CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

09 mai 2009

Porsche: une autre grenouille qui voulait manger le boeuf?

Je vous avais parlé içi même de l'attaque très astucieuse de Porsche sur le premier constructeur allemand et européen, Volkswagen, rendu possible par les failles de la legislation allemande. L'affaire était quasiment bouclée jusqu'à ce que...la crise arrive et avec la crise, la difficulté à se procurer de l'argent sur le marché pour tenir ses engagements.Belle bataille boursière sur fond de rivalité familiale entre la famille Porsche( de chez Porsche) et la famille Piech( de chez Volkswagen mais cousin quand même des Porsche).

Porsche avait néanmoins réussi à prendre la majorité chez Volkswagen avec 51 pct du capital acquis pour 23 milliards d'euros et souhaitait même monter au capital jusqu'à 75 pct( Pourquoi? mystère).Helas le boeuf Volkswagen s'est révélé trop lourd à diriger pour la grenouille Porsche au point qu'il s'est envisagé un temps, sous la conduite de la famille Piech, une prise de controle inversée de Volkswagen sur Porsche.L'affaire se termina par un armistice entre familles, la famille Porsche gardant le controle chèrement acquis du groupe et les deux groupes fusionnant en fin de compte.

Cet accord de direction ne resolvait pas pour autant la necessité de trouver de l'argent frais pour renflouer les finances de Porsche. Ce sont les familles actionnaires qui vont devoir remettre au pot avec l'aide de quelques familles du Golfe, pour procéder à ce renflouement.

Décidement cette crise est bien cruelle....

NB Dans la serie des grenouilles aux yeux plus gros que le ventre, signalons Mme Schaeffler, du groupe du même nom, qui, avant la crise, avait décidé de s'offrir Continental, 3 à 4 fois plus gros qu'elle même. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on parle la aussi d'une fusion avec Continental prenant le controle des activités de Shaeffler.   

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08 mai 2009

Fiat:La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf?

L'écroulement des Bourses mondiales et donc de la valorisation de nombre de grandes sociétés a crée par contre des "opportunités" comme l'on dit pour les sociétés en bonne santé. Malheureusement il y en a peu. Parmi ces oiseaux rares se trouve le constructeur automobile italien Fiat, autrefois( il y a seulement 2 ou 3 ans) l'homme malade de l'automobile européenne, ragaillardie depuis par la direction de Sergio Marchionne et surtout par de nouveaux modèles attractifs pour la clientèle,dont la Fiat 500.

Fiat  vient d'annoncer par la voix du Président Obama, excusez du peu, son mariage avec l'américain Chrysler en déconfiture.Il devra racheter 20pct de son capital lorsque celui ci sera sorti de la procédure de faillite qu'il vient d'engager avant de passer à terme jusqu'à 51 pct de son capital vers 2013/2016. Une bonne affaire pour Fiat car, contrairement à l'allemand Daimler Benz qui avait échoué à relancé Chrysler et à le rendre rentable malgré des injections d'hommes et de capîtaux considérables, le Chrysler que récupèrera Fiat au terme d'une procédure de faillite accélérée, aura été  "allégé" d'une bonne partie de ses dettes, de huit de ses usines et nanti d'un cout du travail compétitif grace à un accord à la baisse avec le syndicat UAW.

C'est le gouvernement américain qui a conditionné son accord et son aide à cette baisse de rémunération et retraite des salariés qu'il jugeait comme la cause principale de la déconfiture des constructeurs américains face aux nouveaux arrivants japonais ou européens aux Etats Unis. Imaginez la même demande en France et vous comprendrez que nous sommes sur deux planètes différentes!

Cerise sur la gateau, Fiat ne sortira aucun argent en cash, ses 20pct du capital du Chrysler Light étant apporté sous la forme de cessions gratuites de licences couvrant le savoir faire du constructeur italien transféré(?) à l'américain.Seule vrai difficulté, le passage obligé par la case faillite devrait faire très mal sur le plan des ventes de véhicules qui sont déjà en recul de pas loin de 50pct.

