• .Le gaz est considéré comme l’énergie de l’avenir, tout au moins pour les 50 ans à venir, du fait de ses réserves mondiales prouvées supérieures à celles de pétrole brut, de la moindre émission de CO2 que sa combustion ne génère et de la « propreté » de sa combustion par rapport au pétrole et surtout au charbon. Il a l’inconvénient par contre de nécessiter une logistique très lourde. Soit par l’intermédiaire de gazoducs long de milliers de kilomètres comme ceux reliant l’Asie Centrale à l’Europe(Nabucco) ou celui du Tchad à la mer via le Cameroun. Soit par l’intermédiaire de très couteuses usines de liquéfaction (à –

    160°C

    ) au plus près des zones de production, de bateaux méthaniers spécialisés, fort couteux également, pour le transporter une fois liquéfié et à l’arrivée, sur les lieux de consommation, d’usines de regazéifications et de capacités de stockage spécifiques (des sphères) avant de l’amener jusqu’au consommateur final par d’autres réseaux de distributions.

    Vous comprenez que dans ces conditions  il se soit développé moins vite que son grand frère liquide et que par contre il en reste davantage de réserves prouvées. La demande mondiale de GNL/LPG est ainsi prévue doubler d’ici à 2020 à 370 millions de tonnes/an !!

  • Total vient ainsi de démarrer sa première usine de liquéfaction de gaz naturel opérée en propre sur le golfe d’Aden au sud du Yémen. Elle sera alimentée par un gisement situé au centre du pays, à

    325 kilomètres

    de la côte et relié par gazoduc.AA_005

    C’est le plus gros investissement jamais réalisé au Yémen, un des pays les plus  pauvre du monde avec un PIB de 1000 dollars par habitant,  bien connu comme le réservoir de main d’oeuvre de son voisin, l’Arabie Saoudite. L’usine est prévue en deux phases (deux trains de liquéfaction en vocabulaire gazier) arriver à une capacité de 6,7 millions de tonnes de gaz liquéfié par an à destination des Etats-Unis, de la Corée et du Japon. C’est Technip qui a fourni l’ingénieurie, en association avec le japonais JGC,  l’américain KBR et le français Spie pour la pose du gazoduc lui-même.
    L’état yéménite devrait en récolter en droit et taxes diverses des revenus de l’ordre de 4 pct de son PIB actuel, ce qui devrait améliorer les moyens de ce pays de 24 millions d’habitants, encore très féodal.

  • Confirmation s’il en était besoin que la croissance de l’économie mondiale se fait et se fera au gaz et dans la zone pacifique, Shell, ExxonMobil et Chevron ont annoncé le lancement d’un projet à 37 milliards de dollars pour construire une autre usine de liquéfaction de gaz naturel en Australie sur l’île de Barrow. Elle est prévue produire 15 millions de tonnes de GPL/LPG à partir de 2014.

  • Seule question que soulève cette floraison d’annonce de nouvelles usines de production de produits énergétiques, comment les pays de cette zone et en particulier la Chine pensent il réussir à diminuer dans le même temps leurs émissions de CO2 ?