Il est curieux que nos médias et nos hommes politiques contemplent depuis des années la montée de la délinquance des mineurs comme celle de la baisse dramatique du niveau scolaire sans jamais s'intéresser une seule seconde aux premiers responsables de l'éducation des nouvelles générations, leurs parents!

Comme s'il n'y avait qu'un seul "éducateur" dans ce processus, à savoir l'Education Nationale. Une Education Nationale que l'on charge de ce fait de toutes sortes de taches nouvelles à but social alors qu'elle ne trouve même pas les moyens de s'acquitter de ses taches prioritaires, à savoir apprendre à lire, à écrire et à compter aux jeunes enfants.

Un ministre de l'Education Nationale, Gilles de Robien avait essayé d'inscrire dans le marbre cette ambition retrouvée. La faible durée de vie de nos Ministres dans ce secteur ne lui en a pas laissé le temps.

C'est la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, connue pour ne pas garder sa langue dans sa poche, qui vient de remettre sur le tapis ce débat. Elle a ainsi affirmé que les enfants de 13 ans n'avaient rien à faire dans les rues.

Non plus que les enfants mineurs n'ont rien à faire dans les caillassages de force de police, les incendies de voitures, les gardes payées pour les dealers, les petits vols et trafics ou dans les incivilités multiples qui peu à peu ont rendu le métier d'enseignant invivable.Sans compter que passé treize ans, ces charmants bambins ne rentrent pas subitement dans la norme. Au contraire ils continuent dans le droit fil de l'absence d'éducation que leurs parents leur ont donné.

Ceci dit, Madame Morano, que fait on maintenant? Il  est facile de signaler dans les médias telle ou telle carence du fonctionnement de notre société, il est infiniment plus difficile d'y remédier. On attendra avec intérêt vos suggestions pour rappeller aux parents leurs devoirs en tant qu'éducateur. Et pas necessairement, vous l'aurez deviné, par l'institution d'un couvre feux