En même temps que Sergio Marchionne négociait cette reprise de Chrysler aux Etats Unis, le sort de la filiale européenne de la GM, Opel,elle aussi en grandes difficultés du fait du lachage de sa maison mêre, était en train de se jouer en Allemagne.Et surprise, Zorro Marchionne était également de la fête !

Il souhaite reprendre également le constructeur allemand pour atteindre la barre des 6 millions de véhicules produits par an qu'il estime devoir être la taille critique minimale pour survivre à l'avenir dans la production et la vente d'automobiles.Il y a une certaine logique à une fusion éventuelle avec Opel puisque, dans le cadre d'un accord de coopération antérieur avec la GM qui devait alors prendre à terme le controle de Fiat, Opel et Fiat avaient développé ensemble la gamme de moteurs diesels récente des deux marques.Beau retournement de situation en faveur de Fiat en quelques années.

Les choses sont bien moins avancées et plus compliquées que dans le cas de Chrysler du fait de la période préélectorale en Allemagne en ce moment, de la,présence des deux constructeurs sur les mêmes marchés et de l'inévitable fermeture à prévoir d'usines en double.Mais il y a un sens réel à une telle alliance si, comme le pense Sergio Marchionne, il faudra produre de 5 à 6 millions de véhicules /an pour survivre dans l'automobile

Reste que réussir à relancer et à rendre rentable Chrysler ne sera déjà pas facile.Rajouter la dessus la prise de controle d'Opel et la aussi la mise en place de coopérations de différents types, moteur ou modèles nouveaux, et la fermeture de certaines usines rend la chose infiniment problématique. Peut être Sergio  Marchionne a t il eu les yeux plus gros que le ventre? En tous cas il aura eu l'énorme mérite de tenter le coup.

On lui souhaite en tous cas Bonne Chance dans cette tentative audacieuse, même si on y crois pas trop...

NB La décennie précédente a avait été celle de Renault, de Nissan et celle  du tandem Schweizer/Ghosn .Celle ci risque d'être celle de Fiat et de Sergio Marchionne. A quand celle de Peugeot/Citroën avec peut être..Mitsubishi?

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07 mai 2009

Obama a des idées originales pour....réduire le déficit de l'Etat

Notre Président aurait, parait il,dit que Barack Obama manquait d'expérience, sans doute contrairement à lui même. Il a apparemment compris néanmoins très vite que l'accumulation des déficits budgétaires, qui est une tendance lourde dans le monde par les temps qui courent pour soutenir l'économie, n'est pas soutenable à terme et que donc il fallait revoir les politiques publiques.

Le projet de budget américain qui est en passe d'être approuvé est déficitaire de 378 milliards d'euros ce qui, ajusté à nos populations respectives( 60 millions contre 320 Millions d'habitants en très gros) est inférieur au 100 milliards prévisibles pour le Budget de la France.Il a donc fait appel..; aux fonctionnaires eux mêmes pour proposer leurs idées pour réduire ce déficit car, dit il, "les meilleures idées émanent souvent des travailleurs pas seulement de l'encadrement". Objectif trouver 100 millions de dollars( 75 millions d'Euros d'économies) ce qui n'est pas extaordinaire en soi puisque, vous avez noté, on parle içi de millions alors que pour les déficits on parle de milliards. Il faut, a  t il dit, supprimé ce qui ne marche pas.

Une approche semblable à notre politique de Revue Générale des Politiques Publiques, RGPP, qui date déjà du prédécesseur de Nicolas Sarkozy Dominique de Villepin et d'un autre concurrent et pas vraiment ami de notre Président, Jean François Copé. A ceci près qu'il s'agissait dans le cas des RGPP d'une approche dite " Top Down", d'en haut vers le bas, dans laquelle on n'avait pas demandé aux fonctionnaires leurs idées sur les dépenses à réduire. Sans doute leur hiérarchie n'avait elle pas confiance dans leur inventivité dans ce domaine.

En tous cas, cette politique RGPP qui a pris deux ans pour se définir et commencer à recevoir un début d'application pour cause de "résistance au changement" dans les troupes, n'a pas donné pour l'instant les résultats escomptés puisque malheureusement le déficit continue d'augmenter considérablement. Une situation que les circonstances nous imposent et que je soutiens personnellement à l'heure actuelle, tellement les effets de la crise sont dévastateurs.

