergeon pour ces superbes  réalisations. Il reste à attendre les décisions gouvernementales sur l’accompagnement financier que l’Etat pourra lui accorder ...

NB:Coté EPR et Finlande par contre ca ne s'arrange pas vraiment. Un problème de soudure pârait il. C'est ce qu'on appelle essuyer les platres

Posté par CaDerange à 07:22 - Energie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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