Ce n'est pas pour autant que les économies doivent être oubliés ou reléguées au second plan, au contraire dirais je, la montée des déficits imposent de devenir encore plus proactifs si on ne veut pas plomber les prix de revient de ce qui restera de notre industrie quand la crise sera passée.

Transmis donc à Notre président au cas où il rechercherait une méthode nouvelle, en complement à la RGPP,pour dynamiser la recherche des économies. Aprés tout, on a parfois de bonnes surprises quand on utilisent les acteurs à contre emploi.... 

Posté par CaDerange à 07:56 - Monde - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2009

Durée de vie des centrales nucléaires: Vers l'extension à 60 ans?

Nos centrales nucléaires sont comme tout, elles vieillissent d'un an supplémentaires tout les ans.canalblog28219 d'entre elles ont entre 25 et trente ans d'age, la durée de vie pour laquelle elles ont en principe été concues.

Une durée de vie établie à l'origine alors qu'il n'existait dans le monde que peu d'informations techniques sur leur vieillissement et leur durée de vie ultime. Elle fut donc sans aucun doute fixée à l'épôque de manière conservatrice.Maintenant que nous approchons pour certaines d'entre elles de l'échéance des trente ans, la question va se poser d'une prolongation éventuelle de cette durée de vie.

Mais, pour revenir sur un élément aussi critique sur le plan de la sécurité, il est impératif de rassembler toutes les informations disponibles dans le monde sur le parc de centrales existant sur la manière dont elles ont vieillies, sur les éléments plus particulièrement affectés par ce vieillissement et donc critiques et sur les possibilités de les réparer,les renforcer ou les remplacer. C'est le rôle de l'Autorité de Sureté Nucléaire de le faire et d'établir les standards de fonctionnement des différents élements des centrales.Elle vient justement de rendre son rapport annuel au Parlement en se plaignant qu'EDF  et son Président, Monsieur Gadonneix,ait fait en Décembre des annonces non justifiées à son sens sur ce sujet alors qu'elle ferait mieux d'en documenter techniquement les possibilités

La première étape qui va se dérouler cette année consiste pour l'ASN à faire les visites décennales des centrales les plus vieilles et en particulier de celles du Tricastin et de Fessenheim pour décider de la possibilté d'etendre leur durée de vie de 30 à 40 ans et définir dans quelles conditions de remplacement d'élements, une telle extension pourrait être acceptée par l'ASN. Une année critique car si par extraordinaire, l'ASN décidait de ne pas étendre cette durée de vie à Quarante ans, ce serait tout le plan d'exploitation d'EDF qui serait à revoir. En clair EDF n'aurait plus la possibilité de satisfaire la demande avec un parc de centrales qui serait amputé tous les ans d'une ou deux unités!

EDF a  t elle un "plan B" au cas où l'ASN en décidait ainsi? A ma connaissance non, à part de procéder alors, vers 2025/2030, à des importations massives d'électricité en provenance du reste de l'Europe et à condition qu'il y ait de tels excédents disponibles. Alors que la demande ne cesse de croitre, que la France était un pays traditionnellement exportateur d'électricité et que les exigences environnementales( TGV,voitures électriques etc) poussent à l'accroissement de la demande, cela semble totalement exclu. A 10 ans de délai de construction pour une centrale nucléaire, il est trop tard déjà pour réagir. Quant à combler l'écart production/demande avec les centrales conventionnelles à gaz plus rapidement constructibles, elles se traduiraient par une augmentation considérables de nos émissions de CO2.

C'est dire que l'ASN a peu de marge de manoeuvre. Heureusement les éléments techniques disponibles dans le monde montrent que pâsser de 30 à 40 ans de durée de vie est possible sans grand risque. Le débat va surtout porter sur les élements à renforcer ou remplacer, sur les procédures de suivi à mettre en place  etc et donc sur le montant de la facture pour EDF.

En fait l'extension de la durée de vie à 40 ans est déjà quasi acquise à la réserve ci dessus près. On discute plutôt dans le monde de l'extension de cette durée de vie à.... 60ans.Un prolongement de durée de vie que le régulateur américain, la NRC a déjà accepté dans certains cas.Une extension de vie de 40 à 60 ans est estimé par EDF couter 400 millions d'euros par réacteur soit dix fois moins qu'un réacteur EPR neuf. Par contre s'il fallait remplacer des gros équipements et en particulier la cuve, on atteindrait rapidement la limité économique à partir de laquelle il vaudrait mieux procéder à une installation nouvelle.Tout dépendra donc de la résistance des cuves et de l'état de leurs revètements

C'est cette décision cruciale sur l'avenir de l'industrie nucléaire qui découlera de la serie d'inspection décennales qui vont se dérouler tous les ans à partir de maintenant.A suivre avec intérêt   

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05 mai 2009

Spécialistes en finances: Non, Maddoff n'a pas suivi les cours de Paris Dauphine!!

Vous savez peut être, en particulier si vous lisez ce blog régulièrement,que la France et nos Universités sont mondialement reconnues pour leur experience en mathématiques et pour certaines formation spécialisées en mathématiques financières.

C'est le cas en particulier d'un master célèbre en finances de l'Université Paris Dauphine dont les banques et organismes de placements financiers se sont arrachés les lauréats à prix d'or, en particulier dans les banques américaines. En d'autres termes, quand nous accusons les américains d'avoir créé la crise financière à grand coup de subprime et de produits dérivés, nous nous fermons les yeux volontairement sur le fait que c'est une Université d'Etat qui leur a fourni pour cela son enseignement et ses meilleurs étudiants !!!

Paris Dauphine vient donc de décider de suspendre pour un an son fameux master 203 sur la base d'une absence de débouchés prévisibles pour 2009 et 2010, en particulier dans les métiers du trading. Au delà,pour l'année 2010/2011, c'est un cours révisé qui sera proposé aux nouveaux étudiants " de façon à répondre aux nouvelles tendances du marché financier".

Une manière déguisée de reconnaitre les défauts de cet enseignement....

Peut être va t on s'apercevoir un jour que Monsieur Maddof à suivi les cours du master finances 203 de Paris Dauphine!

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04 mai 2009

Thon Rouge: Et oui,la France tolère la surpèche!

La biodiversité, la défense des espèces menacées, en France on en parle. En particulier à l'occasion des grandes messes médiatiques comme le Grenelle de l'environnement. Dans l'action et dans les faits, nous sommes un peu moins bon comme le prouve l'inscription de la France sur la liste noire de la pèche illégale!

Le contentieux en cause? L'incapacité de la France à faire respecter les quotas de pêche au thon rouge en méditerranée cette année comme les autres d'ailleurs. Au point que Bruxelles en juin avait décidé de fermer la pêche au thon rouge pour les bateaux français huit jours avant la date de fermeture pour les bateaux des autres nationalités tellement les décalrations de prises des thoniers français apparaissaient indécemment faibles !

Il faut savoir que les quotas de pèche au thon sont fixés par L'Union Européenne à 22 000 Tonnes alors que les prises sont estimées à ...60 000Tonnes!

C'est l'administration américaine qui a décidé de mettre la France sur la liste noire dans laquelle nous cotoyons la Lybie, la Chine, le Panama, la Tunisie et l'Italie. A la suite d'un rapport de la NOAA,autorité américaine sur les océans et l'atmosphère, qui pointait l'utilisation par les pecheurs français de filets dérivants,-interdits car dangereux pour les dauphins-, ou encore la pèche en dehors des périodes règlementaires en 2007 et 2008. ou l'utilisation d'avions pour repérer les bancs de poissons. Ne nous leurrons pas néanmoins, les autres le font aussi. Soit il sont plus discrets, soit pécheurs de petits pays, ils sont moins en vue que ceux de la France, eternelle donneuse de leçons.

Rien de grave néammoins pour l'instant car il n"y a pas de sanction non plus même s'il y a des menaces de sanction économique dans le pipe si nous n'améliorons pas nos controles.Pour cela il faudrait plus de moyen dit le ministère de l'Agriculture et de la Pêche. A défaut de controle en mer, on vient d'ouvrir une enquète à Montpellier( le flotte de thoniers est basée à Sète) pour soupçon de fausse déclaration.

A suivre mais ce n'est pas brillant. N'est ce pas Messieurs Barnier et Borloo?

Posté par CaDerange à 07:21 - Environnement - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2009

Inégalités mesurées et inégalités ressenties.

Chacun sait qu'il peut y avoir des différences considérables entre la manière dont les individus percoivent et ressentent un phénomène qu'ils observent ou qui s'impose à eux et la réalité vrai de ce même phénomène telle qu'elle peut être mesurée, analysée ou décrite. C'est le problème bien connu en justice du manque de fiabilité des témoignages.

La raison est que le ressenti intègre, au délà de la simple mesure d'un phénomène, des stimuli de toutes sortes qui rendent ce phénomène plus ou moins important pour l'observateur et en modifie l'appréhension. Son humeur personnelle du moment par exemple, l'air du temps qui oriente le jugement dans tel ou tel sens, l'impossibilité de mesurer soi même l'ampleur du phénomène, sa confiance personnelle dans tel ou tel commentateur, média ou parti politique qui a déjà exprimé son propre jugement sur le phénomène.

Il est par exemple communément admis que le passage à l'Euro s'est traduit par une forte hausse des prix de détail alors que sa mesure par des méthodes scientifiques et des instituts spécialisés n'a pas détecté de hausse significativement différente de ce qu'elle aurait été dans la même période si on avait gardé le Franc.

Autre conviction profondement ancrée dans l'esprit des français, celle que nous sommes un pays effroyablement inégalitaire avec des inégalités  de revenus en particulier que l'on pense supérieures à celle observées dans d'autres pays et en plus  en augmentation croissante.

Ce n'est pourtant pas ce que dit un rapport de l'OCDE intitulé Croissance et inégalités,d'Octobre 2008, qui s'est justement livré à cette analyse pour les 30 pays de sa juridiction dont la France, l'Allemagne, la Grande Bretagne mais aussi l'Australie la Grèce ou le Mexique.D'après ce rapport, la France est le pays où les inégalités ont le plus baissé en vingt ans !!

On peut les mesurer par exemple par le rapport des revenus entre les 10 pct des français les plus riches(On appelle cela le décile des 10pct les plus riches) et ceux des 10pct des français les moins riches. Ce rapport, que l'on appelle "Coéfficient de Gini" est de 1 à 6 en France entre les déciles des plus riches et des plus pauvres alors qu'il est de 16 aux Etats Unis, de 10 au Japon, en Grande Bretagne, en Espagne ou au Canada.  Un écart de salaire confirmé par l'Insee à 6.6 dans ses propres calculs et études.

L'évolution de ce coefficient dans le temps montre également qu'il s'est amélioré depuis 25 ans et que la France est sans conteste le pays dans lequel l'écart des salaires entre "plus riches" et "plus pauvres" est devenu le plus faible !!

La conclusion du rapport est que la France est le pays où la croissance a le plus profité aux "pauvres",en particulier par la politique de redistribution active de notre pays

Autre indicateur qui permet de suivre l'évolution socio économique du pays de manière scientifique, le "taux de pauvreté" qui est la proportion de personnes vivant avec moins de la moitié du salaire médian. Il est passé en France en 25ans de plus de 8pct à 7pct, une diminution considérable pour un tel indicateur.

Pourquoi alors le ressenti des écarts de salaires entre riches et pauvre en France est il si différent de cette réalité physique mesurée?Les rédacteurs du rapport et d'autres sociologues avancent différentes causes. "L'effet Gala" tout d'abord qui est la mise en avant par certains sociologues et médias des différences entre les 1pct ( le centile) les plus riches et les 1 pct les plus pauvres qui est infiniment plus élevé que celles entre les déciles correspondants.

Ensuite des comportements spécifiquement français comme ce que le sociologue Julien Damon appelle le "lamento compassionnel collectif " cette manière de toujours se plaindre et se faire plaindre qui, d'après lui, serait typiquement française ou cette culture de défiance sociale, particulièrement évidente en ce moment de crise.

Posté par CaDerange à 07:25 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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